Colin Kaepernick, le joueur de foot US puni pour avoir défendu la cause afro-américaine

Colin Kaepernick, le joueur de foot US puni pour avoir défendu la cause afro-américaine

Colin Kaepernick, joueur de football américain, avait suscité la controverse pour avoir posé le genou à terre pendant l’hymne national. Black-listé par les franchises NFL, l’ancien quaterback des San Francisco 49ers avait alimenté la polémique dont il faisait l’objet en devenant le protagoniste d’une publicité Nike. C’est le seul sponsor qui n’a pas rompu son contrat avec lui. Un choix lucratif pour la marque, puisque les ventes avaient explosé de 30% depuis la diffusion de ladite publicité. Retour sur une polémique qui enflamme les Etats-Unis depuis deux ans maintenant.

En France, il serait légitime de dire que la droite et l’extrême droite nous « les brisent » à chaque fois qu’ils vont de leurs petites polémiques autour des footballeurs qui refusent de chanter La Marseillaise. Ce, d’autant que ces critiques s’élèvent plus facilement lorsqu’il s’agit de Karim Benzema que naguère, lorsqu’il s’agissait de Michel Platini. Tout ceci n’est rien en comparaison des proportions que cela peut prendre aux Etats-Unis. Depuis 2016, c’est Colin Kaepernick qui cristallise les débats sur le sujet. Mais quel sujet ? Celui d’avoir posé le genou à terre durant le sempiternel hymne joué à chaque avant-match de NFL (la grande ligue nationale de football américain). Le but de ce geste, pas bien méchant, était de protester contre les violences policières dont les afro-américains font l’objet.

Du SuperBowl au « chômage »

Depuis la saison dernière, la galère se poursuit pour Colin Kaepernick. L’expression peut sembler forte lorsqu’il s’agit d’un sportif professionnel. Pourtant, depuis son départ des « Niners » le 3 mars 2017, le QB est « sans emploi ». Aucune franchise ne veut de lui. Certains « fins observateurs » se plaisent à dire que c’est parce qu’il est « mauvais ». Ou qu’il ne voudrait plus jouer. Cet argument est notamment motivé par sa dernière saison avec San Francisco. Il avait fini celle-ci avec un bilan de 14 défaites pour seulement deux petites victoires. Cela ne l’avait toutefois pas empêché de finir la saison avec plus de 2 000 yards à la passe et 16 touchdown (équivalent de l’essai au rugby). Sur le plan individuel, c’est largement honorable.

C’est oublier qu’au football américain, un « quart-arrière » dépend énormément de la qualité de sa ligne offensive (chargée d’empêcher la défense adverse de venir le plaquer). Il dépend de la qualité de ses receveurs, aussi… Cette saison-là l’effectif de la franchise californienne – par ailleurs très mal gérée – était d’un niveau extrêmement faible. Kaepernick, c’est ce gars qui a terminé l’université en étant le premier joueur de l’histoire de la NCAA (championnat universitaire) avec trois saisons consécutives avec 2 000 yards à la passe et 1 000 yards à la course. Sur une seule saison, il marque 20 touchdown à la passe et 20 touchdown à la course. En NFL, il emmène les Niners au SuperBowl en 2012 et au NFC Championship en 2013. Il finit les saisons 2013 et 2014 avec plus de 3 000 yards à la passe, 20 touchdown et autour de 600 yards à la course.

Si vous n’y comprenez pas grand-chose, retenez seulement que du point de vue sportif, Colin Kaepernick est, intrinsèquement, un excellent joueur de football. Et s’il paraît nécessaire de rappeler tout cela, c’est pour mettre en lumière les raisons moins sportives que politiques qui poussent les franchises à refuser ses services.

Colin Kaepernick, genou à terre

Tout commence en 2016. Le quaterback, avec certains coéquipiers, dont Eric Reid, avait « osé » poser un genou à terre durant l’hymne américain au lieu de se tenir debout. Ce geste se voulait être un signe de protestation à l’encontre des violences policières exercées sur la population noire américaine. Le geste en question avait ensuite été imité par plusieurs autres joueurs. Ainsi la polémique a pris de l’ampleur et a même bourdonné jusqu’aux oreilles de la Maison Blanche. À cette occasion, Donald Trump n’avait pas manqué de réagir… À sa manière. Dans un de ces tweets, il avait exigé le « renvoi de ces fils de p… ». De quoi attiser encore un peu plus les ressentiments dont il fait l’objet de la part des sportifs afro-américains (les Golden State Warriors, champions NBA et plusieurs joueurs des Philadelphia Eagles, vainqueur du SuperBowl l’an dernier, avaient refusé de se rendre à la Maison Blanche).

En tout cas, l’introduction du Black Lives Matter dans les stades de football a fait des émules et depuis la rupture de son contrat avec la franchise de San Francisco, le quaterback ne trouve plus de franchise. Plusieurs personnalités ont tenté de défendre sa cause. Stephen Curry, meilleur shooteur NBA et champion NBA en titre, avait ainsi déclaré : « Si vous prenez les 32 QB titulaires et les 32 remplaçants, vous allez me faire croire qu’il ne fait pas partie des 64 meilleurs à son poste ? Si c’est vrai, je ne sais pas quel sport je regarde… »

Lire aussi : « Mexico 68 : Des Jeux olympiques très politisés »

« Compte tenu du contexte, Kap a été incroyable[…]. Dans le vestiaire, certains joueurs étaient d’accord avec lui, d’autres non. Mais jamais il n’a laissé son engagement personnel perturber l’équipe. Il a travaillé comme les autres », disait de lui son ancien entraîneur Chip Kelly. Le problème ne semble donc ni sportif, ni comportemental. Même Tom Brady, pourtant connu pour avoir voté Donald Trump, est venu en soutien de Colin Kaepernick.

Business is business ?

Le problème n’est pas seulement politique, c’est aussi une affaire de business. John Mara, propriétaire des New York Giants, affirme avoir reçu plusieurs courriers et mails de fans expliquant qu’ils ne remettraient plus jamais les pieds au stade si jamais Kaepernick était recruté. En avril dernier, les Seattle Seahawks ont annulé l’essai qu’ils étaient prêt à lui accorder. Selon la raison communiquée par la franchise, le QB serait incapable de promettre de ne plus poser le genou à terre… Le patron de la NFL Roger Goodell, envisagerait même d’interdire ce geste. Idem pour Adam Silver, patron de la NBA, qui exige que les joueurs restent debout durant l’hymne. Ces derniers pensent que les joueurs ont d’autres moyens pour faire entendre leurs voix. Si oui, lesquelles ? Si protester contre les violences policières racistes peut mener à être ainsi black-listé, quel moyen d’expression leur reste-t-il ? Et quand bien même, la déférence à l’hymne mérite-t-il un tel traitement ? Ne serait-il pas plus intéressant de nous tourner vers le problème dénoncé par ce geste ? À savoir celui des violences racistes subies par la population afro-américaine ? À croire que les imbéciles tiennent à rester concentrer sur le doigt.

Fut un temps où le sport était pourtant un moyen pour que les opprimés puisse faire entendre leurs causes. Il permettait de remettre certaines pendules à l’heure. Comme lorsque Diego Maradona s’était « vengé » des Anglais en 1986, quatre ans après les Malouines. Ou lorsque Socrates et ses coéquipiers des Corinthians (club de football brésilien, basé à Sao Paulo) avaient fondé la démocratie corinthians pour lutter contre la dictature au Brésil.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux et la communication ont pris le pouvoir et la contestation peine de plus en plus à s’exprimer. Concernant les États-Unis, la place que la politique peut prendre varie selon la ligue dans laquelle on se trouve. Le Média a demandé l’avis de George Eddy, spécialiste des sports US sur Canal+ et connu pour les avoir commenté la NBA pendant de très nombreuses années. « C’est plus compliqué en NFL car, à l’instar de la MLB (la ligue de baseball), elle est plus conservatrice. Elle s’inscrit dans une histoire beaucoup plus longue et s’exporte beaucoup moins que la NBA. Elle véhicule donc plus facilement des valeurs rétrogrades et conservatrices. », nous explique-t-il. « Son cœur de cible reste l’Amérique blanche et conservatrice. Les joueurs ne sont que des pions« , nous dit George Eddy, qui commentait également la NFL, lorsque celle-ci était diffusée sur la chapine cryptée. « C’est tout le contraire de la NBA, qui est beaucoup plus progressiste sur ce point. Plus présente à travers le monde et sur les réseaux sociaux, elle s’évertue à renvoyer une image plus moderne et laisse les joueurs s’exprimer plus facilement » compare le consultant. Black-lister un LeBron James ou un Stephen Curry paraît effectivement plus compliqué tant leur valeur marchande et leur notoriété à travers le monde est énorme. La NBA touche un public beaucoup plus afro-américain, et nécessairement, la sociologie des dirigeants s’y adapte. « Idéologiquement, les propriétaires des franchises NBA sont très différents des propriétaires de franchises NFL. Ils sont généralement plus jeunes et anti-Trump qu’en NFL« . La NBA préfère s’afficher comme anti-raciste et anti-Trump. « Le meilleur exemple est celui de Donald Sterling, l’ancien propriétaire des Los Angeles Clippers (franchise NBA). » Ce dernier avait été banni par Adam Silver et condamné à 2,5 millions de dollars d’amande pour avoir tenu des propos racistes. « A circonstance égale, il est peu probable qu’un propriétaire NFL subisse un sort si sévère », conclut George Eddy.

Nike à la « rescousse »

Business is business, donc. Beaucoup de choses dépendent de la cible marketing. Et la NFL est l’une des ligues sportives les plus regardées dans les pays anglo-saxons. Le SuperBowl est quant à lui un événement mondialement diffusé. Pas besoin de chercher très loin les enjeux pour la ligue et les franchises de black-lister Kaepernick. Surtout si les sponsors et les fans expriment des menaces de boycotts. Les sponsors n’ont d’ailleurs pas tergiversé concernant Kaepernick. Tous ont rompu leur contrat avec le footballeur, excepté Nike, qui a choisi de rester « fidèle ». Et pour fêter les 30 ans du slogan « Just Do It! », la marque à la virgule communique avec un tout nouveau spot publicitaire avec Colin Kaepernick en protagoniste. Le QB l’a d’ailleurs publié sur son compte twitter suivi de cette phrase : « Croyez en quelque chose, même si cela signifie tout sacrifier« .

La publicité est un moyen de communication contestable. Surtout lorsque l’on parle de Nike. Le choix de placer Kaepernick dans le « rôle principal » n’en est pas moins fort, compte tenu du contexte décrit plus haut. Mettre en avant une personnalité controversée pour fêter les 30 ans du slogan « Just Do It » et afficher son « soutient » pourrait paraître risqué. Mais en réalité, tout cela semble bien plus complexe. Selon Thomas Snégaroff, historien et spécialiste des Etats-Unis contemporains, les motivations de Nike sont évidemment commerciale et marketing. Le but officieux serait « d’élargir sa cible marketing en tentant de toucher les anti-Trump« , explique l’historien. Il ajoute que Nike profite d’un contexte où la société américaine se trouve fortement « politisée et bipolarisée entre les anti et les pro-Trump« . En termes de communication, Nike ferait « comme Apple, jouant sur des symboles de la contre-culture« . Il s’agirait de « donner l’impression que porter des Nike, c’est un geste politique« , nous dit Thomas Snégaroff. Le Média a tenté d’en savoir plus en contactant Nike, mais nos demandes sont restées sans réponses.

Du côté de Kaepernick, Thomas Snégaroff explique que ses motivations sont plus ambiguës mais autrement plus politiques tout de même. L’objectif commercial demeure. Une telle publicité permet de rester médiatique. Mais cette campagne revêt aussi, pour Kaepernick, un but politique. Devenu une icône de la lutte afro-américaine, « Colin Kaepernick jouerait sur cette image« . Le but reste que son message puisse continuer d’être diffusé, qu’il ne s’essouffle pas. Le football américain et la NFL ont toujours été l’enjeu de débats politiques. C’est ce que nous explique Thomas Snégaroff. « Dès le départ, les autorités politiques se battaient au sujet de la « violence » de ce sport« . L’enjeu était de savoir s’il fallait l’interdire ou non. On se souvient aussi de l’affaire OJ Simpson (ancien joueur NFL accusé d’avoir assassiné sa femme et dont le procès avait tourné autour des thématiques raciales), ou encore des commotions cérébrales au sujet desquelles la ligue restait muette. Depuis, « le but de la NFL serait de fuir la politique et la politisation« , note Thomas Snégaroff. Pour les dirigeants de la ligue, la politique nuit au business. Mais là où Kaepernick fait fort, « c’est qu’il parvient à porter son message tout en faisant du business », Thomas Snégaroff. Sans pouvoir affirmer que cette campagne ait été pensée ainsi, elle pourrait en quelque sorte prendre la NFL à contre-pied.

Première petite victoire pour « Kap »

Un petit motif d’espoir est survenu le 31 août dernier. Depuis à peu près un an, Colin Kaepernick avait décidé de demander un arbitrage contre les 32 franchises et la NFL elle-même. Un médiateur est mandaté pour recueillir des témoignages sous serment et devant un juge. Il les accuse de collusion dans le but de l’empêcher de retrouver une franchise. Du point de vue judiciaire, c’est du jamais vu. Jamais un joueur ne s’était ainsi attaqué à une grande ligue en impliquant avec elle toutes les franchises qui la composent. Selon la National Public Radio, la NFL avait tenté de faire stopper la procédure en justice amorcée par Colin Kaepernick. Le médiateur chargé de l’affaire a statué dans le sens de Colin Kaepernick. Mark Geragos, avocat du joueur, a publié la décision du médiateur sur son compte twitter.

Selon le très célèbre magazine Sports Illustrated, c’est une décision historique qui pourrait avoir une incidence sur le rapport de force entre les joueurs de NFL et la ligue. À cela, le magazine ajoute que « si 14 équipes ou plus ont été en collusion avec la ligue, la NFL Players Associations (le syndicat des joueurs) pourrait obtenir de quoi rompre l’accord sur l’actuelle convention collective. » Interrogé par Le Média, Alain Mattei, rédacteur en chef du site Touchedown Actu, estime que « c’est ce que la NFL pourrait redouter de pire« . Ce dernier nous explique aussi qu’il faudrait en conséquence renégocier pour une nouvelle convention collective et cela provoquerait un lock-out. C’est-à-dire une grève des joueurs. Une telle grève obligerait l’arrêt de la compétition tout le temps de la durée dudit lock-out. C’est une saison toute entière qui pourrait ainsi ne pas avoir lieu. Économiquement, le coup porté à la ligue, qui voit déjà ses scores d’audience chuter, serait lourd. « Il est peu probable que le syndicat des joueurs parvienne à s’entendre et à être assez solidaire pour aller jusqu’à négocier de nouvelles conventions collectives. », nous explique George Eddy, que nous avons également interrogé sur la question.

En toute logique selon Tom Goldman, reporter pour la NPR, « le pedigree (décrit plus haut) de Kaepernick aurait dû lui assurer de trouver une franchise rapidement après la rupture de son contrat avec les 49ers. » Alain Mattei nous confirme qu’en toute logique, Colin Kaepernick aurait au moins pu être signé en tant que QB remplaçant. Le rédacteur en chef de TDActu nous rappelle qu’un autre footballeur et par ailleurs ancien coéquipier de Kaepernick s’est trouvé dans la même situation : Eric Reid. Ce dernier était aux côtés de « Kap » et avait posé le genou pendant l’hymne avec lui. Et lui aussi a été black-listé un temps malgré un niveau tout à fait satisfaisant. C’était même, de ce point de vue, encore « plus flagrant que le cas Kaepernick« , note Alain Mattei. Le cas d’Eric Reid s’est néanmoins arrangé depuis. Moins médiatique que Colin Kaepernick, le safety a retrouvé une franchise et joue désormais pour les Carolina Panthers.

Si la collusion entre les franchises et la NFL sera très difficile à prouver, certains propriétaires ont tout de même laissé planer quelques soupçons. À l’occasion d’une discussion sur l’instauration de règles obligeant les joueurs à rester debout pendant l’hymne, Bob McNair, patron des Houston Texans, avait déclaré : « On ne peut pas laisser les prisonniers gérer le pénitencier ». En 2017, ESPN avait rapporté que Steve Bisciotti, propriétaire des Baltimore Ravens, s’était vu reprocher d’avoir fait avorter la signature du quaterback. ESPN ajoutait dans le même article que ce « n’était pas la première fois qu’un propriétaire se comportait de la sorte concernant Colin Kaepernick ». Les Miami Dolphins ont également été mis en cause losqu’ils ont signé Jay Cutler, annoncé en pré-retraite, alors que Kaepernick était disponible. Une seconde occasion de le signer s’est présentée lorsque Cutler s’est blessé aux côtes. Mais les Dolphins ont préféré se tourner vers un QB remplaçant des Chicago Bears, David Fales, qui n’avait quasiment jamais joué dans sa carrière. Dernier exemple, John Elway, general manager des Denver Broncos, s’est également refusé les services de l’ancien quaterback des 49ers. Beaucoup voyait en Kaepernick un QB titulaire plus logique que celui dont disposait les Broncos à l’époque.

Dans tous les cas, la procédure va se poursuivre et le quaterback a peut-être une chance d’obtenir gain de cause. Médiatiquement, forcer 32 patrons de franchises et le patron de la NFL à témoigner, c’est déjà du jamais vu. Et aux Etats-Unis, de l’avis de Thomas Snégaroff, la stratégie du « seul contre tous est ce qui fonctionne le mieux pour remporter l’adhésion. c’était d’ailleurs une des stratégies de campagne de Donald Trump, avant d’être élu« . De plus, la NFL pâtit d’une image de plus en plus dégradée par les multiples études réalisées sur le cas d’anciens joueurs NFL devenu handicapés à cause des commotions cérébrales.

Si les espoirs de revoir Kaepernick sur les terrains se sont réduits à peau de chagrin, ils ne sont pas totalement éteints. Alors que les deux parties devaient se retrouver ce mois-ci devant le tribunal, nous avons appris il y a deux semaines qu’un accord avait été trouvé entre le quaterback et la NFL. L’avocat du joueur explique néanmoins que cet accord est soumis à un accord de confidentialité. Il n’est donc pas possible d’en savoir davantage. Colin Kaepernick a donc abandonné la procédure qu’il avait engagée contre la ligue et a exprimé son désir de rejouer en NFL. Ce qui pourrait arriver rapidement, à en croire Mark Geragos. « Dans les deux semaines à venir, quelqu’un va prendre la bonne décision », avait-il lâché.

Edit : article mis à jour le 27 février 2019

Légende : Colin Kaepernick dans la dernière publicité Nike

Crédits : Capture d’écran/publicité Nike/@Kaepernick7

 

1 Comment

  1. correctortue

    Les « opinions très encrées » ça salit les doigts.
    Quant aux violences policières à caractères raciaux (?!), n’abusons pas de la pluralité, elles sont déjà suffisamment graves quand elles sont à caractère racial.
    Si vous recherchez un correcteur stagiaire… ^^

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