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Des “moutons humanisés” comme futures banques d’organes ?

Des “moutons humanisés” comme futures banques d’organes ?

On arrête pas le progrès : “l’Ile du Docteur Moreau” sort du rayon science fiction pour rejoindre celui de l’anticipation.

Chaque année, plus de 500 personnes meurent faute d’une greffe d’organe. Pour tenter de pallier au manque d’organes disponibles pour greffes, des chercheurs essayent par divers moyens de diversifier les sources d’approvisionnement de greffons. Impression 3D d’organes, organes-machines comme les coeurs artificiels, prothèses, nanotechnologies… La science explore à tout va les alternatives, y compris les croisements génétiques inter-espèces.

Samedi 17 février, le chercheur Pablo Ross de l’Université de Californie a annoncé avoir implanté des cellules humaines dans un embryon de mouton, dans une proportion de 0.01% au niveau cellulaire, peut-on lire sur le site National Geographic. Cette expérience fait suite au précédent controversé qui avait conduit en 2017, à l’implantation de cellules humaines sur des embryons de porcs. Il s’agit dans les deux cas de produire des chimères qui puissent servir de “banques d’organes” à destination de patients humains en attente de greffons. Les embryons de moutons-humains n’ont pas été portés au delà des 28 jours faute d’autorisation. Si l’on en croit The Guardian environ 1 % de cellules devraient être humaines chez l’embryon animal pour que la greffe d’organe puisse fonctionner.

Reste à espérer que l’on n’implante pas demain des cellules de moutons chez l’homme, pour rendre le citoyen docile…

Pour en savoir plus :

Sur le site de National Geographic

L’article de The Guardian

Crédits (cc)cocoparisienne / Pixabay

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