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Comment les propriétaires parisiens se gavent grâce à ArBnB

Comment les propriétaires parisiens se gavent grâce à ArBnB

Un site internet a rendu disponible les données des locations AirBnB pour plusieurs grandes villes à travers le monde, y compris Paris. On y découvre qu’une majorité des logements parisiens proposés sont loués une grande partie de l’année, et que de nombreux hôtes louent plusieurs appartements. Pour certains, le business prend une autre dimension : quelques logeurs proposent des dizaines de logements. Leurs profits pourraient se chiffrer en centaines de milliers d’euros.

« En cinq ans, le marché locatif traditionnel parisien a perdu au moins 20 000 logements », a calculé la mairie de Paris. En cause : la multiplication des locations meublés touristiques illégales. « Ce phénomène provoque à la fois une diminution de l’offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements, tant à la location qu’à l’achat », ajoute la municipalité.

La touristification de Paris n’est pas nouvelle, l’explosion du prix des logements non plus. Mais l’arrivée d’Airbnb dans les grandes villes européennes a fait exploser la location d’appartements à visée touristique, au détriment des locations pérennes pour les personnes qui vivent et travaillent localement. Le phénomène est connu.

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Crédit : Pixabay

1 Comment

  1. fiofio

    Le phénomène Airbnb n’affecte pas seulement la relation propriétaire/locataire. Le propriétaire d’un logement reste toujours dans une location de son bien. Le problème posé est alors celui du respect des règles pour que cette location ne perturbe pas l’activité économique de tout ce qui touche à la résidence (prix de la location, offre pérenne du parc locatif, prix de vente d’un bien immobilier, concurrence avec l’hôtellerie) et aussi des règles fiscales.

    Aussi, en plus d’être en dehors des règles d’intérêt commun, la location saisonnière Airbnb dans les grandes villes provoque une désertification des commerces de proximité y compris dans le secteur de la restauration. Les touristes vont plus facilement au MacDo ou au Kebab dans les zones touristiques de la ville et s’ils se font à manger ce sont des plats surgelés ou cuisinés achetés au Franprix du coin. En témoigne par exemple les fermetures en chaine de ces magasins de proximité et des restaurants en bas de la rue Saint-Jacques à Paris depuis que ce secteur locatif est devenu très fortement Airbnb. Ce cas est loin d’être isolé puisque dans les quartiers essentiellement résidentiels il s’étend dramatiquement.

    Mais Airbnb pose un autre problème au moins aussi important : les locataires qui utilisent le logement qu’ils louent pour le sous-louer sur Airbnb avec une plus-value très significative en infraction totale avec la loi et de leur bail. Outre la plu value les avantages aussi très significatifs : le différentiel entre un propriétaire et un locataire donne l’avantage au locataire qui n’est pas assujetti aux charges de copropriétés, à la taxe foncière et à la nécessité de maintenir le logement en très bon état pour ce qui est de la responsabilité du propriétaire puisqu’il ne lui appartient pas. Par ailleurs le locataire qui se lance dans la sous-location Airbnb est beaucoup plus mobile. En trois mois (délai du congé) il peut changer de zone géographique pour aller vers une zone plus favorable en cas de dévalorisation de la zone où il se trouve alors qu’un propriétaire doit vendre puis acheter ailleurs si il veut faire la même chose ce qui prend beaucoup plus de temps et nécessite un investissement bien plus important que les deux mois de dépôt de garantie que doit donner un locataire lors de la signature d’un bail.

    Les pires sont ceux qui sous-louent un logement social sur Airbnb. Le différentiel entre le loyer payé par le locataire et celui de la sous location permet à ce locataire de louer un autre logement dans le parc privé et de faire des bénéfices en plus à partir d’un bien qui ne lui appartient pas et tout cela au détriment d’une personne qui aurait bien besoin de ce logement social. Sur ce point précis Airbnb démocratise la logique ultra libérale en permettant aux personnes de condition très modeste voire pauvre d’appliquer les recettes du libéralisme nuisibles contre les gens de même condition sociale qu’eux : une guerre économique du pauvre contre le pauvre.

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