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Des “taxis ruraux” amateurs contre “les déserts de mobilité”

Des “taxis ruraux” amateurs contre “les déserts de mobilité”

Selon Les Echos, le ministère des Transports s’apprête à autoriser de nouveaux taxis amateurs.

Va-t-on vers une nouvelle bataille entre chauffeurs de taxis professionnels et conducteurs amateurs ? Une chose est sûre : selon le quotidien économique Les Echos, une mesure consistant à autoriser des particuliers à avoir une activité rémunérée de transport de personnes a été présentée hier aux organisations du secteur, qui étaient réunis au ministère des Transports. L’idée n’est pas tout à fait nouvelle : elle avait été évoquée lors des Assises de la mobilité en décembre dernier. Il s’agit, selon le document que Les Echos a pu consulter, de « donner la possibilité aux collectivités territoriales […] d’autoriser le transport de personnes effectué à titre onéreux par des conducteurs non professionnels ».

Faire face aux « déserts de mobilités

Bien entendu, les autorités mettent en avant un cadrage strict. Les taxis amateurs devront se limiter « aux territoires ruraux à faible densité de population », considérés comme « des déserts de mobilité » solliciter des autorisations auprès de communes ou groupements de communes partenaires, montrer patte blanche via un casier judiciaire vierge, et ne pas dépasser un certain chiffre d’affaires mensuel.

Cela ne suffit pas pour rassurer les organisations professionnelles des chauffeurs de taxis professionnels. Si l’objectif est de baisser le prix de la course, ils proposent au gouvernement d’alléger les charges dont doivent s’acquitter les taxis ruraux. Et s’il s’agit de renforcer l’offre, ils proposent la mise en circulation de nouvelles licences. Ils redoutent que des taxis clandestins profitent de ce futur statut intermédiaire pour exercer, notamment parce qu’ils pourraient relier les « déserts de mobilité » aux gares et aéroports.

D’ores et déjà, certaines start-ups travaillent, en partenariat avec des collectivités, sur des offres de covoiturage rural. On compte parmi elles atchoum.eu et epouce.fr.

Photo : Taxis parisiens

Crédit : Vidéo AFP/ capture d’écran

6 Comments

  1. Nils

    « Les taxis amateurs devront […] solliciter des autorisations auprès de communes ou groupements de communes partenaires, montrer patte blanche via un casier judiciaire vierge, et ne pas dépasser un certain chiffre d’affaires mensuel.

    Cette possibilité sera encadrée. […], les candidats chauffeurs devront solliciter auprès des autorités locales (communes ou groupements de communes) une autorisation individuelle, conditionnée à la présentation d’un casier judiciaire vierge. Et leur rémunération ne devra pas dépasser un plafond annuel, qui doit être fixé par décret. »

    Les deux paragraphes se répètent un peu… il aurait été bon de les fusionner.

    Concernant le sujet en lui même j’attends d’en apprendre plus sur ce qui est considéré comme « déserts de mobilité » et le plafond annuel prévu dans la dernière version du projet de loi pour me faire un avis.

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    • Théophile Kouamouo

      Vous aviez raison sur la redite. Nous avons modifié.

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  2. Pataqouès socio, râleur et insoumis!

    Indépendamment de l’intérêt de cet article qui omet de parler du sort des Taxis déjà existant en déserts ruraux ainsi que des problèmes de sécurité qu’implique des conducteurs sans formation à transporter des personnes éventuellement fragiles, les publicités intempestives pour suivre le Media Presse (même si c’est déjà LA newsletter qui nous amène ici!) sont pour le moins chiantes (appelons les chats par leur nom). Si on ajoute à cela la fenêtre imposée pour les partages qui emmerde (sic) un peu plus le lecteur curieux et bien intentionné, on se met tout à coup à redouter les pubs expérimentales annoncées!
    Innover veut-il dire faire du n’importe quoi technologique? Quelqu’un s’est-il seulement donné la peine de se mettre à la place du lecteur citoyen avant de donner le feux vert à cette application d’énarque néo-libéral (cad dogmatique hors-sol)? Et de la possibilité de se connecter au lieu de donner son ID à chaque commentaire? Et même d’être reconnu comme socios?
    On a beau vous aimer, vous confondez beaucoup trop vitesse et précipitation. Zéro pointé! Sans aucune pitié pour ce genre d’erreur indigne de la première start-up venue.

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    • Claude

      Pareil… je suis socio n’ai mais pas la possibilité de le mentionner sur lemediapresse.fr pour éviter les fenêtres qui s’affichent intempestivement pour me demander de m’abonner (!), me demander de devenir socio (re-!), ni même pouvoir laisser un commentaire (celui-ci, par exemple) sans re-donner mes coordonnées….
      Aucun lien en outre, pour faire ce genre de commentaire sur le bouton « contact » en bas de page

      J’aime bien vos productions et je ne voudrais pas que ces outils mal finis ne repoussent vos éventuels lecteurs, même les plus assidus !!!

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  3. Yves Brasey

    Je ne paye pas le Média pour qu’il se fasse le rapporteur de « Les Échos » !

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    • Théophile Kouamouo

      Nous vous signalons une information importante, mais nous reviendrons bien sûr de manière plus approfondie sur le sujet.

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