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Philippe Martinez refuse la manifestation du 5 mai

Philippe Martinez refuse la manifestation du 5 mai

Le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a exprimé son refus de participer à la grande manifestation du 5 mai proposé par François Ruffin. Etrange décision, intervenant au moment où les mobilisations ont plus besoin de relais que jamais.

C’est donc par la négative que le leader de la CGT a répondu à l’appel au « grand débordement » lancé par les anciens instigateurs de « Nuit Debout », François Ruffin et Frédéric Lordon, lors du rassemblement qu’ils avaient organisé à la Bourse du Travail la semaine dernière. LCP nous rapporte que, selon lui, « multiplier les mobilisations n’est pas efficace ».

Dans un entretien au Monde, il aurait déclaré que « l’idée de favoriser la participation d’autres salariés ou travailleurs qui, pour des raisons diverses, ne peuvent pas faire grève est intéressante », mais quatre jours avant le 5 mai, il y a le 1er mai », un grand rendez-vous de convergence des luttes. Multiplier les dates génère de la division et n’est pas efficace ». Voilà une « analyse » qui mériterait un peu plus d’approfondissement.

Ce n’est pas la première fois que Philippe Martinez rejette ainsi les appels à la mobilisation émanant de la France Insoumise. Il avait déjà refusé de se joindre à la FI à l’automne dernier. Il s’agit, pour lui, de tentatives de récupération politique. Ainsi souhaiterait-il que les luttes, et le terme « convergence », ne soient pas récupérés politiquement.

C’est un cas sociologiquement intéressant. En s’isolant ainsi des mouvements politiques favorables aux luttes sociales, le Secrétaire Général exprime tacitement, sans le dire, le souhait de concourir à un monopole de la représentation sociale des mobilisations. Mais comment mettre en oeuvre la « convergence des luttes » sans rassembler les différents acteurs susceptibles d’en être les porte-paroles ?

Crédits: Ricani16/Wikimedia Commons

11 Comments

  1. David Desfresne

    Objectivement, il n’a pas tort, pourquoi faire une manifestation si près du 1er mai… Il faut que nous apprenions à décider après concertation au lieu d’espérer que les gens viennent se rallier derrière nous…
    On lâche rien !!!

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  2. Thierry Dubois

    Objectivement, Martinez a tort . Il fait le choix de couper les cheminots du soutien necessaire à l’edification d’un rapport de force avec le gouvernement . Ce dernier fait de la politique, la reponse ne peut qu’etre politique. Le mouvement de contestation ne peut etre categoriel, il doit porter un projet de societe. Pauvre Martinez, à vouloir garder la maitrise pour la CGT de la suite des evenements, il aura une defaite de plus. Ensuite, il devra trouver la justification d’une prochaine mobilisation. Defresne a raison sur un point: on ne lache rien, sauf Martinez. Travaillons directement avec la base syndicale.

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  3. FILuc07

    Ce n’est pas LFI qui est à l’origine de cet appel. François Ruffin est passé le 7 avril à la convention de FI, pour demander un engagement après un discours de JLM qui n’avait pas tranché sur cette question.

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    • Thierry Dubois

      Bien d’accord avec vous. Il n’y a que Martinez malgré son air chafouin qui n’a pas compris l’enjeu et la circonstance. Bien content d’etre à SUD, à la CGT le responsable confédéral n’est pas tres malin. Pour les conflits à venir, il va falloir le surveiller de près.

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  4. Zohra Salierno

    on ne va pas reprocher à la C.G.T ce qu’on reproche à la C.F.D.T. Martinez se méfie de la récupération politique mais s’il ne fait rien, il risque de se faire déborder par sa base.
    il faut discuter, ne rien imposer, pour trouver un équilibre pour converger.
    la F.I n’ a pas non plus à imposer son point de vue .

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  5. Antoine

    Je suis socio et F.I. mais pourtant je trouve que la CGT a raison, a quoi sert de compter les manifestants un samedi ?. Je suis favorable plutôt à un appel de l’intersyndicale à la grève générale sur plusieurs jours pour avoir un impact sur l’économie. Si un tel appel avait lieu il serais idéalement soutenu par les partis de gauche.

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  6. guilbaud

    je suis retraité ancien délégué cgt (toujours syndiqué …cgt même à la retraite)j »habite lyon et je vais aller à paris le 05 mai et le 14 avril à Marseille
    j’espère que mr martinez va changer d ‘avis les forces se rassemblent car l’enjeu est important je ne descends pas de la cuisse de jupiter(humour)
    je suis également socios merci au média pour tout vos efforts et j’espère que monsieur martinez ne joue pas la courroie de transmission du parti communiste car je suis fatigué des petits calculs j’ai encore en travers la loi travail ne nous laissons pas isoler et je dis les gens réveillés vous

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    • Maleville

      Il est à craindre que monsieur Martinez joue justement la courroie d’un parti qui se méfie tellement de tout ce qui émane de prés ou de loin de la FI.
      Le 1er mai est une journée revendicative, c’est surtout la journée des syndicats, le 5 c’est autre chose qui intéresse pourtant aussi la condition du peuple et des travailleurs.
      Une division SVP, une !!

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    • Patrice Frappat

      Je pensais la même chose que vous : comment refuser une généralisation des actions alors que 14 manifestations syndicales très suivies contre la loi travail ne sont pas venues à renverser le rapport de forces . Cette attitude risque ( je le constate ) de décourager les élèments moteurs de la contetstation. Macron a une attaque globale des acquis sociaux , il faut construire , dans le respect des différences , une convergence politique et syndicale de riposte . bonne journée.

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      • Moretto M-J

        ça veut dire quoi « récupération politique » ?Défendre les intérêts des travailleurs comme le font les syndicats,ce n’est pas politique? Partis de gauche et syndicats n’ont-ils pas le même but,à savoir défendre nos droits et l’intérêt général? Jean Jaurès ,appelé à plusieurs reprises par les syndicats pour les soutenir ,c’était de la « récupération politique » ?Qui a le pouvoir de relayer ces luttes et d’influer dans le bon sens sinon nos élus à l’Assemblée Nationale?Je ne comprends pas cette division que nous allons payer très cher si les syndicats persistent dan cette voie ,on a vu où ça a mené quand il s’est agi de la loi travail.Déception et tristesse. « Tous ensemble »,ce n’est visiblement pas pour demain.

  7. nacer

    Le thème du 5 mai c’est le débordement général, vous voyez une direction syndicale envisagée d’être débordée?Comme en 2010 si l’on suit les directions tous cela se perdra dans les sables…Nos directions syndicales sont trop « institutionnalisées » n’en attendez pas une grande détermination ils ont trop à perdre.

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