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Sommes-nous toujours en démocratie ?

Sommes-nous toujours en démocratie ?

Sommes-nous toujours en démocratie ? La question mérite d’être posée, au regard des dérives actuelles de notre régime.

Faut-il absolument que l’intégrité physique soit touchée pour que l’on parle de torture ou bien lorsque les Gens d’armes pourchassent, détruisent les biens et maltraitent de pauvres hères qui n’ont déjà rien en est-il une ?

Faut-il absolument empêcher la liberté d’expression pour que ce soit une dictature ? ou déjà la réduire est-elle un prémice à une dictature ?

Faut-il affamer la population pour la manipuler ? ou utiliser les médias pour le faire n’est-il pas déjà les prolégomènes d’une dictature ?

Faut-il un régime policier dur pour que ce soit une dictature ou bien un état policier est-il déjà les prémices d’une dictature ?

Pouvons-nous tout accepter ?

Faut-il obligatoirement des écoutes téléphoniques pour parler de dictature, ou bien peut-on considérer, lorsque ses mails, ses appels téléphoniques, ses SMS, sont gardés pendant deux ans par les opérateurs et transmissibles à l’autorité pour une raison qui bien souvent vous échappe fait-il déjà ou pas penser à une dictature ?

Le fait de pouvoir être réveillé à toute heure du jour et de la nuit par la police, avoir son logement fouillé même quand vous n’y êtes pas ne fait-il pas déjà étrangement ressembler à une dictature ?

Faut-il toujours et encore se référer au camarade (pas le mien) Lénine, comme « modèles indépassables de dictatures », en omettant de nommer AUSSI les fiers adeptes de l’eugénisme, et en ne citant JAMAIS celui du Japon (je passe sur les aimables relations intégristes et religieuses qui ont permis l’exfiltration de ces mêmes adeptes de la solution finale… ça y est, vous devinez de qui je veux vous entretenir…) et surtout en taisant les méthodes actuelles des « démocraties » qui n’en sont pas, celles qui usent des bombes pour exporter un « modèle » peu reluisant, celles qui capitulent devant l’emploi de la force armée, celles qui renoncent à TOUT ce qui a été bâti après les charniers de 1945 : ce pays dans lequel je vis, cette Europe des marchands et des canons ?

Faut-il seulement voir les enfants qui sont obligés de travailler loin de chez nous et le dénoncer très charitablement (ce qui fait de belles images dans les JT alignés sur les voies caritatives de personnalités en mal de reconnaissance ‘médiatoc’), alors qu’il y en a plus d’1 million qui vivent sous le seuil de pauvreté en France au milieu de la goinfrerie généralisée et de la cupidité érigée comme but suprême et hélas en passe de devenir culturel ?

Faut-il qu’une presse soit seulement d’Etat, muselée, aux ordres, pour ne pas oser voir la nôtre, qui censure, s’auto-censure, répond par avance aux désirs de l’apprenti guide pour virer celui qui a mis en Une la photo ‘cocufiante’, celui qui téléphone pour accréditer une journaliste, celui enfin qui pèse de son poids pour interdire un livre (et je ne livre que des exemples récents) ?

Faut-il accepter les expulsions de mômes sous des prétextes assez bizarres et étranges (« mesure le degré d’attachement à la France », selon les doctes préceptes d’un Klarsfeld ou un Enthoven instrumentalisés par un apprenti guide), ou alors est-il encore temps de s’y opposer car un éclair soudain va venir nous remettre en mémoire que personne n’a le droit de s’en prendre ainsi aux plus fragiles, ou alors sommes-nous déjà entrés dans la « banalité du mal », celle qui nous montre à quel point nous sommes déjà enfoncés dans ce qui est d’ores et déjà une dictature (tournons les yeux, alignons nos pas, brossons nos uniformes, défilons joyeux et chantant… surtout, surtout, ne pas regarder) ?

Faut-il ne voir dans les dictatures « officielles » que des « milices », alors que nombre de nos banals contrôles d’identités ressemblent de plus en plus à des descentes de « milices » qui s’en prennent à toutEs et tous, sans raison (mais notre police est Républicaine, il paraît…) ?

Il existe plus vicelard encore, tellement retors que personne ne songe au fait que c’est bel et bien d’une dictature ou en tout cas de prémisses dictatoriaux dont il s’agit…

Faut-il que nous soyons aveugles, sourds ou idiots pour rester ainsi… immobiles comme sidérés….

4 Comments

  1. Anwen

    L’auteur demande : « Sommes-nous toujours en démocratie ? »
    Il semble que nous soyons arrivé à son plus haut degré.
    Notre Système est en voie d’effondrement, et le régime politique qu’il représente, totalement à l’agonie actuellement, apparait sous son aspect inepte le plus évident aux yeux de tous ou presque tous. Et c’est ainsi parce que toutes ses règles, toutes ses lois, et d’une manière générale tous ses rouages grippés sont contre Nature, et que la Nature, tôt ou tard, reprend ses droits.
    Rappelons rapidement ce qu’est, en réalité, une démocratie, ce régime de gouvernance considéré par les plus nombreux comme un immense progrès humain.
    La démocratie est un régime politique qui avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
    le libre examen ou libre-arbitre, que nous avons cru si longtemps être le dernier mot du progrès, est, au contraire, une cause de désordre et de discorde si on le donne à ceux qui ne savent pas s’en servir.
    Laisser les ignorants, qui sont les plus nombreux, choisir pour tous c’est livrer le monde au chaos, à la guerre, c’est retourner à la barbarie.
    Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique.
    https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/le-bien-et-le-mal.html
    Cordialement.

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    • Maleville

      Et bien voila un étalage de contre vérités dense, et pas si éloigné de ce qu’en pensent les intégristes, La démocratie se meure en France parce qu’elle n’est plus appliquée, c’est tout !!!!

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  2. Rozé

    Nous ne sommes plus en démocratie, c’est sûr ! En voici les raisons:

    2.1 Les institutions
    Le système démocratique du pays est basé sur le principe de l’élection
    Pour chaque institution, mairie, département, communauté de communes, région, assemblée nationale, chef de l’exécutif, des élections sont organisées.
    Les partis politiques présentent des listes de candidats éligibles classés dans un ordre défini de telle sorte que le premier de la liste obtenant la majorité des voix devienne très probablement le maire, le président de conseil général, le président de communauté, le président de région, le président de la République. Pour l’assemblée nationale, c’est un peu différent : aucun des élus n’a de prérogatives particulières. Il est un des députés de l’assemblée qui vote des lois que fera appliquer l’exécutif.
    Le sénat, le conseil d’État, le conseil constitutionnel, le CSA, … sont encore d’autres institutions dont le rôle peut être considéré comme mineur. Ce sont des sortes de placards pour d’anciens élus notoires. Ils sont quasi inutiles pour la démocratie. Quoique ?

    2.2 Le fonctionnement et ses dérives
    2.2.1 Le choix des éligibles
    Ce choix n’est pas fait par les électeurs citoyens mais par chaque parti politique. Dans la mesure où ce parti persiste dans le temps, ainsi que chacun de ses membres, il y a un risque certain et avéré de tractations, de népotisme, de salades internes à ce parti qui n’ont rien à voir avec la volonté des citoyens électeurs.
    Du coup, il est fréquent que les listes proposées par les partis aux électeurs ne correspondent en rien à l’opinion de ces électeurs, d’où
    un premier déni de démocratie.
    Les ‘primaires’ instaurées depuis 2007 par le PS et copiées en 2016 par les LR permettent aux électeurs de choisir un candidat à la présidence de la République parmi chaque parti qui organise une primaire. Néanmoins ce choix très restreint n’améliore pas beaucoup les choses ; en réalité, c’est l’impossibilité de désigner un leader du parti qui incite à utiliser cette pré-élection au sein de chaque parti qui le souhaite.

    2.2.2 Le programme proposé
    Chaque liste, affiliée à un parti voire à un groupe de partis, propose un programme, normalement un projet complet et cohérent que les futurs élus s’engagent à suivre. En réalité ce programme a plusieurs défauts :
    – d’abord il est établi, non pas par les seuls éligibles de la liste, mais par les membres du parti les plus influents, puis accessoirement amendé par les éligibles de cette liste qui tentent parfois d’adapter le programme aux contingences locales. En effet, chaque parti tient à montrer sa marque de fabrique et impose donc un certain nombre de concepts, de principes qui lui sont chers et qui, pense t il, le démarque nettement des partis concurrents.
    – ensuite, voulant ratisser large et intéresser un maximum d’électeurs, les programmes sont soit très riches en multiples propositions précises, soit au contraire constitués de propositions trop généralistes. Dans le premier cas, il est quasi impossible de réaliser les propositions précises dans la durée du mandat, dans le second cas, difficile de savoir ce qui sera effectivement réalisé.
    Le programme n’est pas obtenu par concertation importante des électeurs et il y a donc peu de chance que même profondément adapté par les éligibles, il puisse correspondre à l’attente légitime des électeurs.
    C’est un deuxième déni de démocratie.

    2.2.3 Le vote
    Les conditions de vote en France me semblent très correctes ; en effet dans chaque bureau de vote il y a toujours au moins un membre de chaque parti qui surveille (et participe) aux opérations de vote. Si ces personnes font bien leur travail à toutes les étapes et particulièrement lors du comptage des voix, la possibilité de triche est très faible.

    L’organisation du vote respecte le principe démocratique.
    2.2.4 Le scrutin
    Le vote a eu lieu, il s’agit maintenant d’attribuer des élus pris dans chaque liste ayant obtenu un minimum de voix. Ce minimum est fixé à 5 % des votes exprimés ou blancs. Cette limite, assez haute, est prétendue nécessaire pour limiter le nombre total de listes et d’élus. Ensuite, dans le mode de scrutin majoritaire utilisé actuellement en France, le parti ayant obtenu la majorité des voix obtient un nombre d’élus beaucoup plus grand que le parti en minorité. Cela a été voulu pour éviter les débats sans fin en cas de 51 % pour le parti majoritaire et 49 % pour l’ensemble des partis minoritaires.

    Autant, cette prime donné au parti majoritaire est valable s’il est majoritaire de peu, autant elle est injuste si le parti majoritaire l’est largement. Cette règle pratique est grossière et ne respecte pas correctement le vote des électeurs.
    C’est un troisième déni de démocratie.

    2.2.5 Le respect du programme
    Une fois élus, les représentants des électeurs en font trop souvent à leur guise ; d’abord, ils ne respectent que rarement le programme proposé lors du vote, ensuite ils considèrent qu’ayant été élus légitimement, ils peuvent prendre toutes décisions sans informer, sans rapporter strictement, sans écouter leurs électeurs.

    Il s’agit ici du quatrième déni de démocratie sans doute le plus grave en effet, tout élu représentant des électeurs n’est rien d’autre que le serviteur de ces électeurs ; durant tout son mandat, il devrait sans cesse rapporter l’état de ses actions aux électeurs. Il devrait faire appel aux électeurs pour tout projet qui n’est pas inscrit ou qui est contraire au programme. Toute inaction ou action contraire au programme de l’élu devrait entraîner son éviction pour faute grave !

    2.2.6 Le respect et l’utilisation des compétences de l’opposition Les élus du parti majoritaire ont presque toujours la majorité absolue et peuvent donc décider des actions à faire sans tenir compte des partis minoritaires. Du coup, trop souvent, les élus minoritaires ne sont pas associés aux actions entreprises.C’est un cinquième déni de démocratie puisque les élus minoritaires (dits d’opposition) représentent une partie des électeurs qu’on ne saurait écarter ou ignorer. De plus il est idiot de perdre les idées, les intelligences et la bonne volonté de ces personnes.2.2.7 La carrière ou caste des élus
    Puisque les partis existent depuis longtemps et ont une histoire et une certaine force, leurs membres ont tout intérêt à se créer des liens serrés voir des alliances au sein de ce parti. En effet, ces liens, ces alliances leur seront très utiles pour se retrouver en bonne place lors de prochaines élections.

    De plus, notre système électoral autorise chaque élu à proposer à nouveau sa candidature à l’élection suivante et cela autant de fois qu’il le désire (à de rares exceptions près).

    Pire encore, le système autorise le cumul des mandats ; par exemple, il est courant qu’un maire soit également élu dans plusieurs institutions différentes (communauté de communes, département, région, assemblée nationale, sénat).

    Ces pratiques sont anti démocratiques ; puisque l’élu du mandat actuel doit penser à sa future réélection lors du mandat suivant ou bien à son élection cumul dans une autre institution. On comprend bien que cet élu ne fera rien qui puisse compromettre sa future réélection dusse t il oublier de réaliser certains éléments de son programme ou pire encore renier ce programme qui pourrait nuire à sa carrière.
    C’est un sixième déni de démocratie très grave.

    2.2.8 La rémunération des élus et lobbying
    Les élus sont rémunérés durant leur mandat pour plusieurs raisons ; d’abord pour leur survie puisque le temps consacré à leur mandat est autant de temps non travaillé dans une entreprise ou une administration. Ensuite parce que cette rémunération permet de payer des frais de représentation ou d’études. Enfin, paraît il, pour les mettre à l’abri des pressions exercées par des lobbies ou des notables locaux très influents.

    On remarquera que ce sont des élus de l’Assemblée Nationale qui votent les lois permettant de rémunérer les élus. Ainsi les élus sont ils juges et partie de leur rémunération.

    Ceci est contraire à toutes les bonnes règles de gouvernance. puisque l’électeur ne peut pas décider et contrôler directement les rémunérations et les dépenses des élus.

    Enfin chacun sait bien que même avec une rémunération hors du commun, l’élu corrompu n’hésitera pas à profiter des largesses d’un lobby en utilisant si possible les paradis fiscaux !
    C’est un septième déni de démocratie.

    2.3 Le système d’information (médias)
    Le journalisme constitue normalement un solide rempart contre la corruption et contre la pression exercée par les grands groupes capitalistes du monde. Malheureusement, la plupart des grands médias de ce pays ont été achetés par de grands capitalistes ; même s’ils s’en défendent, les journalistes ne sont donc plus libres d’informer sans craindre les foudres du propriétaire du média.

    Même les journaux télévisés des chaînes publiques sont devenues partiaux et accordent trop d’importance aux sujets de peu d’intérêt pour l’humanité. Par exemple la mort de célébrités du show business est largement développée de même que les actions ou réactions sécuritaires. A l’inverse les sujets de fond (système politique, système économique, système social, solidarité entre les gens) ne sont pas suffisamment développés ou bien le sont dans le cadre de débats stériles dans la mesure où au final, il n’en ressort aucune vision et aucun plan d’actions positives.

    De manière générale la plupart des médias font appel à une source d’information commune, l’Agence France Presse, et sélectionnent souvent les sujets impressionnants. Cette source d’infos unique et cette tendance des rédactions à privilégier l’événement frappant nuisent gravement à l’authenticité des médias.

    Les dernières péripéties du Petit Journal ou des Guignols de Canal+ devenu propriété de Vincent Bolloré, illustrent bien cette main mise des capitalistes sur les médias.
    C’est un huitième déni de démocratie.

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