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En soutien à Gaspard Glanz, journaliste

En soutien à Gaspard Glanz, journaliste

Plus d’une vingtaine de Sociétés des Journalistes et Rédacteurs de différents médias, dont la SDJ du Média, cosignent ce texte en soutien au journaliste Gaspard Glanz, interpellé par la police ce 20 avril, gardé à vue durant 48 heures et interdit de paraître à Paris les samedis, jours de mobilisation des Gilets Jaunes, ainsi que le premier mai.


Samedi dernier, alors qu’il couvrait la manifestation des «gilets jaunes», notre confrère Gaspard Glanz a été interpellé sans ménagement et placé en garde à vue pendant quarante-huit heures. D’après les témoignages recueillis et publiés depuis, il a eu un mouvement d’humeur à destination de policiers, ces derniers refusant de l’entendre alors qu’il voulait se plaindre d’avoir été visé par un tir de grenade. Il lui est désormais interdit de paraître à Paris les samedis et le 1er-Mai, donc d’y couvrir les manifestations, jusqu’à sa comparution pour «outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique» le 18 octobre, ce qui revient à lui interdire de faire son travail de journaliste.

Les sociétés de journalistes et de rédacteurs signataires, qui apportent leur plein soutien à Gaspard Glanz, empêché de couvrir les prochaines manifestations parisiennes, c’est-à-dire de travailler et d’informer, dénoncent une fois encore les conditions de travail extrêmement difficiles qui sont les leurs dans le cadre des manifestations de «gilets jaunes». Une situation particulièrement difficile pour les journalistes indépendants et les photographes, souvent en première ligne. Les journalistes, qui ne font que leur métier, ne peuvent pas tolérer de se voir régulièrement pris pour cible par les forces de l’ordre : depuis le début du mouvement, 79 journalistes ont été victimes de violences policières, selon le décompte du journaliste David Dufresne, et la nouvelle loi «anticasseurs» renforce encore l’arbitraire et met un peu plus en danger la liberté de la presse.

Les SDJ et SDR déplorent également le silence assourdissant du ministre de la Culture et de la Communication, pourtant censé soutenir la liberté et l’indépendance de la presse.

 

Signataires : les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels de BFM-TV, Les Echos, L’Express, Le Figaro, France 2, France 24, France 3 National, Franceinfo.fr, France Inter, L’Humanité, Le JDD, Libération, Le Média, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Télérama, Paris Match, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Sud-Ouest, Premières Lignes, RFI, RMC, TV5 Monde, 20 Minutes ainsi que les rédactions d’Alternatives économiques, du Bondy Blog et des Jours.

 

Crédits photo de Une : Zakaria ABDELKAFI / AFP.

1 Comment

  1. Ainuage

    Ouf ! voilà une initiative réjouissante bien que surprenante de la part de certains signataires issus du meanstream : bon, ne crachons pas dans la soupe et réjouissons-nous ; ces occasions sont rares ! Y’en a qui y sont allés sans doute à reculons mais passons.
    L’inacceptable est déjà tellement dépassé dans notre pays en termes de fachisation politique qu’il ne faut pas refuser les petites fleurs de printemps qui éclairent le ciel. Nos classes économiques dominantes ont trouvé en Macron un relais politique tellement prêt à tout en matière d’abjection morale !

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