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Écoutons les mobilisations : Place au dialogue social !

Écoutons les mobilisations : Place au dialogue social !

Le nouveau plan étudiant du gouvernement Philippe, Parcoursup, les projets de fusion d’universités… toutes ces réformes de notre cher président : voilà les causes des mobilisations étudiantes qui se propagent partout en France. Cette lutte anti-macroniste prend notamment cœur à l’université Jean-Jaurès, plus connue sous le nom de « fac du Mirail » à Toulouse.

Depuis quelques semaines des étudiants bloquent la fac et sont de plus en plus nombreux. Aujourd’hui la grève prend un autre sens : les étudiants, souhaitent changer l’éducation, changer ce système dans lequel nombreux d’entre eux se sentent enfermés. Ce système qui donne droit à l’éducation aux jeunes programmés à être et rester ce qu’on attend d’eux et non à ceux qui sortent du cadre.

C’est à travers les chaises et tables bloquants les entrés des bâtiments, les tags dans les couloirs et les amphis… que se lit une réelle motivation. Les étudiants ont fait preuve d’une cohésion extraordinaire pour créer une alternative à ce système. Ils souhaitent créer un lieu de vie commune où la liberté d’expression, la tolérance et le multiculturalisme sont les valeurs maitresses.

Le fameux Arche du Mirail pour les anarch’ dont le toit domine toute la fac, le grand Amphi pour les AG et le hall d’accueil où se retrouvent ceux qui luttent pour manger, dormir, vivre…

Toute cette organisation est mise en place pour vivre et survivre pendant cette lutte, tandis que d’autres étudiants ou citoyens crachent sur eux car leur train-train quotidien est dérangé par les mobilisations.

Extension des luttes

Ces étudiants font preuve d’une réelle force de caractère pour sortir de ce système qui les encadre depuis leur plus jeune âge. Ce courage vient d’un ras-le-bol partagé par de nombreuses autres fac : Montpellier, Renne, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Caen, Paris 1, 8, 5, 7…

Cette lutte ne concerne pas seulement les étudiants, mais de nombreux secteurs professionnels, pourtant très différents. Les cheminots, les magistrats, les éboueurs ou encore les électriciens, les égoutiers et les gaziers. Tous ont quelque chose à dire, à exprimer mais ne sont pas forcément écoutés. Mais, plus que ça, cette lutte concerne aussi tous les citoyens. Les grévistes ne se mobilisent pas seulement pour leurs droits, mais pour nos droits, ceux des futurs étudiants, des usagers de le SNCF… Une convergence des luttes est en marche aujourd’hui pour contrer la destruction du service public par Macron.

Alors, si tant de  citoyens refusent les réformes du gouvernement, si autant souhaitent qu’on écoute leurs revendications, et puisqu’après tout c’est ça la démocratie : pourquoi continue-t-on critiquer et décrédibiliser leur manifestation ? Pourquoi dit-on qu’ils manifestent pour manifester, qu’ils crient pour crier ? Sûrement car il est plus simple de critiquer que de se mobiliser.

Crédits : Gyrostat/Wikimedia commons

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