Un collectif d’avocats alerte l’ONU sur le niveau de répression contre les Gilets jaunes

Un collectif d’avocats alerte l’ONU sur le niveau de répression contre les Gilets jaunes

Des experts dénoncent des entraves à la liberté de manifester et le niveau de violence actuel contre les Gilets jaunes.

Un collectif d’avocats de Lille, Paris et Toulouse sont intervenus ce mardi 12 février, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), à Genève, « en qualité de Conseils de 34 personnes ayant toutes fait l’objet de mesures attentatoires à leur droit de réunion pacifique sur le territoire français », lors du mouvement des Gilets jaunes. Ces manifestants ont été « contrôlées, interpellées et parfois poursuivies ». Les avocats estiment, dans un communiqué, que « le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée lors des manifestations récentes des ­gilets jaunes” et les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l’ordre pour garantir l’exercice des libertés, selon un groupe d’experts des droits de l’homme des Nations unies ».

Si la violence policière qui s’est abattue sur les  manifestants depuis le début du mouvement a connu une médiatisation sans précédent, notamment avec la dénonciation de l’utilisation des armes dites « intermédiaires » (LBD 40 et grenades lacrymogènes explosives ou de désencerclement), les avocats estiment que « ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg ». Ils mentionnent aussi bien les placements préventifs en garde à vue empêchant les rassemblements publics, la Loi « anti-casseurs » ou la note interne au Parquet de Paris dévoilée par le Canard Enchaîné, prouvant « la volonté délibérée de ficher les gilets jaunes interpellés même si aucune infraction ne leur est reprochée, et de les maintenir en garde à vue jusqu’au dimanche pour les empêcher d’exercer leur droit de manifester ». « Un tournant liberticide alarmant », nous confie Alice Becker, avocate au barreau de Paris. Son confrère Xavier Sauvignet nous explique qu’au départ, le collectif s’est inquiété d’ « un nombre excessif de fichages et de gardes à vue sans réel motif ». Comme il n’existe « aucun recours au niveau national », ils ont voulu alerter contre « la restriction de la liberté de manifester. » Selon lui, ils expèrent que la France soit « sommée par l’ONU de se conformer aux standards internationaux », bien que l’instance ne peut pas contraindre le gouvernement. Alice Becker espère « une prise de conscience de l’exécutif, de l’ONU ou du parlement européen. » 

« Nous encourageons la France à repenser ses politiques en matière de maintien de l’ordre et encourageons les autorités françaises à ouvrir des voies de dialogue afin d’atténuer le niveau de tension et de reconnaître le rôle important et légitime que les mouvements sociaux jouent dans la gouvernance » ont conclu les experts.

Légende : Manifestation du 11 décembre 2018

Crédits :  Capture d’écran / YouTube / Le Média

2 Comments

  1. DRON Jean François

    c’est quand même une honte de voir ce président près à investir un pays étranger pour y défendre une soit disant liberté et ici massacrer son peuple et le priver de libertés. ce gamin finira mal à coup sûr

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  2. Mesannonces

    OUAIS ! On va virer et JUGER CES ASSASSINS dès que la FRANCE sera libérée de cette dictature nazie !

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