Rupture de stock au supermarché : huile d’olive, boeuf… quels sont les produits impactés ?

Plusieurs produits alimentaires proposés dans les supermarchés sont actuellement touchés par d’importantes ruptures de stock…

Difficile de réaliser les courses correctement ces derniers temps avec la pénurie alimentaire qui vide les rayons des supermarchés. L’année dernière, les consommateurs ont dû se priver de plusieurs produits alimentaires à l’instar de l’huile d’olive ou encore de la moutarde. Cette année, les choses risquent de s’aggraver !

L’huile de tournesol en rupture de stock

Alors que la crise sanitaire a encore laissé d’importantes séquelles sur le plan économique, les Français doivent aujourd’hui composer avec différentes pénuries résultant principalement de la guerre en Ukraine. Dans les grandes surfaces, les rayons ne cessent de se vider, fragilisant comme jamais le quotidien des consommateurs. Parmi les produits qui ont déjà subi cette pénurie figure l’huile de tournesol

Le Conseil Oléicole International (COI) estime qu’en 2022, les productions d’huile d’olive se chiffraient à 1,4 million de tonnes en Espagne. Malheureusement, les aléas météorologiques incluant l’importante sècheresse qui a frappé l’Europe a provoqué des dégâts irréversibles. La production a donc chuté à 780 000 tonnes, soit une diminution de 47% entre 2022 et 2023, à en croire les révélations de L’Indépendant

Inflation : les autres produits alimentaires menacés de disparition 

L’inflation n’épargne pas non plus l’huile d’olive. A titre de rappel, l’Espagne est considéré comme l’un des plus gros producteurs puisqu’il approvisionne 70% du marché européen. Aujourd’hui, son prix moyen est de 5 euros. Une hausse que l’on doit à la flambée des prix du carburant, des coûts d’emballage et l’indisponibilité des matières premières. Ce prix risque donc d’augmenter davantage dans les mois à venir, suivi d’une pénurie dans les supermarchés.

Il en va de même pour le fameux boeuf français. A ce propos, Bruno Dufayet, à la tête de la FNB rapporte : “La situation est devenue hors de contrôle”. En l’espace de six ans, la production a chuté de 11% à cause de la sècheresse. Aussi, les agriculteurs retraités sont de plus en plus nombreux, impactant considérablement sur le taux d’élevage bovin. Enfin, la grippe aviaire a engendré une importante diminution du nombre de volailles disponibles sur le marché.