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Au Sénat, la « monarchie parlementaire » a la vie dure

Au Sénat, la « monarchie parlementaire » a la vie dure

Alors que le gouvernement d’Edouard Philippe s’engage à réviser la Constitution, le Président du Sénat considère que limiter le cumul des mandats dans le temps va « trop loin ».

Trois mandats successifs, c’est ce que prévoit la réforme constitutionnelle évoquée par Emmanuel Macron au Congrès de Versailles début juillet. Opinant qu’il s’agirait d’une atteinte à la démocratie, Gérard Larcher, Président du Sénat, s’oppose à cette idée. Le Président de la République invoque quant à lui le « renouvellement » pour légitimer sa position.

Il est bon de savoir qu’à l’heure actuelle, rien dans l’arsenal législatif n’est disposé à limiter le cumul des mandats dans le temps. Si remédier à ce manque peut constituer une piste permettant de renouveler la classe politique, attention tout de même au terme « successif » et distinguons le de « à vie ». Ainsi, après trois mandats, rien n’interdirait à un député sortant d’attendre cinq ans pour en briguer un quatrième.

Si le Sénat prétend qu’il s’agit d’une mesure excessive, peut-être devrions-nous nous demander si celle-ci ne serait pas, au contraire, trop timide.

Crédits (cc)Romain Vincens / Wikimedia Commons

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