Carrefour : Les syndicats préparent une grève exceptionnelle

Carrefour : Les syndicats préparent une grève exceptionnelle

Les employés de Carrefour souhaitent frapper « fort » en ce week-end de Pâques avec  « une grève générale » pour « contrer les attaques » de la direction.

Un énorme mouvement de contestation, de la part des salariés de Carrefour, se prépare ce week-end selon les syndicats. Hypermarchés et supermarchés bloqués ou fermés, entrepôts à l’arrêt, les salariés entendent frapper « fort ». Ils dénoncent une « dégradation » du dialogue social.

Un dialogue social souhaité après la suppression de milliers d’emplois annoncée en janvier, au projet de passage en location la gérance de plusieurs hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine potentiellement visés) et aux craintes sur l’avenir à long terme d’autres milliers d’emplois (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés)

« L’ébullition » s’est manifestée bien avant samedi par des débrayages et manifestations spontanées dans des magasins et des plateformes logistiques, souligne Michel Enguelz, représentant de FO, premier syndicat du groupe.

Au programme donc de cette journée de grève à l’appel de FO et la CFDT, relayée séparément par la CGT, défense des emplois et du pouvoir d’achat.

Un mécontentement qui touche aussi les cadres, considérés comme « la dernière roue du carrosse », leur syndicat, le SNEC CFE-CGC, s’il ne s’associe pas au mouvement de grève, les appelle à la « déconnexion totale » de 9H00 à 11H00 vendredi dans toutes les sociétés du groupe.

Annonces par voie de presse avant d’en informer les représentants du personnel, négociations « à marche forcée », absence de réponses aux revendications formulées: les syndicats sont unanimes à s’élever contre la « méthode » depuis qu’Alexandre Bompard, qui a pris les rênes du groupe l’été dernier, a dévoilé le 23 janvier son « plan de transformation ».

Menées dans un calendrier très resserré, les négociations sur le plan de départs volontaires (PDV) qui vise les sièges du groupe (2.400 suppressions de postes sur 10.500) se sont achevées mercredi. Dénonçant un « climat de pression et de menaces » sur les salariés envisageant de suivre la grève, FO a annoncé jeudi qu’il ne signerait pas le projet d’accord.
D’autres négociations, sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) accompagnant la fermeture de 273 magasins de proximité (ex-Dia) avec à la clé quelque 2.300 emplois supprimés, devaient s’achever d’ici jeudi.

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