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Le Portugal et l’Espagne victorieux dans la douleur, l’Uruguay sans forcer : la revue du mondial N°4

Le Portugal et l’Espagne victorieux dans la douleur, l’Uruguay sans forcer : la revue du mondial N°4

Trois matchs, trois 1-0. Le Portugal et l’Espagne ont été bousculés mais s’en sont sortis. L’Uruguay, lui, s’est contenté du minimum, sans se fouler. Résumé d’une journée de mondial.

Le Portugal s’en remet à Cristiano Ronaldo

Car c’est bien la seule chose que ce Portugal/Maroc nous ait mis sous la dent. Au bout de 4 minutes de jeu, le buteur portugais réceptionne aux 6 mètres un centre tendu de Joao Moutinho pour le propulser au fond des filets. El-Kajoui ne peut rien faire, 1-0 pour le Portugal. Si l’attaquant du Real Madrid est passé proche du doublé quelques minutes plus tard, la Seleçao s’est ensuite contentée de faire ce qui lui a déjà permis de remporter l’Euro 2016, faire le dos rond.

Du côté du Maroc, ils pourront nourrir des regrets vis-à-vis de leur cruel manque de réalisme et de précision dans les dernières mètres. Le Maroc a globalement dominé la partie mais sans vraiment inquiéter Rui Patricio, le portier portugais. Il aura fallu attendre la 57ème minute et un coup-franc de Belhanda pour voir la première véritable occasion marocaine. Les deux seules autres occasions qui ont suivi sont venues du défenseur de la Juventus Turin Mehdi Benatia, à la 61ème et à la 93ème. La discipline tactique de Fernando Santos, le sélectionneur portugais, continue de porter ses fruits.

L’Uruguay s’en contente

C’était peut-être le match le plus ennuyeux depuis le début de ce mondial. L’Uruguay, au coude à coude avec la Russie pour la première place du groupe A, sait que la différence de but peut avoir son importance. Et face à la plus faible équipe du mondial, doté d’un gardien aux compétences plus que douteuses qui plus est, l’occasion de soigner cette même différence de but était belle. Cela n’a pourtant pas empêché les Sud-américains de négocier ce match comme ils ont l’habitude de faire. En laissant le ballon à l’adversaire.

Ainsi l’Uruguay s’est contenté de gagner ce match par la plus petite des marges. Une marge offerte de surcroît par une sortie manquée… du gardien Saoudien Al-Owais. Sur un corner tiré par Carlos Sanchez, Al-Owais se trou littéralement et Luis Suarez, bien positionné, en a profité pour inscrire le seul et unique but de cette rencontre. Le prochain match de poule, qui sera aussi le dernier, se jouera contre la Russie avec pour enjeux la première place du groupe.

L’Iran de Carlos Queiroz fait souffrir l’Espagne

« Dans la douleur », l’expression peut paraître exagérée, mais pas tant que ça en réalité. Oui, la Roja à outrageusement dominé la rencontre. La possession de balle était d’ailleurs exagérément en faveur des Ibères. Mais comme souvent, et à l’instar du Barça lorsqu’ils font face à un bloc resserré et bas, l’imagination offensive vient à manquer. Ça tricote, ça redouble de passes courtes, les occasions sont là mais insuffisantes à percer la muraille perse. Aussi aura-t-il fallu attendre la 54ème minute pour voir l’ouverture du score de Diego Costa, qui sera encore une fois le seul et unique but de la rencontre. Si ce n’est l’égalisation iranienne, survenue par l’intermédiaire de Saeid Ezatolahi, mais refusée pour hors-jeu.

En ce qui concerne l’équipe d’Iran, cette dernière confirme ce que nous avions déjà aperçu d’elle durant le mondial 2014. Souvenez-vous cette galère que ce fut pour que l’Argentine en vienne à bout, s’en remettant alors à un but venu d’ailleurs inscrit par Lionel Messi dans les arrêts de jeu. Les offensives argentines avaient eu toutes les peines du monde pour contourner la défense iranienne et la défense était en souffrance lorsqu’il s’agissait d’endiguer leurs contres éclair. Le jeu iranien se caractérise par cette rigueur tactique et cette science du contre inculqué par le sélectionneur Carlos Queroz, ancien entraîneur du Real Madrid, entre autres.

Cette équipe perse est intéressante à plus d’un titre. On l’avait déjà observé lors de son entrée en lice contre le Maroc, qu’elle avait assurée en remportant la rencontre 1 but à 0. Contre l’Espagne, il en est allé de même. Une discipline de fer en défense et des contres subtilement mené. Tactiquement, les joueurs récitent les consignes du coach à la perfection. Et cette équipe est d’autant plus intéressante qu’elle jouera peut-être une première qualification de son histoire pour les 1/8ème de finale de Coupe du Monde face au Portugal. Au regard de ce que les deux équipes ont respectivement montré, une surprise n’est pas à exclure.

Légende: Carlos Queiroz, sélectionneur de l’Iran

Crédits: Javid Nikpour/Wikimedia Commons

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