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Les manifestants et les grévistes sont-ils des animaux ?

Les manifestants et les grévistes sont-ils des animaux ?

Quel est le point commun entre les étudiants, les personnels soignants des EHPAD et les gardiens de l’administration pénitentiaire ? Ils ne manifestent pas pour défendre leurs conditions de travail ou pour s’opposer au gouvernement. Non, ils « grognent ».

Nous signalons un excellent décryptage de nos amis d’Acrimed qui se sont penchés sur l’utilisation systématique du terme « grogne » issu du bestiaire et usité par les médias, qui connait un retour en force en ce début d’année marqué par plusieurs luttes sociales de grande ampleur. Déjà en 2003, l’association livrait cette analyse sans ambiguité :

Les manifestants font du bruit, ils ne parlent pas. La « rue » « grogne » mais est incapable de produire une pensée, une parole, une action politique. On retrouve là aussi un des ressorts de disqualification de la dimension politique les plus à l’œuvre de nos jours : l’individualisation et la psychologisation des rapports sociaux.

On ne le répètera jamais assez : le choix d’un mot plutôt qu’un autre n’est jamais anodin. Quant à nous, nous vous donnons rendez-vous à partir de 20h tous les vendredis soirs pour « la météo sociale », la rubrique quotidienne du journal du Média qui s’applique à redonner la parole à toutes celles et ceux qui luttent.

Accéder au décryptage d’Acrimed.

Pour aller plus loin dans la langue de bois, visionnez ou revissionez la vidéo de notre partenaire Le Stagirite : « Y’en a marre d’être pris en otages ! »

Crédit (cc) manuel/flickr

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