Une famille de 8 personnes squatte la maison d’une figure emblématique de la Résistance !

Une femme de 80 ans vit une situation extrêmement difficile depuis plusieurs jours maintenant. Déchirée entre l’obligation d’expulser les occupants et la nécessité de préserver son bien immobilier, elle se dit complètement « révulsée ».

En effet, une famille composée de 8 personnes squatte la maison d’une figure emblématique de la Résistance. Une occupation illégale que l’octogénaire a déjà subie au courant de l’année 2021.

Une maison historique…

Depuis le samedi 29 avril 2023, la maison située dans le quartier des Sept-Deniers à Toulouse (Haute-Garonne), où le résistant Jean Bégué avait été « arrêté, interrogé et torturé » pendant l’occupation, est une fois de plus squattée.

Très connue dans la région, où un rond-point à 300 mètres porte même son nom, la maison de Jean Bégué est considérée comme une maison historique par la famille qui la revendique.

Face à cette nouvelle occupation illégale, Monique, la fille du résistant décédé en 1982, qui s’efforce de préserver la mémoire de son père à travers cette maison, s’estime totalement « impuissante« .

Une famille de 8 personnes squatte la maison d’une figure emblématique de la Résistance !

Si la même maison avait été déjà squattée en 2021 par des délinquants, le profil des nouveaux occupants est visiblement bien différent. C’est une famille nombreuse qui tente désespérément de trouver de l’aide avant de trouver refuge dans la maison du résistant Jean Bégué.

« Nous sommes Macédoniens. Nous sommes en France depuis six ans », confessait ce couple avec six enfants à charge dont leur aîné a 16 ans et le plus jeune a 5 ans.

Plongée dans la difficulté, la famille a d’abord essayé de trouver une solution légale, mais cela n’a malheureusement pas abouti. « Ni le 115, ni la préfecture ne trouvent de solution parce que nous sommes nombreux », poursuivaient-ils.

« Nous n’avons pas d’autre solution. Si c’était le cas, nous laisserions la maison avec grand plaisir ».

Loin d’être insensible, Monique n’a pas d’autre choix que de les expulser de la maison familiale. « à 80 ans, c’est quelque chose de difficile à vivre. Mon père a été torturé ici, contre un arbre centenaire. Je me débats avec cette horde d’envahisseurs qui me narguent depuis les fenêtres. Ça me révulse d’être dépossédée de la sueur de mes ancêtres ».

Après concertation, Monique et les demandeurs d’asile macédoniens cherchaient tous deux le même objectif : « trouver une solution » rapidement.

Les deux parties ont donc décidé de se tourner vers la Préfecture dans l’espoir que cette dernière puisse reloger la famille et permettre à l’octogénaire de récupérer sa maison. Mais jusqu’à présent, la situation n’a pas évolué. Affaire à suivre…