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Et si Ruffin et Lordon débordaient le mouvement social ?

Et si Ruffin et Lordon débordaient le mouvement social ?

Et si on essayait quelque chose ? C’est l’intitulé de l’événement organisé mercredi 4 avril au soir, à la bourse du travail de Paris. Le Média y était et décrypte les enjeux de ce rendez-vous.

La soirée démarre en fanfare. L’ambiance est festive. L’intellectuel engagé Frédéric Lordon et le député journaliste François Ruffin ont permis de remplir la grande salle. Au point que tout le monde n’a pu y entrer. Beaucoup viennent avec l’espoir de participer à une nouvelle initiative de lutte. Comme un nuit debout bis.

Dans l’hémicycle des syndicalistes, différentes organisations, de différents secteurs. Parmi les militants de la France Insoumise, on aperçoit des élus: Alexis Corbière, Eric Coquerel, Danielle Simonnet. Egalement quelques curieux et une foule souriante de parisiens.
19h, l’assemblée entonne La semaine Sanglante. Différents orateurs se succèdent, tous ovationnés. La salle scande alors « grève générale ».

Un calendrier disputé

L’objectif du meeting ? Appeler à une journée de mobilisation nationale le 5 mai prochain. François Ruffin propose la création, sur l’ensemble du territoire, de « comités du 5 mai ».

La date tombe un samedi. Manifester le week-end est une revendication d’une partie de la gauche, dans l’espoir de rassembler plus largement, alors que les directions syndicales organisent des journées de grèves en semaine, pour mobiliser dans les entreprises.

Le lendemain, une quinzaine de représentants syndicaux, politiques et associatifs marseillais appellent à une manifestation « Stop Macron » le 14 Avril. Encore un samedi… coïncidence ? Peut-être pas. A l’instar de Frédéric Lordon et François Ruffin, ils sont nombreux à considérer qu’il faut compter sur toutes les forces d’opposition, y compris celles qui ne font pas grève, pour peser face à Emmanuel Macron. Et donc qui ne peuvent se rendre en manifestation que le week-end. Sinon gare « aux manifs saute-mouton de semaine vouées à finir à quelques dizaines de milliers » écrit Frédéric Lordon dans une tribune du Monde diplomatique en mars dernier.

Les syndicalistes sont quant à eux nombreux à penser que la priorité est, au contraire, de renforcer le mouvement de grève. Et ne perçoivent l’intérêt de défiler dans les rues un samedi. Surtout qu’il s’agit d’un jour où les cheminots ne seront pas en grève.

Quel que soit le calendrier, Le Média en sera.

2 Comments

  1. Maxime

    J’attends avec curiosité la réaction, toute en coups de griffe ulcérés de Libération et de son journaliste damné Philippe Douroux, au retour de Frédéric Lordon sur la scène de la contestation.  Je rappelle ici l’article poubelle que ce Douroux avait commis, peut-être pour faire plaisir à son patron milliardaire, lors des événements de Nuits debout.

    http://www.liberation.fr/debats/2016/02/29/frederic-lordon-l-intransigeant-colerique_1436557

    À lire aussi le courrier des lecvteurs qui avaient tout de même réagit à tant de bassesse.

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