Biodynamie : vigilance face aux pseudosciences

Biodynamie : vigilance face aux pseudosciences

Samedi 3 février, le Média diffusait un documentaire de notre partenaire Step Aside Project, faisant le portrait de Gérard Augé, adepte de l’agriculture biodynamique. Grâce à notre partenaire l’association ASTEC, auteure de La Tronche en biais, nous mettons aujoud’hui la biodynamie à l’épreuve de la démarche scientifique. 

En avant-propos, quelques précautions :

Chacun doit avoir le droit de croire ce qu’il veut sur la religion, la philosophie, la science et le sens de la vie. Toutefois, cette liberté de conscience, indiscutable, ne doit pas faire l’objet de trop d’illusions : tous autant que nous sommes croyons ce que nous croyons en partie à cause de notre environnement. La famille dans laquelle nous sommes nés, l’éducation reçue, nos fréquentations, nos lectures, nos activités, ceux à qui nous nous sommes identifiés, affiliés, connectés ont nourrit et influencé la manière dont nous nous représentons le monde, et nous-mêmes. D’où l’importance d’une presse indépendante, diversifiée, ouverte aux débats d’idées plus qu’aux chamailleries de chapelles.

À l’ère des « fake news« , on sait bien qu’il est dangereux, parfois, de se laisser abuser par des informations frauduleuses. On sait aussi que les dérives sectaires sont nombreuses, multiformes, séduisantes, et que leur vocabulaire emprunte aux jargons de la science et à celui du New-Age. Leurs portes d’entrée sont grandes ouvertes dans le secteur du bien-être, de la santé, du développement personnel, et d’une certaine relation à la nature (cf le site de la Miviludes).

Pour limiter les méfaits de certaines dérives, sans pour autant manquer au respect de la liberté de chacun, on peut éviter de banaliser les discours qui facilitent l’engagement dans les croyances dangereuses, éviter de rendre sympathiques les concepts pseudo-savants qui ont pour eux, à défaut de preuves, l’attrait d’une offre alternative de sens (illusoire) sur le monde. Sur ces sujets, la marche à suivre pourrait se calquer sur le serment d’Hippocrate : d’abord ne pas nuire.

Représentation du monde

Les médias ont une responsabilité dans leur contribution à nos représentations du monde. Leur diversité est une qualité primordiale, mais tout autant l’est le besoin de clefs de lecture et d’analyses rigoureuses nous aidant à prendre du recul sur les énoncés séduisants, à contextualiser les informations. S’autoriser à promouvoir les idées qui nous plaisent sans se donner les moyens de savoir si elles sont vraies, c’est faire un pas vers la désinformation.

De nombreux médias, de temps à autre, commettent ce genre de faute de bonne foi. C’est probablement ce qu’il produit il y a quelques jours avec Le Média et le reportage intitulé « La Biodynamie selon Gérard Augé ».

Ci-dessous, nous proposons une analyse du contenu de ce petit reportage pour montrer qu’il est en réalité assez facile de détecter les sophismes et les indices d’un discours pseudo-scientifique. Mais l’objet principal de cette lettre ouverte n’est pas de débunker la biodynamie, il est de demander à tous les médias, et en particulier à Le Média de faire preuve d’une rigueur exemplaire à l’égard de tous les propos qui prétendent décrire le réel et proposer des solutions (souvent commerciale et/ou idéologiques). Avant de diffuser ce genre de message, les médias dont c’est le rôle et dont c’est le pouvoir, doivent exiger des preuves et sans doute aussi présenter la démarche par laquelle on examine des éléments d’un énoncé avant de le partager. Aujourd’hui la désinformation circule au rythme imbattable des partages sur les réseaux sociaux, un usage qu’on ne peut pas combattre, mais qu’on peut raisonner, et que l’on doit accompagner quand on est un professionnel de l’information.

La Biodynamie selon Gérard Augé

Le reportage est un portrait où seul Gérard Augé, administrateur du Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, s’exprime, dans son jardin. Nous allons devoir citer ici presque l’entièreté de ses paroles pour montrer combien ce portrait, tel quel, est le parfait exemple d’un discours sympathique, voire engageant, au premier abord, alors qu’une analyse permet de dissiper bien vite ce vernis de respectabilité.

[La biodynamie] est une des plus anciennes méthodes d’agriculture biologique, et il s’agit donc d’un mouvement agricole qui est né dans les années 1920…

Le reportage s’ouvre sur une phrase qui s’apparente à un appel à l’ancienneté, un sophisme bien connu : l’appel à la tradition, ou appel à l’ancienneté. Ce sophisme est très employé dans le monde des médecines alternatives. Il revient à dire plus ou moins implicitement que parce que telle pratique est réputée ancestrale, alors elle serait de bonne qualité.

Gérard Augé se retient de citer le nom de l’inventeur de la biodynamie : Rudolf Steiner. Les journalistes le mentionnent à l’écran sans aller jusqu’à inviter le spectateur à la prudence dans la mesure où Steiner est aussi connu pour être le gourou-fondateur de l’anthroposophie, information jamais mentionnée.

  • « L’agriculture biodynamique de Steiner ne donne aucun mécanisme explicatif, et son fondateur refuse la méthode expérimentale, en appelant uniquement à la foi de ceux qui voudront bien le croire » (source : Wikipédia)
  • « l’efficacité revendiquée de la biodynamie relève de la pensée magique » (Ibid.)

On peut trouver des critiques de l’agriculture biodynamique sur des sites dédiés au scepticisme scientifique.

La spécificité de cette agriculture c’est qu’elle repose sur une profonde connaissance à la fois de l’être humain et de la nature.

Le mot spécificité indique explicitement que les autres formes d’agriculture n’ont pas une connaissance aussi profonde de l’humain et de la nature. Pourtant l’agronomie est une science qui a aujourd’hui quasiment écarté l’un des pires fléaux de l’humanité : la famine. Cette preuve d’efficacité plaide en faveur d’une assez bonne connaissance du côté des agricultures non-biodynamiques. Il y a dans ce domaine des laboratoires de recherche, des journaux scientifiques spécialisés, et une culture de la preuve scientifique qui permet de tracer toute allégation afférente à l’efficacité de telle ou telle pratique culturale testée.

Par opposition, la biodynamie s’est construite loin de la science et de toute vérification sérieuse de son efficacité, son fondateur refusant la méthode scientifique.  La recherche agronomique ne s’est que peu penchée sur ses résultats, et les études que nous avons trouvées la comparant à l’agriculture biologique montre des rendements similaires, des sols similaires, et un impact absent ou fluctuant sur la qualité des produits

Références :

[L’une des préparations les plus connues] que l’on a hélas numérotée on l’a appelée 501, c’est une préparation à base de quartz de corne.

Aucune explication n’est donnée sur sa composition. Si l’on cherche des infos à ce sujet, on trouve sur le site du Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique auquel appartient Gérard Augé.

LA SILICE DE CORNE (501)

La préparation silice de corne, dite 501, est une « pulvérisation lumière ». Non seulement elle renforce la lumière solaire, mais elle permet une meilleure relation avec la périphérie cosmique, avec le cosmos tout entier. (source : http://www.bio-dynamie.org/produits/preparations/)

« Méthodes d’élaboration : la silice de corne est élaborée par une longue maturation de poudre de silice dans une corne de vache durant la période estivale » (http://www.bio-dynamie.org/produits/preparations/silice-corne/)

Le site n’offre aucune explication sur les raisons d’un tel protocole ni sur le mécanisme d’action de cette préparation en dehors de ces courtes évocations d’un renforcement de la lumière solaire dont on ignore ce que cela veut dire. Dans le reportage, G Augé poursuit :

Scientifiquement on va l’utiliser à 2g, 4g / hectare.

Le mot « scientifiquement » est utilisé ici en tant que simple invocation. Monsieur Augé semble vouloir nous dire que dès l’instant où l’on utilise des unités de masse et de surface, on fait de la science. C’est un très grossier détournement du mot « scientifiquement », qui par argument d’autorité, donne une impression de sérieux à la méthode.

On pulvérise dans l’air autour des cultures. Le but  est d’améliorer la structure de la plante, de renforcer son harmonie au niveau floraison et fructification.

Nous recevons des mots mélioratifs et vagues qui ne nous disent toujours rien sur le mode d’action et sur les effets attendus mesurables. Or, rappelons que si une pratique culturale améliore le rendement ou les qualités de la production, cela se mesure. On peut mettre au point des protocoles simples et rigoureux qui donneront les preuves d’efficacité ou d’inefficacité de ces méthodes. Or, nous l’avons vu, en terme de rendement au moins, la biodynamie semble ne pas se distinguer du bio, et fait moins bien que l’agriculture conventionnelle. Quant au reste, difficile de savoir ce que cette prétendue « harmonie renforcée » est censée apporter.

À l’opposé, on trouve des articles qui battent en brèche le discours de la biodynamie, tel ce texte de l’Association Française pour l’Information Scientifique :

Reprenons le cours du documentaire avec cette préparation 501 :

On dynamise de l’eau. (…) On donne de la vigueur au processus formateur de la matière organique en action dans le sol pour que les plantes envoient leurs racines vers le centre de la Terre.

Là encore, les mots a priori semblent expliquer quelque chose… mais avec un peu d’attention on s’avise que rien de clair n’est réellement formulé. In fine, les phénomènes invoqués restent parfaitement obscurs. Seule reste une affirmation de résultat, dont il est très raisonnable de douter.

On tourne l’univers dans un sens et ensuite on chaotise. On inverse le mécanisme de rotation en créant un chaos. Il doit y avoir un bruit absolument merveilleux.

À l’image, on voit un homme en train de touiller de l’eau dans un tonneau. Rien de plus. La dynamisation est un concept emprunté à l’homéopathie, laquelle n’est pas capable non plus de montrer un quelconque effet de la pratique.

Au moment du tourbillon, on quitte le critère strictement physique pour passer dans ce que certains appellent l’éthérique, la vibration ou l’énergétique.

Aucun de ces termes ne sera défini. Aucun n’est employé dans un cadre scientifique où il aurait pleinement un sens. On reste dans l’incantatoire, dans l’usage de mots impressionnants par ailleurs régulièrement utilisés dans les pseudo-sciences et autres discours New Age. Ces mots font généralement écho tant à une certaine spiritualité qu’à une certaine scientificité (alors même que les énergies et vibrations en question n’ont généralement rien à voir avec leur pendants physique), tout en étant suffisamment flous et indéfinis pour se protéger de toute correction. C’est d’autant plus vrai avec le terme « éthérique » qu’il sort le phénomène discuté du monde tangible, l’approchant ainsi de l’irréfutable.

Et là l’eau va se charger de toute la qualité des préparations qu’on a ajoutées. On peut le percevoir. On peut le sentir déjà par le fait de le faire à la main.

On ignore tout des « qualités » contenues dans la préparation. On ignore la manière dont ce « chargement » s’opère. Mais on nous dit qu’on peut le sentir, et cela c’est très intéressant, car cela implique qu’on peut le tester. Or l’idée qu’une eau « dynamisée » serait dotée d’une qualité supérieure, énergétique ou autre, est très loin de trouver un fort soutien dans le monde scientifique. Bien au contraire : les preuves manquent pour une telle affirmation qui remettrait en cause tant de connaissances. Par ailleurs, il s’avère que la préparation 501 (ainsi que la préparation 500) est utilisée dans la plupart des études susmentionnées sur la biodynamie, avec les résultats que vous connaissez maintenant.

Bien sûr, il ne s’agit en rien ici d’accuser l’interviewé de mentir : l’autosuggestion est un phénomène avéré, lui, dont on peut s’informer sur le fonctionnement à travers la littérature scientifique.

Cette scène, où l’on prétend nous présenter une eau dynamisée, nous montre en réalité, selon toute vraisemblance, un exemple d’autosuggestion où les sujets se persuadent qu’ils ont manipulé les vertus de l’eau dans le tonneau. L’hypothèse n’a rien d’infamante, le phénomène est courant chez les humains. Cette manière de se convaincre soi-même est d’ailleurs perceptible au détour des phrases qui suivent.

Il y a une philosophie derrière. On va penser autrement. Mais c’est à chacun à trouver comment penser.

Quand on regarde un végétal, le langage des formes permet de sentir, de percevoir certaines vertus des plantes.

On détecte les symptômes de la pensée magique, celle qui crée des liens entre les objets qui partagent des ressemblances. En réalité, les vertus des plantes, pour être connues et comprises, demandent bien plus de travail que cela, et on a mis au point des méthodes d’investigation qui ont permis à notre pharmacopée de développer des remèdes par centaines.

Gérard Augé cite ensuite Goethe, immense auteur, naturaliste éclairé, mais en le qualifiant de « scientifique » pour s’en servir d’autorité intellectuelle sur la physiologie végétale, quand on fait en réalité appel au goût du grand homme pour l’ésotérisme (sans le dire). On assiste là à un nouvel appel à l’autorité, un sophisme. Notons au passage qu’un sophisme peut être employé par une personne de bonne foi. Nous ne sommes pas en mesure d’affirmer que Monsieur Augé cherche à tromper les gens.

Cet œil du « Goethanisme » (…) permet une métamorphose de notre pensée et une meilleure capacité pour s’occuper aussi bien d’un domaine agricole que d’un petit jardin.

Les journalistes ajoutent une citation de Goethe à l’écran « Ne cherchez pas à corriger un esprit commun, il restera toujours le même ». Et l’on devrait voir, sans doute, un lien entre cette citation et le propos de G Augé. En ce qui nous concerne, nous échouons à le voir.

On nous parle ensuite du « calendrier biodynamique » et nous apprenons que ce calendrier, dit de Maria Thun, qu’il :

… met en lien les organes [des plantes] et les différentes constellations astronomiques et non pas astrologiques.

Les constellations sont des constructions culturelles. Elles viennent de l’astrologie et ne sont pas utilisées en astronomie, en dehors des traces qu’elles laissent dans la nomenclature des astres. Le lecteur pourra s’intéresser aux concepts de « force terrestre » et de « force cosmique » de Rudolf Steiner, inventeur de la Biodynamie et conclure de lui-même sur la nature scientifique ou non de ces concepts et s’ils se rapprochent plus de l’astrologie ou de l’astronomie. Dans tous les cas,  la pertinence d’un tel calendrier peut se vérifier expérimentalement. La seule étude que nous avons croisée sur le sujet conclut à une absence d’effet.

Le discours sur le calendrier se poursuit, sur le même mode incantatoire privé d’explication rationnelle.

On a des jours pour renforcer la racine. On a des jours pour renforcer la feuille, et d’autres pour renforcer la fleur ou les fruits.

C’est un travail de tous les jours d’observer le vivant et de se poser des questions sans vouloir forcément une réponse automatique. Au fur et à mesure qu’on observe, la méditation se fait, on comprend, et au fur et à mesure qu’on comprend il y a d’autres choses qui apparaissent.

Tels sont les conseils qu’on nous donne : il faut se poser des questions et refuser les réponses automatiques… mais passer par la méditation… et donc chercher des réponses intuitives… qui sont en réalité bien plus automatiques que les réponses offertes par une analyse rationnelle, laquelle nous force à vérifier que nous ne nous trompons pas et ne nous laissons pas leurrer par des idées faciles à penser.

J’aime bien l’idée de me dire que la plante aime être regardée, mais ça n’est qu’une supposition à valider scientifiquement.

En effet : certaines idées sont plaisantes à penser. Toutes ne peuvent pas être validées par la science, mais certaines peuvent être testées ; et la biodynamie aurait pu donner les preuves de son efficacité. Ce n’est pas le cas, et pour cette raison il s’agit d’une croyance.

Que conclure ?

La forme de bonheur que certains trouvent dans des croyances ésotériques n’a rien de dérangeant, même si pour reprendre Douglas Adams : « N’est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l’habitent ? » En revanche on peut se demander si un média peut diffuser un tel portrait sans aucun appareillage critique, sans aucune remise en contexte qui permettrait aux spectateurs de ne pas croire indûment que ce qui est dit jouit d’une validité scientifique ou que la rédaction accrédite les propos qu’elle porte à la connaissance du public. Le sceau « vu à la TV » est une carte de visite qui vaut malheureusement souvent bien plus que des résultats prouvés scientifiquement.

Bien sûr critiquer la nature ésotérique et pseudoscientifique de la biodynamie ne revient pas à défendre une agriculture industrielle intensive. Et réciproquement, contester les pratiques culturales qui font un mauvais usage des semences, des sols, des intrants ou des réserves en eau n’implique pas de se réfugier dans des méthodes dont le seul mérite est de flatter le rejet de ces pratiques.

Ce que nous voulons souligner est qu’il est important de prendre la mesure des influences médiatiques sur l’engagement des citoyens dans des systèmes de croyances en apparence bénins mais qui peuvent jouer un rôle d’amorce dans un rejet de la science dont la société aurait à pâtir.

Retrouvez les vidéos de La Tronche en biais sur le Média.

2 Comments

  1. Ainuage

    Bravo au partenaire de Astec pour sa critique pertinente. Pertinente, certes, mais ô combien « enrobée » de précautions verbales. Certes il faut rester respectueux, mais là c’est presque obséquieux. Passons.

    Nous fréquentons tous des adeptes de la médecine naturelle; et dieu sait qu’il y a quelque chose à attendre de cette médecine … à condition que les affirmations puissent faire l’objet d’observations et de mesures (comparatives et contradictoires) à défaut d’une compréhension des phénomènes « naturels ». Et c’est peut-être cette condition scientifique stricte qui pousse presque systématiquement les adeptes de la médecine naturelle à insérer dans leur idéologie la médecine surnaturelle qui, elle, n’a pas besoin d’être « prouvée ». Et là, c’est du grand foutage de gueule.

    Florilège personnel :
    – Une amie « naturaliste-surnaturaliste » me dit un jour qu’une femme « souffleuse de feu » lui avait transmis ses « pouvoirs » (!!). Très intéressé, je fais à haute voix l’hypothèse qu’elle lui avait transmis ses « compétences » lors d’un travail en commun pendant un certain temps « 6 mois ? 1 an ? ». Mon amie me regarde alors, totalement interloquée par ma remarque et me répond : « mais non, pas du tout, elle a simplement fait une prière pendant 30 secondes ». Waou ! quelle rapidité dans l’acquisition des compétences ! formidable !
    – la même amie, qui pratique des massages « naturels/médicaux » (!), affirme que ces massages peuvent absolument tout guérir. Je lui réponds en lui opposant quelques cas qui ne peuvent pas être guéris. Elle en convient et rajoute que lorsque les gens ne guérissent pas avec sa méthode, c’est qu’ils ne veulent pas guérir (ils trouvent un bénéfice secondaire à la maladie). Freud, devant l’échec systématique de sa technique (technique adorée en France) avait utilisé le même argument. Argument impeccable pour justifier n’importe quelle charlatanerie médicale.
    – une autre amie, du même tonneau, défend l’idée que c’est aux parents de dépuceler leurs enfants adolescents (« apprentissage de la sexualité dans de bonnes conditions » et « dans la confiance »). Y’a qu’à !
    – une autre encore (beaucoup de femmes !), sur la base de la physique quantique, défend l’idée de la télépathie et de synchronicité (là c’est Jung qui tient le flambeau, avec son scarabée thérapeutique).
    – outre la Physique Quantique, il y a aussi le Yoga Tantrique, yoga très prisé aussi par cette engeance : le phallus y est un vecteur d’énergie tout à fait convenable, énergie qui demande surtout à être maintenue longtemps, longtemps dans les hauteurs de spasmes érotico-signifiant.

    Pour réagir encore sur quelques points évoqués, en confortant le point de vue d’Astec.

    Parler de « constellations astronomiques » ? pourquoi pas, à condition que l’on précise la nuance. Les constellations astrologiques (l’horoscope) n’ont effectivement aucune réalité matérielle. Elles ne sont qu’une apparence visuelle, vue du système solaire (notre voute céleste n’existe que pour un observateur situé dans notre système solaire). Mais alors qu’est-ce qu’apporte de signifiant la notion de constellations astronomiques ????

    Goethe était souvent, aussi, un matérialiste génial : il a opposé à l’affirmation religieuse « au début était le verbe », sa propre affirmation « au début était l’action » (dans Faust, je crois). Et oui, la pensée et le langage viennent après l’action cad après les rapports sociaux. Les curés n’y avaient pas pensé.

    Les Fées : fées viendrait de « fades » qui est un mot très présents dans les toponymes français du centre de la France. On hésite sur sa signification réelle : pour certains, fades signifiait effectivement fées, et pour d’autres fadas (fous, timbrés). Concernant les bio-dynamiciens, j’opte pour ce dernier sens.

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