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Une rentrée étudiante bousculée par Parcoursup

Une rentrée étudiante bousculée par Parcoursup

La première rentrée universitaire depuis la mise en place de Parcoursup est l’occasion d’un premier bilan. Les syndicats étudiants ont lancés des plateformes d’aide aux candidats.

La rentrée universitaire s’annonce compliquée, tout particulièrement pour les 10 838 candidats qui n’ont pas d’affectations. Ce chiffre communiqué par le ministère de l’enseignement supérieur le 2 septembre remplace celui du 27 août où ils étaient 60 000 étudiants sans propositions de parcoursup.

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Source : http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/septembre_2018/90/0/Indicateurs_publics_02_09_2018_991900.pdf

Si de nombreux étudiants sur les listes d’attentes devraient obtenir une place à la reprise, ce qui n’enlève en rien l’angoisse qu’ils ont vécus, une partie est déjà assurée d’être recalée à l’entrée de l’université. Une situation « absurde et prévisible », selon Charlie Passavant de Solidaires Etudiant, sur laquelle Le Média enquête.

Les syndicats mobilisés

L’UNEF et Solidaires Etudiant ont respectivement mis en place leur plateforme en ligne, pour recenser les étudiants sans affectations. Avec un numéro de téléphone dédié, et un formulaire à remplir en ligne, les organisations étudiantes incitent les nouveaux bacheliers à les contacter, dans l’espoir de réunir les étudiants concernés, et obtenir des solutions collectives. C’est le seul moyen d’après Charlie Passavant, porte-parole de Solidaires Etudiant, qui nous explique que « les années précédentes, les syndicats obtenaient les inscriptions au cas par cas, mais cette année les proportions ne sont plus les mêmes. C’est du jamais vu. »

Les logements du Crous saturés

Si les étudiants ne savent pas où ils vont étudier lors de cette nouvelle année universitaire, il leur est difficile de trouver un nouveau logement. D’autant plus que les résidences étudiantes du Crous sont quasiment pleines. Contacté par Le Média dans la matinée du 3 septembre, le Crous de Pau nous indique n’avoir plus qu’une seule place disponible, à la résidence de la clé des champs, en colocation dans un T3. A Paris, le Crous nous explique qu’il n’y a plus de chambres disponibles, et qu’aucun recours n’est prévu pour les étudiants en attentes sur Parcoursup. Pour les 6 750 places dans les résidences universitaires de la capitale, le Crous aurait reçu plus de 10 000 demandes.

Lire aussi : « Parcoursup : un cauchemar pour les élèves ? »

Des situations inégalitaires selon les territoires

Toutes les universités ne sont pas uniformément concernées par les problèmes de Parcoursup. Ce sont d’abord les établissements les plus attractifs qui posent le plus problèmes aux étudiants en attentes d’une proposition. L’Université de Pau et des pays de l’Adour, au contraire, aurait répondu positivement à la plupart des demandes d’inscriptions. Des informations que confirment le syndicat étudiant palois, ce qui n’empêche pas Anaïs Bucciarelli, représentante de Solidaire Etudiant Pau Occitània de préciser « qu’il n’y a pas eu plus d’inscriptions à l’université que les années précédentes. L’université de Pau n’est pas un établissement prestigieux, donc on est moins concerné que dans les grands campus », avant de rappeler « qu’il y a un manque de moyens à Pau pour accueillir plus d’étudiants en Staps, déjà avant Parcoursup ».

Trois filières en tension font en effet exception. Deux parcours en Staps sont particulièrement concernés. 116 étudiants sont toujours sur liste d’attente à Tarbes, et 54 à Anglet. En science de la vie, ils seraient 20 à Anglet selon Frédéric Tesson, le vice-président à la formation et à la vie universitaire. Ces filières étaient déjà trop demandées avec APB, l’ancienne procédure d’admission, et au printemps dernier, sept parcours de licence étaient jugés surchargés. Pour tenter d’y remédier, « l’université a renforcé ses moyens d’enseignements » nous explique l’universitaire, avec la création de 60 places à Tarbes, et de 60 places à Anglet, en Staps. Selon l’université, de nouvelles places seront attribuées aux étudiants en attente ces prochains jours. Une amélioration par rapport au 31 mai 2018, lorsque la République des Pyrénées écrivait que sur 15 061 vœux, seuls 23% avaient été acceptés dans le Béarn.

En région parisienne, la situation est très différente. Les universités de la capitale sont très demandées, et les syndicats constatent que selon le lycée d’origine, les candidats n’ont pas tous les mêmes chances d’obtenir satisfaction. Ces discriminations, Sud éducation 93 les dénonce en banlieue. Anaïs Flores, syndicaliste au lycée Jean Rostand à Villepinte cherche à constituer un recensement dans le département, « puisque le ministère ne communique pas les chiffres ». Lors de sa pré-rentrée, elle découvre dans son lycée, que sur les 288 lycéens qui ont obtenus le baccalauréat cet été, 49 n’ont aucune proposition et sont sur listes d’attentes pour certains vœux. 39 élèves n’ont eu aucune proposition. 88 étudiants issus de cet établissement sont donc concernés par l’actualité de Parcoursup.

Légende : Site Parcoursup

Crédits : Capture d’écran

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