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L’Uruguay monte en puissance, L’Espagne et le Portugal tenus en échec : la revue du mondial N°7

L’Uruguay monte en puissance, L’Espagne et le Portugal tenus en échec : la revue du mondial N°7

Hier se jouait la dernière journée des groupes A et B, décidant du même coup des premières 1/8ème de finales. Si l’Uruguay s’est montré solide contre la Russie, l’Espagne et le Portugal ont quant à eux été sérieusement taquinés par le Maroc et l’Iran. Résumé du lundi 25 juin.

La montée en puissance de l’Uruguay et la déception égyptienne

L’enjeu de cette dernière journée du Groupe A ne résidait que dans la rencontre entre l’Uruguay et la Russie. Avec à la clé la première place du groupe. L’Uruguay avait appréhendé ces deux premiers matchs avec un plan de jeu composé de lignes évoluant assez bas. Même contre la très modeste Arabie Saoudite, la Celeste n’a pas cherché à forcer son talent. Laissant le ballon à l’adversaire et se contentant des situations de contre qui se présentait à elle.

Contre une Russie particulièrement prolifique depuis le début de la compétition, les Uruguayens savaient que pour leur arracher la première place du groupe, il fallait jouer par plus d’audace tout en conservant l’équilibre en défense. La formation en 4-3-3 proposée par Tabarez avec Torreira à la relance, Bentancur à droite et Nandez en 10 pour alimenter le duo Suarez-Cavani donnait des garantis effectivement plus offensives. Ces choix se sont rapidement avérés judicieux. Torreira a été d’une efficacité redoutable, à la fois dans la récupération et dans la relance rapide. Le milieu défensif confirme le niveau affiché depuis deux saisons à la Sampdoria de Gênes. Bentancur, le juventino anciennement xeneize (surnom donné aux joueurs du Boca Junior) montre quant à lui ses progrès. Percutant et précis dans ses passes, il a donné toutes les peines du monde à la défense russe, souvent désorganisée.

Côté russe, passer d’adversaires particulièrement médiocres à l’Uruguay a été compliqué. Au regard de ces deux prestations précédentes, l’équipe qui évoluait pourtant à domicile semblait en effet méconnaissable. Le milieu de terrain a été littéralement annihilé par celui de l’Uruguay. Les incursions russes dans le camp sud-américain a brillé par son inefficacité. Si les statistiques ne veulent pas toujours dire grand chose, il en est une qui est sans appel. Les Russes n’ont tiré que trois fois au but. “Annihilé”, le terme ne pouvait être mieux choisi.

L’autre match du groupe était sans réel enjeu puisque l’Arabie saoudite et l’Egypte étaient toutes deux éliminées de ce mondial. Et l’absence d’enjeu n’a pas manqué de se faire remarquer. Une purge. si ce n’est la surprise venue des Saoudiens. Menés au score sur un penalty transformé par Mohammed Salah, ils sont parvenu à égaliser puis à s’imposer dans les toutes dernières minutes du match. Cela reste malgré tout une déception pour l’Egypte de Salah, qui avait là une occasion de sauver l’honneur en finissant la compétition sur une victoire face à la plus faible équipe du tournoi. Totalement dénués d’envie et faisant le dos rond toute la seconde période, les Egyptiens ont payé cher leur nonchalance.

Le Portugal et l’Espagne tenus en échec par l’Iran et le Maroc

S’il est bien deux équipes qui, de leurs côtés, ne parviennent pas à hausser le ton, c’est bien le Portugal et l’Espagne. Et cette dernière s’est faite bien plus peur que le Portugal. Menée par deux fois au score, les castillans s’en sont remis à Isco et à Aspas pour se sortir du piège et conserver la première place du groupe. 75% de possessions de balle, 18 tirs à 6, la formation de Fernando Hierro s’est distinguée par un jeu de passe à 10 aussi ennuyeux que stérile la plupart du temps.

Mais c’est surtout défensivement que le bas blesse. Évoluant parfois trop haut, avec des latéraux très douteux dans le repli, la ligne défensive espagnol s’est souvent retrouvée mal alignée et prise dans son dos et débordée sur les côtés. Encaisser cinq buts en trois matchs, c’est beaucoup pour une équipe qui ambitionne le titre. Les problèmes internes dû à l’éviction au dernier moment de Lopetegi, ainsi qu’aux dissensions entre barcelonais et merengue dans le vestiaire, n’aident sûrement pas. Car une équipe a besoin de cohésion pour évoluer dans les meilleures conditions. Mais l’Espagne devra rapidement retrouver un équilibre si elle souhaite continuer l’aventure.

Le vrai suspense, pour ne pas dire surprise, a bien failli se situer du côté d’Iran/Portugal. Comme nous pouvions nous en douter, la balle était laissée dans les pieds des Portugais. Les Iraniens choisissant d’évoluer en contre. Stratégie qui aurait bien pu s’avérer payante. Comme souvent depuis que Carlos Queiroz est à la tête de l’équipe. Il a fallu attendre la 45ème minute pour que Ricardo Quaresma parvienne à faire trembler les filets adverses d’un superbe extérieur du pied dont lui seul a le secret. Les Portugais auraient même pu doubler la marque sur penalty, malheureusement manqué par Cristiano Ronaldo.

Avec des Lusitaniens maintenant le pied sur le cuir, le suspense est surtout venu dans les dernières minutes de la rencontre. Suite à une main de Cédric Soares et après trois minutes, le temps que l’arbitre visionne la vidéo afin de confirmer le penalty, les iraniens ont finalement égalisé. Une minute plus tard, Mehdi Taremi passe tout près de renvoyer le Portugal à la maison. Malheureusement pour la formation iranienne, le ballon trouve le petit filet de Rui Patricio. Les Portugais conserve dans la douleur leur qualification pour les 1/8ème de finales.

Espagnols et Portugais retrouveront respectivement la Russie et l’Uruguay lors de ces mêmes 1/8ème de finales.

Place à la France et à l’Argentine

Aujourd’hui c’est au tour de la France de jouer sa première place de groupe face au Danemark. La compo probable prévoit un 4-2-3-1 avec Nzonzi et Kanté en récupérateur pour répondre à l’agressivité du milieu de terrain danois. Griezmann devrait évoluer derrière Olivier Giroud, Thomas Lemar et Ousmane Dembele prennent les places de Blaise Matuidi et de Kylian Mbappe sur les ailes. L’autre éventuel changement se situe au poste de latéral droit, où Djibril Sidibé devrait prendre la place de Benjamin Pavard.

Mais comme mercredi dernier, l’événement devrait se situer du côté de l’Argentine, qui joue très gros ce soir à 20h face au Nigéria. Si la victoire de ces derniers contre l’Islande permet à l’Albiceleste d’espérer, il leur faudra néanmoins vaincre ce même Nigéria et, dans l’idéal, que la Croatie batte l’Islande ou face au moins match nul. Selon les informations dont nous disposons, Jorge Sampaoli devrait cette fois évoluer en 4-4-2 avec Biglia et Mascherano au milieu. Di Maria et Messi devraient se partager les ailes tandis qu’Higuain et Aguero pourraient bien être alignés ensemble devant. Ce soir pour l’Argentine, c’est win or go home. C’est toute une nation qui retient déjà son souffle, à moins de neuf heures d’une rencontre cruciale.

En cas de victoire de la France et de qualification de l’Argentine, les deux équipes se retrouveront logiquement au prochain tour.

Légende: Ricardo Quaresma et Cristiano Ronaldo

Crédits: Capture écran/Chaîne YouTube FIFA TV

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