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Une pénurie d’enseignants fait rage en France

Une pénurie d’enseignants fait rage en France

Faisant face à une pénurie d’enseignants, l’Education nationale souhaite modifier les conditions de recrutement.

Devant un manque d’attractivité évident face aux métiers de l’enseignement et une présence d’enseignants contractuels en pleine augmentation au cours de ces deux dernières années, la cour des comptes avait envoyé en Mars dernier un référé au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et au ministre de l’Enseignement supérieur Mme Frédérique Vidal concernant la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, auquel ils ont répondu positivement.

Crise de vocations

Le problème est que le métier d’enseignant ne fait plus rêver. En 2017, 380 postes n’ont pas trouvé preneurs. Cela semble être le symptôme d’une profonde crise d’attractivité, mais également un problème de recrutement. Dans le second degré par exemple, le nombre de postes ouverts mais non pourvus à l’issue des concours s’élèvent à plus de 10.000 postes entre 2008 et 2015.

Pour devenir enseignant de nos jours, il faut être titulaire d’une licence avant d’intégrer un des 32 écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), avant de préparer un master de métier de l’éducation et de la formation. S’en suit un concours d’admissibilité.

Vous l’aurez compris ce parcours Bac+5 est complexe et la gestion de la ressource enseignante en souffre grandement.

Dans son référé (recommandation n°6), Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes, préconise le déplacement des épreuves d’admissibilité à la fin de la licence et ainsi passer d’un parcours de cinq années d’études à trois. Une proposition permettant de recruter rapidement de nouveaux candidats.

« Nous avons un besoin évident de pré-recrutement, c’est-à-dire des personnes qui se destinent à la fonction de professeur, à qui on donne les moyens de s’engager dans cette carrière« , explique Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale à France Info.

Une autre proposition de la Cour des Comptes est également étudiée par le ministre : la mise en place d’une prime annuelle de 3000€ pour les enseignants en réseau d’éducation prioritaire (REP).

Tout cela dans le but d’encourager la vocation professorale.

Photo : Jean-Michel Blanquer

Crédits : École polytechnique – J.Barande/ Wikimedia commons

3 Comments

  1. La pénurie n’est pas que l’œuvre de l’absence de candidature et la non attractivité (pécuniaire??) du métier. Ainsi l’an dernier, au concours en fin de master 1 pour enseignants du premier degré, malgré le nombre élevé de candidats, les postes prévus n’ont pas été pourvus (et de loin) dans certaines académies, au motif que les candidats n’avaient pas le niveau, les compétences, les qualités requises!!!! Je ne retrouve plus l’article qui en faisait état , mais je m’en souvient fort bien. J’ajoute à cela les personnes qui s’engagent dans cette voie, et renoncent après les stages en situation, au vu de comment les choses se passent aujourd’hui au sein de l’EN: beaucoup d’enseignants peu ou pas formés, pas de travail d’équipe, isolement de ceux qui s’investissent, faible ancrage dans leur environnement, etc…

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  2. Évident !! Ecoeurant !!
    Quand on voit qu’un étudiant en 2ème année de STAPS est contraint de redoubler un 2ème semestre alors qu’il lui manque 0.12 point avec la compensation annuelle !!!
    On lui refuse le droit de passer en AJAC , ce qui lui permettrait de suivre les cours de 3ème année et ainsi de rester dans le cursus!! L’étudiant quitte donc la fac en Avril pour ne reprendre les cours qu’en Janvier de l’année suivante ; 9 mois sans cours, 9 mois de mise à l’écart !!
    Il cherche donc du travail en tant qu’assistant d’éducation et entre dans un système d’exploitation qui le déconnecte du monde étudiant…et finit par arrêter ses études !!! Tout est fait pour décourager les étudiants !!!

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  3. L’article est très incomplet. Nouvelles conditions de recrutement et d’utilisation des ÉTUDIANTS en tant que ressource d’ENSEIGNEMENT : c’est la solution du gvt, obliger les étudiants à enseigner au plus vite..Hehe « ils sont moins exigeants et on a déjà sucré un peu d’apl pour les motiver! »

    – fin BAC+3 : Admissibilité.
    – BAC+4 : Stage en responsabilité à 33% (rémunération en csq, 450e/m), sur des postes fractionnés sur toute l’année + inspections fréquentes en classe + M1 standard avec partiels. Vous avez dit pression ?
    – BAC+5 : Stage en responsabilité à 50% (rémunération en csq, 650e) sur des postes fractionnés sur toute l’année + inspections fréquentes en classe + M2 standard avec partiels + Mémoire. Vous avez dit pression ?
    – enfin…épreuves d’admission (oraux) après 2 ans de stage, pour valider un concours initié 2 ans plus tôt. Évidemment, retour à la case départ si les épreuves orales sont ratées…stage à 33% … Vous avez dit PRESSION ??

    On utiliserait (utilisera?) donc des étudiants dès le bac+4 en tant que CONTRACTUELS et non fonctionnaire stagiaire (pas d’ancienneté valorisable par la suite, expulsables à souhait, rémunération scandaleuse…) pour palier à ce manque d’enseignant et tout ça à moindre coût.

    C’est ça l’attractivité retrouvée pour l’enseignement: valider un concours sur 2 ans, après deux ans de stage et deux années de master. Rémunération en tant que titulaire ? 1400e net.

    Splendide!

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