Select Page

Rentrée des classes : le chantier de Jean-Michel Blanquer

Rentrée des classes : le chantier de Jean-Michel Blanquer

Ce lundi 03 septembre 2018 marquait le jour de la rentrée des classes pour près de douze millions d’élèves. Alors que le président Macron était en visite à Laval, Jean-Michel Blanquer dévoile son plan pour réformer l’Éducation nationale.

Semaine de quatre jours et classes à douze

Parmi les « grandes » mesures qui sont censées marquer cette rentrée, on note les classes à douze élèves en CP et CE1 dans les REP+ (réseaux d’éducation les prioritaires renforcés). Le Monde nous révèle que 2 200 classes préparatoires seront ainsi dédoublées. Dans le même temps, 3 200 classes préparatoires seront dédoublées dans les REP. A cela s’ajoute 60 à 70 % des classes de CE1 dédoublées en REP+ et soixantaines en REP.

Si la mesure en soi semble bien accueillie par le personnel enseignant, elle suscite toutefois quelques critiques. Ces derniers craignent les impacts que cela pourrait avoir sur les effectifs des autres classes, notamment en CM1 et en CM2. L’autre préoccupation des instituteurs concerne le manque de locaux et surtout le manque de salles.

La réforme instaurant la semaine à quatre jours et demi n’aura duré qu’un déjeuné de soleil. Toujours selon les estimations du ministère de l’Éducation Nationale, 70 % des villes et 60 % des écoles sont revenues à la semaine à quatre jours. On serait à 80 % si on se réfère aux estimations de l’Association des maires de France.

Les « ambitions » de Jean-Michel Blanquer

Le ministre de l’Éducation nationale a également souhaité recourir à un « ajustements » des programmes. L’idée serait que les élèves soient familiarisés avec les quatre opérations de calcul dès le CP, qu’il y ait un recours quotidien à la dictée et qu’un nombre minimal de lecture d’œuvres complètes soit instauré en primaire et au collège.

Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem veut aussi instaurer une évaluation en CP, CE1, 6ème et seconde. Il assure que cela n’aura pas pour but de sélectionner les élèves mais de pouvoir déclencher des aides personnalisées.

Jean-Michel Blanquer, dans un entretien accordé au Parisien, explicite les changements qu’il a conduit pour le lycée. Cela concerne principalement l’importance accrue donnée au contrôle continu et aux examens oraux. Aussi, fini les séries L, S et ES. Il y aura désormais 3 « disciplines de spécialité ». Le ministre estime que cela permettra d’offrir aux élèves un plus large choix et un parcours moins figé qu’auparavant.

Pour les enseignants, il sera prévu une réforme de la formation et de la gestion de carrière. L’objectif exprimé par le ministre serait de permettre aux enseignants d’être mieux formés, mais aussi de se voir offrir des « perspectives d’évolution ». Selon lui : « Être professeur toute sa vie, ce n’est pas une obligation ».

Légende : Jean-Michel Blanquer à Polytechnique

Crédits : Jérémy Barande/ Wikimedia Commons

1 Comment

  1. yahiacirta

    S’il n’est pas question de nier le bienfondé des classes de CP et CE1 dédoublées en REP+, on ne peut que contester le fait que l’opération n’est possible qu’à moyens constants. En clair cela veut tout simplement dire qu’à nouveau la recette de la gestion des effectifs à moyens constants va surcharger les classes de CE, CM1 et CM2. De plus on restera très loin d’étendre les dédoublements de CP et CE1 à TOUTES les classes !

    Concernant les programmes, outre le coup de patte réactionnaire de Blanquert qui est loin de laisser entrevoir une issue positive à la crise de l’École, rien à l’horizon pour permettre à l’institution scolaire d’être capable de s’adapter au XXIème siècle et de répondre aux souhaits exprimés par les jeunes générations.

    Enfin, encore une fois, rien d’annoncé sur la formation des Profs des écoles, notamment. On continue comme avant, avec une formation niveau licence qui ne se traduit absolument pas par la moindre amélioration des conditions d’enseignement, encore moins de l’exercice de leur dominante de formation et qui ne consacre aucune place à la formation sur les outils numériques et à la méthodologie qui doit présider à la formation des élèves sur la recherche documentaire, indispensable pour chercher utilement sur Internet et enfin la formation des jeunes citoyens exposés aux dangers du Net reste sans réponses, sinon la bonne volonté des enseignants avertis. On continue donc comme avant et nous ne sommes pas prêts, malgré le dévouement des personnels de l’Éducation Nationale, d’être « compétitifs » à l’échelle du monde.

    Réponse Signaler un abus

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signez la pétition !

Devenez Socio

Derniers Tweets

Pin It on Pinterest

Share This

Partagez cet article

Avec vos amis !