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Les Gilets jaunes viennent en soutien d’Alexandre Langlois

Les Gilets jaunes viennent en soutien d’Alexandre Langlois

Le conseil de discipline du policier lanceur d’alerte Alexandre Langlois a eu lieu Mercredi 20 février 2019. Menacé pour manquement au devoir de loyauté, c’est dans la salle 167 que son sort a été décidé.

Bien que le conseil de discipline doit avoir lieu à 9 h 15, Alexandre Langlois arrive sur les lieux une heure avant l’audience. Langlois prend le temps de parler à la trentaine de Gilets jaunes réunis pour le soutenir, l’occasion pour lui de montrer que la situation n’affecte pas son moral.

Jusqu’à 8 heures, le calme régnait devant la Préfecture. 15 minutes plus tard, les évènements ont pris une autre tournure. Une petite cinquantaine de gilets jaunes sont venus apporter leur soutien à Alexandre Langlois. Ugo Bernalicis, député de la France insoumise (FI), est également présent sur les lieux.

Nombreux sont les faits qu’Alexandre Langlois a porté à la connaissance du public, mettant en avant les dysfonctionnements au sein de la Police nationale et du ministère de l’Intérieur. Les révélations du secrétaire général du syndicat policier Vigi ont eu pour effet d’effrayer sa hiérarchie, et ce à maintes reprises. Alexandre Langlois a également montré son soutien aux Gilets jaunes, lors de nombreux passages médiatiques.

Le fonctionnaire ne s’est pas contenté de révélations. Sur le terrain judiciaire, il n’a pas hésité à se porter partie civile dans l’affaire Benalla avec le syndicat Vigi. Ils ont porté plainte pour « usurpation de fonction » et « usurpation de signe réservé à l’autorité publique ».

Alexandre Langlois a également dénoncé l’inaction du directeur général de la Police nationale face aux cas de suicide dans l’institution. Il s’en expliquait récemment dans une interview accordée au Média (17 janvier).

Le syndicat Vigi avait, en soutien au lanceur d’alerte, mis en place une pétition récoltant plus de 68 000 signatures.

Les Gilets jaunes en soutien

« Dire la vérité, ce n’est pas autorisé », clame Clément, gilet jaune venu soutenir le dirigeant syndical. « Il a dénoncé des pratiques policières hallucinantes. Quand les manifestants sont dans une rue, les policiers bloquent cette rue en étant persuadés qu’il y a une autre sortie, alors que d’autres policiers en bloquent une autre juste à côté. Il n’y a que la salle de commandement qui est au courant du positionnement des forces de l’ordre. Il y a un véritable manque de communication. »

Clément n’est pas le seul gilet jaune à apporter son témoignage. Sophie déclare ne pas être là, cette fois, pour « lutter contre la hausse du pouvoir d’achat », mais pour « défendre Alexandre Langlois, qui a osé dénoncer des choses graves. Je suis effarée par la situation, je me tiens là pour défendre tous les lanceurs d’alerte. »

Les gilets jaunes venus en groupe pour soutenir le lanceur d’alerte, étaient accompagnés par plusieurs policiers. C’est le cas de Noam Anouar syndicaliste Vigi et ancien membre des renseignements généraux, présent pour défendre Alexandre Langlois. Il a, lui aussi, contribué à mettre en lumière les nombreux dysfonctionnements de la police. Il est d’ailleurs venu en témoigner sur le plateau du Média.

Lui aussi sous le coup d’une procédure disciplinaire, il indique avec un certain flegme que sa présence a peu de chances d’influer sur le sort d’Alexandre Langlois. « Les dés sont lancés depuis longtemps, c’est une présence symbolique, les membres des conseils de discipline n’ont que faire de notre présence, mais cela ne nous empêchera pas de faire pression pour tenter d’annuler une possible sanction. »

Le verdict est tombé aux alentours de 15 heures soit après plus de 6 heures d’audience. Les membres du conseil ne sont pas parvenus à voter en majorité une sanction. C’est désormais au ministère de l’Intérieur de trancher. La sanction sera communiquée dans un délai de 6 mois.

Le verdict prononcé a un goût de première victoire pour le syndicat Vigi. Fatigués par les pressions de la hiérarchie, les syndicalistes ne baissent pas les bras pour autant : « Comment ne pas voir également une tentative de coercition pour nous faire taire dans l’affaire Benalla/Macron, pour notre opiniâtreté à poser les questions qui dérangent en tant que partie civile ? »

Désormais Alexandre Langlois est dans l’attente de la décision du ministère de l’Intérieur.

Légende : Alexandre Langlois 

Crédits : Capture d’écran / Le Média

1 Comment

  1. Méc-créant

    Alexandre Langlois est de ces rares policiers qui, en conscience, n’obéissaient pas aux ordres de Vichy et des nazis. D’ailleurs, étaient encore plus rares (un ou deux me semble-t-il )les magistrats n’ayant pas prêté serment à Pétain…c’est-à-dire ceux…qui n’hésitèrent pas ensuite à le condamner à mort. Quand le député De Courson déclare que nous nous retrouvons en train de reproduire l’infamie de Vichy, il ne fait que mettre en évidence la fascisation du régime, des lois qu’il veut imposer et la soumission délétère de la magistrature et de la police à cette idéologie mortifère pour les souverainetés populaire et nationale, et pour toute forme démocratique. Cela ne fait que confirmer que les membres associés à ce pouvoir méritent bien la définition de « nouveaux collabos » que je leur attribue, dans le texte « Sors d’ici Jean Moulin » (voir le blog). Ils sont clairement –qu’ils en soient conscients ou non– les serviteurs zélés d’une prétendue nouvelle « souveraineté européenne ». Vous avez dit « souveraineté »?…
    Méc-créant.

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