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L’équipe de France en 1/8ème et le désastre argentin : la revue du mondial N°5

L’équipe de France en 1/8ème et le désastre argentin : la revue du mondial N°5

Si l’équipe du France a validé sa qualification pour les 1/8ème de finale de la Coupe du Monde, l’événement avait lieu ailleurs. Face à la Croatie, le destin de l’Argentine a viré au désastre. Retour sur un drame national annoncé.

L’Australie et le Danemark se neutralisent

Cette rencontre était décisive pour la seconde place du groupe. Si les Danois ont rapidement ouvert le score par l’intermédiaire de Christian Eriksen, la domination est peu à peu passé du côté Australien. Et ces derniers ont su montrer qu’ils n’étaient pas totalement dénués de talent. Malheureusement, les talents à disposition de l’Australie ont tardé à entrer en jeu. Le sélectionneur australien pourra peut-être regretter une appréhension trop timide de ce match. Car il y avait un vrai coup à jouer. Les entrées d’Arzani et d’Irvine ont beaucoup apporté dans l’animation offensive. Malheureusement trop tard face à un Danemark discipliné en défense et agressif sur le porteur du ballon.

La France se qualifie sans briller

La France vient à bout du Pérou sans briller en effet. Mais, me direz-vous, seul le résultat compte. Face à des Péruviens pugnaces et volontaires, la France à tout de même su rester solide derrière et au milieu de terrain. Didier Deschamps a justement choisi un 4-2-3-1 avec Matuidi à gauche pour endiguer les débordement de Carrillo. Le choix de Kanté en sentinelle s’est avéré payant. Avec un Umtiti de haut niveau, toujours intelligemment placé, l’axe de l’équipe de France a été difficile à prendre.

Offensivement, Kylian Mbappe a été précieux dans l’animation et même dans le pressing. Précieux et décisif puisqu’il a inscrit le seul et unique but de la rencontre. Si les bleus se sont ensuite fait une grosse frayeur avec la frappe d’Aquino qui est venue toucher l’équerre des cages d’Hugo Lloris, ils n’ont guère été plus en danger. Le Pérou a continué dans sa philosophie de jeu, tournée vers l’avant et avec beaucoup de verticalité. Mais comme contre le Danemark, le manque de réalisme leur a coûté cher. Le Pérou est éliminé prématurément mais a été beau et a énormément appris. Ils ont malgré tout confirmé les progrès réalisés ces dernières années.

Le naufrage de l’Argentine

Même si l’Argentine garde un espoir de qualification, le coup de sifflet final du match Argentine/Croatie prenait des airs de deuil national. Trois buts à zéro, tel est le score sur lequel l’Albiceleste s’est inclinée. La dramaturgie de ce match prend l’ampleur d’un véritable désastre. Le public argentin venu en nombre et transformant le stade de Nijni Novgorod en Bombonera (le stade mythique du Boca Junior) n’en croit pas ses yeux. Comme incapable de réaliser ce qui vient de se passer. Il faut dire qu’au football, tout peut aller très vite. Quatre ans après avoir atteint la finale du mondial brésilien et deux ans après avoir aligné une seconde finale de Copa America consécutive, la sélection de Lionel Messi est en passe de sortir dès le premier tour.

La première mi-temps laissait pourtant présager un match relativement fermé. Jorge Sampaoli change son 4-2-3-1 en 3-4-3. Enzo Perez est préféré à Lucas Biglia pour installer un relais dans l’entre-jeu. Eduardo Salvio et Marcos Acuna occupent les couloirs et Di Maria est laissé sur le banc pour positionner Meza sur l’aile gauche, Messi à droite et Aguero dans l’axe. Si la Croatie montre un aisance technique impressionnante, l’Argentine semble malgré tout plus mobile que contre l’Islande. Salvio et Acuna se montrent utiles offensivement par leurs dédoublements, offrant à Messi des solutions de décalage. Et la première grosse occasion du match, même si elle se fait attendre, vient d’Enzo Perez qui manque le cadre laissé vide par Subasic. Les bleu-ciel et blanc s’en mordront les doigts.

Au retour des vestiaires, le début du naufrage ne va pas tarder à arriver. Contre le court du jeu, la Croatie va prendre l’avantage sur une énorme erreur de Wilfredo Caballero. La passe manquée par ce dernier permet à Ante Rebic de fusiller le portier argentin d’une reprise de volée. Sampaoli ne tarde par à opérer à un changement tactique. Aguero et Salvio laissent leurs places à Higuain et à Cristian Pavon. L’Argentine repasse en 4-2-3-1. Et peu à peu Messi et ses coéquipiers commencent à mettre le pied sur le ballon. L’Argentine pousse mais ne se crée pas suffisamment d’occasions franches. Alors Dybala entre en jeu à la place d’Enzo Perez. Quelques minutes plus tard, toujours contre le court du jeu, la Croatie s’en va crucifier l’Argentine sur une frappe enroulée de Luka Modric. Rakitic, à la 90ème minute, transforme la débâcle argentine en véritable humiliation. Un cauchemar pour l’Albiceleste et ses 20.000 supporters venus assister à la rencontre.

Malgré tout, rien de tout cela n’est illogique. Malgré trois finales de compétitions internationales en trois ans, entre le mondial 2014 et la Copa 2016, tout semble aller de mal en pis. Depuis 2010 et Diego Maradona, les sélectionneurs s’enchaînent et se ressemblent tous. De Batista à Sampaoli en passant par Sabella et Martino, les choix tactiques paraissent toujours plus invraisemblables les uns que les autres. Mauro Icardi continue d’être boudé. Javier Pastore, pourtant seul créateur capable d’aider Lionel Messi dans l’entre-jeu également. On insiste avec les mêmes milieux de terrain, Lucas Biglia, Javier Mascherano ou encore Ever Banega, bien que cela ne se soit jamais avéré efficace.

Autour de Messi, le manque d’envie paraît flagrant. Agüero, Di Maria, Higuain même combat. On se contente d’attendre un exploit du génie argentin. L’animation offensive est inexistante. Aucun mouvement. Aucune solution apportée au n°10, trop esseulé et cantonné à un rôle de meneur de jeu. Du côté de la fédération, l’AFA, on brille d’incompétence. Même assurer la logistique d’un déplacement est compliqué. Quant à la préparation pour ce mondial, une vaste blague. Un seul match de préparation contre Haïti à cause de celui annulé contre Israël. Difficile d’évoluer dans ses conditions.

Si le parcours de l’Argentine devait s’arrêter là, des conclusions devront rapidement être tirées. Au-delà de Lionel Messi ou du sélectionneur, c’est l’AFA qui devra en répondre.

Légende: La déception de Lionel Messi au coup de siffler final

Crédits: Capture écran/chaîne YouTube FIFA TV

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