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Bolloré perd définitivement son procès contre Bastamag

Bolloré perd définitivement son procès contre Bastamag

Bolloré connait un nouveau revers judiciaire, après la relaxe, le 29 mars 2018 de trois organes de presse (Médiapart, Le Point et L’Obs). Ils avaient dû faire face à des procédures engagées par la Socfin. Cette fois, le milliardaire a perdu le procès en diffamation qu’il intentait à Bastamag.

C’est la fin de 5 ans de procédures judiciaire, ce 7 mai, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la multinationale présidée par Vincent Bolloré. Il avait déjà été débouté de sa plainte en première instance. Ce jugement avait été confirmé en appel, avant de se pourvoir en cassation. L’objet de la plainte ? Un article publié en 2012, intitulé « Bolloré, Crédit agricole, Louis Dreyfus : ces groupes français, champions de l’accaparement de terres ». Celui-ci avait eu “le malheur” d’évoquer les activités du groupe Bolloré et de la Socfin, une entreprise luxembourgeoise dont les pratiques font l’objet de nombreuses critiques de la part des populations locales et d’organisations internationales de défense des droits humains.

Un débat d’intérêt général

L’avocat de Bolloré pointait du doigt un article « insupportable » pour l’honneur de son client, et accusait les journalistes d’avoir réalisés « un travail de cochon ». Des propos désavoués par la Cour de cassation qui a confirmé que l’article en question s’inscrivait « dans un débat d’intérêt général » en reposant « sur une base factuelle suffisante » sans dépasser « les limites admissibles de la liberté d’expression ».

Procédures Baillons

Une liberté d’expression que revendiquait plusieurs journalistes dans une tribune publié sur le site : « Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas ! ». Dans celle-ci, les signataires évoquaient des procédures baillons devenues des mesures de rétorsion quasi-automatique. « Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. »

Un objectif réussi, malgré des échecs judiciaires consécutifs, puisque dans un article publié aujourd’hui, Ivan du Roy journaliste à Bastamag, écrit : « cette première procédure a coûté plus de 13 000 euros à notre modeste budget. Dix articles que nous naurons pas écrits, autant dinformations pour « un débat d’intérêt général » qui nauront pas été publiées, autant dinjustices qui nauront pas été mises en lumière. »

Photo : Vincent Bolloré à la Global Conferance

Crédits : Own work/ Wikimedia Commons/ Copyleft

1 Comment

  1. christian xerri

    Le coût de toutes ces procédures ainsi que des dommages intérêts doivent être réclamés au perdant, qui lui a les moyens de payer sa dictature d’expression, et d’exploitation d’Africains. Bonne chance encore!

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