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Venezuela : entretien avec Christophe Ventura pour la revue Diplomatie

Venezuela : entretien avec Christophe Ventura pour la revue Diplomatie

Christophe Ventura est chercheur à l’IRIS. Spécialiste de l’Amérique latine, il a réalisé un grand nombre de missions dans la région (Brésil, Mexique, Amérique centrale, Venezuela). Avec leur aimable autorisation, nous reproduisons ici le long entretien qu’il a accordé en décembre 2017 à la revue Diplomatie (n°90, janvier-février 2018), actuellement disponible en kiosque.

Le face-à-face violent entre le chef de l’État vénézuélien Nicolas Maduro et son opposition a fait 125 morts entre avril et juillet 2017. Pouvez-vous revenir sur les causes de cette crise ?

Christophe Ventura : Cette crise trouve ses racines politiques dans la polarisation de la société vénézuélienne, à l’œuvre depuis l’élection d’Hugo Chavez en 1998, entre le chavisme et son opposition qui n’a jamais accepté la victoire ni le processus de la Révolution bolivarienne. Elle trouve ses conditions d’explosion actuelles dans la séquence ouverte par l’élection de Nicolas Maduro et le développement concomitant d’une grave crise économique dont le pays ne sort pas. L’histoire politique vénézuélienne de ces vingt dernières années a ainsi connu de nombreux moments de rupture, d’affrontements, tels que ceux de 2017. Mais précisément, il faut se souvenir que, Nicolas Maduro ayant remporté la présidentielle sur le fi l en avril 2013 (avec moins de 51 % des voix et une abstention assez significative), son élection – pourtant indiscutable – n’a pas été reconnue par une partie de l’opposition (en particulier les partis Primero Justicia – PJ – et Voluntad Popular – VP), que l’on retrouve aux avant-postes des stratégies de la tension et d’appel à la désobéissance civile en 2017. La « salida » (sortie du pouvoir de Nicolas Maduro avant le terme de son mandat) devient le programme de l’opposition rassemblée dans la Mesa de la Unidad Democrática (MUD, « Table de l’unité démocratique », qui regroupe une vingtaine de formations de la droite dure au centre gauche. Dès le premier semestre 2014, elle lance une première vague insurrectionnelle, « las guarimbas » (les barricades). Des affrontements violents faisant une quarantaine de morts (dont de nombreux chavistes) secouent le pays.

Sur fond de dégradation économique et sociale, l’opposition entre à l’Assemblée nationale par une victoire nette en décembre 2015. Elle réaffirme sa stratégie en exigeant le départ de Maduro dans les six mois, qu’elle déclare le 8 janvier 2016 en état d’«abandon de fonction», ce qui ravive les tensions. Le gouvernement réagit par la suspension du calendrier électoral initialement prévu, considérant l’opposition comme déloyale et proto-séditieuse. Le pouvoir chaviste accentue la pression et entame des poursuites judiciaires contre des dirigeants de l’opposition, notamment ceux associés aux violences des « guarimbas ».  C’est cette situation qui a pourri tout au long de l’année 2016 et abouti en 2017 à une confrontation encore plus forte.

Que s’est-il passé depuis ? Quelle est la situation politique et institutionnelle du pays ?

Depuis le scrutin législatif de 2015, le scénario d’un système politique avec une double légitimité institutionnelle s’est peu à peu dessiné, puis installé courant 2017. L’opposition tient l’Assemblée nationale, dispose du soutien du secteur privé et de nombreux relais médiatiques et politiques internationaux ; le chavisme détient l’Exécutif, l’armée, compte sur le Tribunal suprême de Justice (TSJ, Cour constitutionnelle) et la majorité au sein de l’autorité électorale. Il dispose également d’un solide ancrage territorial, notamment dans les quartiers populaires. Chacun se rend coup pour coup dans une « guerre institutionnelle » qui a failli conduire le pays à la rupture en 2017. En juillet, chaque camp a convoqué des scrutins : Democrática (AD) – le parti de la social-démocratie vénézuélienne, qui fut l’un des deux acteurs du bipartisme pendant cinquante ans dans ce pays – considèrent que cette stratégie a échoué car elle n’a pas réussi à destituer Maduro, encore moins à désolidariser l’appareil militaire du gouvernement, ni à mobiliser la majorité des Vénézuéliens, en particulier dans les milieux populaires et dans l’intérieur du pays. Au contraire, elle a même commencé à mécontenter une partie des citoyens qui soutenaient l’opposition en espérant une amélioration de leur quotidien, non une guerre de tranchées institutionnelle. AD analyse finalement comme une erreur fondamentale le fait d’avoir laissé le chavisme gouverner seul le pays. C’est pourquoi, souhaitant le retour à l’action politique et la pacification du conflit, AD a commencé à prendre l’ascendant sur les autres groupes.

Les élections régionales d’octobre 2017, auxquelles l’opposition a accepté de participer, ont donné une nette victoire au Grand Pôle patriotique (coalition chaviste bâtie autour du Parti socialiste uni du Vénézuéla, PSUV), qui a obtenu 18 États (19 après l’organisation d’un nouveau vote dans l’État de Zulia en même temps que les élections municipales du 10 décembre 2017), contre 4 pour la MUD.

Les résultats de l’élection régionale ne sont-ils pas para-doxaux, alors que la cote de popularité de Nicolas Maduro est au plus bas ?

Les résultats des régionales ont surpris tout le monde, y compris le gouvernement. Cette élection a indéniablement remobilisé l’électorat chaviste. Le chavisme reste un phénomène et un mouvement sociopolitiques incontournables au Vénézuéla. Malgré ses critiques envers Nicolas Maduro, notamment perçu en partie responsable de la dégradation de la situation économique, cet électorat composé principalement de la population rurale et des classes populaires urbaines reste avant tout opposé au retour de la droite au pouvoir. Il souhaite la poursuite des politiques économiques et sociales redistributives et associe l’opposition à une promesse d’austérité et de politique revancharde. Les classes supérieures et les classes moyennes supérieures se retrouvent quant à elles derrière l’opposition dans sa diversité. Au Vénézuéla, ces deux blocs « de classe » se sont toujours affrontés, le bloc populaire pouvant représenter jusqu’à 55-60 % des électeurs, et le bloc de l’opposition pouvant en réunir de 45 à 49 %, sauf « trou noir » électoral, comme lors des législatives de 2015 pour les premiers ou lors de ces régionales de 2017 pour les seconds. Lors de ce dernier scrutin, l’électorat de l’opposition s’est abstenu en masse pour sanctionner sa stratégie, ses divergences, son instabilité et le fait que le pays a été saccagé pendant deux mois. Il faut rappeler que les affrontements ont principalement eu lieu dans les zones où vivent les classes supérieures et les classes moyennes, à Caracas en particulier. Le problème est désormais surtout pour l’opposition de trouver une autre stratégie qui lui permette de conserver son unité, alors qu’elle est traversée par des courants très divers. Il lui faut clarifier son programme, les réponses qu’elle compte apporter aux problèmes concrets que rencontre la population (pénuries, inflation, approvisionnement, insécurité, etc.). Comment peut-elle se rapprocher de cette dernière, s’ancrer dans leurs territoires ? Quel est son projet pour le pays, en dehors de faire tomber Nicolas Maduro ?

Le Vénézuéla est-il déjà, ou pourrait-il devenir, selon vous, une dictature ?

Il faut faire attention aux mots. Le Vénézuéla n’est pas, selon moi, une dictature. C’est ce que l’on pourrait appeler une « démocratie distordue ». Sous le poids des tensions économiques, sociales, politiques internes, mais aussi géopolitiques externes – le fait que le pays soit devenu l’objet d’interventions des États-Unis et de l’UE (sanctions et soutien direct à l’opposition), qu’il soit un terrain du rapport de force entre États-Unis, Russie et Chine, le fait que la crise soit devenue l’enjeu d’une bataille à l’ONU, dans toute l’Amérique latine et dans le champ médiatique international –, les camps n’ont cessé de se radicaliser. D’un côté, la violence de rue, la pression internationale et les sanctions ; de l’autre, le pouvoir d’État, dont la répression. La situation évolue en permanence, entre pics de crise et moments d’apaisement. On peut de fait observer des ruptures de la normalité institutionnelle et des traits autoritaires de la part du gouvernement. Mais il faut les replacer dans leur contexte oppositionnel. Si de nombreuses lignes rouges ont bien été franchies dans la dernière période (arrestations de civils et jugements par les militaires, tendances répressives en général), le pays n’est pas une « dictature », un terme qui reste celui de l’opposition. Il a une charge orientée qui vise à disqualifier son adversaire. Au Vénézuéla, l’opposition existe et elle est puissante. Elle sait aussi agir de manière extra-légale et violente. Le Vénézuéla vote régulièrement, ce qu’il va encore faire l’année prochaine. Il est l’un des pays les plus équipés en réseaux sociaux, véritable champ de bataille politique et médiatique, opposition et pouvoir disposent de médias mobilisés, etc.

Pénuries de vivres et de médicaments, inflation vertigineuse (1000 %, le record mondial)… Le Vénézuéla traverse parallèlement une crise économique d’une ampleur catastrophique. Cela signe-t-il l’échec du chavisme en matière économique ?

Effectivement, la gestion de la crise économique apparait au débit du gouvernement. Elle n’a cessé de s’aggraver depuis 2013-2014, sans que le gouvernement parvienne à y apporter une réponse satisfaisante.

La crise économique est liée essentiellement à deux phénomènes combinés et mortifères. Le premier, c’est bien évidemment la dépendance de Caracas au pétrole. 95 % des devises entrant au Vénézuéla sont issues des exportations de l’or noir dans ce pays rentier. Mais cela n’est pas spécifiquement lié à l’expérience chaviste. Le pays vit depuis le début du XXe siècle des pétrodollars et importe tout ce dont il a besoin. Or, difficilement élu en avril 2013 pour succéder à Hugo Chavez après la mort de celui-ci – ce qui était déjà, en soi, un immense défi  –, Nicolas Maduro voit, peu après son arrivée, le cours du pétrole s’effondrer de 70 % de sa valeur. Il faut imaginer ce que cela pourrait signifier dans n’importe quel pays. Pour le Vénézuéla rentier, c’est une véritable déflagration économique.

Le contrôle de change est à l’origine du second phénomène qui alimente la crise. Il résulte, lui, des décisions prises par le gouvernement. Sous Chavez, Caracas a en effet mis en place un système de contrôle de change afin de juguler la fuite des capitaux des plus riches (à l’époque, cette fuite des capitaux était d’ailleurs notamment utilisée pour affaiblir le gouvernement). Mais la mise en place d’un tel système crée inévitablement un marché noir de la monnaie, qui au Vénézuéla a pris des proportions folles, dans un pays où l’État détient le monopole de l’accès au dollar et de sa distribution. Ce marché noir spéculatif, foyer de corruption immense, à la fois du secteur privé et de l’administration publique, a fi ni de détruire l’économie vénézuélienne.

À cela viennent encore s’ajouter les phénomènes de contrebande, mais aussi d’autres que le gouvernement dénonce comme une « guerre économique ». La déstabilisation économique encouragée de l’extérieur existe (sabotage, etc.).

Pour certains économistes, le chavisme est entièrement responsable de cette situation, car il n’a pas suffisamment encouragé la production nationale, amplifiant encore le phénomène rentier…

Ce point est un sujet de débats. Lorsqu’Hugo Chavez est arrivé au pouvoir, c’était avec un mandat et un seul : éponger la dette sociale du pays. Le pays était littéralement disloqué par quinze ans de plans d’ajustements structurels du FMI et de la Banque mondiale. La politique de Chavez a consisté à employer en priorité la ressource nationale à la reconstruction du pays (écoles, hôpitaux, routes ) et à la redistribution du revenu vers les plus pauvres, à travers tout un programme d’allocations notamment. Par ailleurs, il faut entrer dans une dimension plus géopolitique souvent moins observée pour se rappeler que, dans les années 2000, alors que toute l’Amérique latine se relevait lentement des années néolibérales, et alors que le Vénézuéla avait œuvré (avec le Brésil notamment), à ce que ne soit pas signée ce qui devait devenir la Zone de libre-échange des Amériques avec les États-Unis, en 2005, Caracas a offert aux autres pays des voies de recours aux exigences du FMI, de la Banque mondiale et des États-Unis. Il a notamment acheté à l’Argentine plusieurs milliards de titres de dette pour qu’elle puisse honorer ses échéances de remboursement. Ce que l’on a appelé la « diplomatie pétrolière » du Vénézuéla était à la hauteur de la puissance régionale qu’il aspirait à être. Cela était aussi nécessaire à l’époque pour consolider en interne le processus et la légitimité du chavisme. Mais ces orientations politiques, intérieures comme extérieures, ont représenté un cout pour le pays. Elles ont affecté les investissements de long terme qui auraient été nécessaires dans l’appareil de production, la compagnie pétrolière, etc.

L’expérience du Vénézuéla montre en réalité qu’il est très difficile pour un pays du Sud – où les problèmes vitaux dont découlent beaucoup d’autres sont les très fortes inégalités, la pauvreté – de modifier en quelques années une structure économique qui est enkystée, construite depuis plus d’un siècle, et insérée qui plus est dans une division internationale de la production  Parce que ce qu’attend le système économique international du Vénézuéla, c’est qu’il soit un pays pétrolier, pas qu’il soit la Silicon Valley !

Que reste-t-il de l’influence régionale vénézuélienne ?

On ne peut plus parler d’influence vénézuélienne en Amérique latine. L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), mise en place avec Cuba en 2004, est paralysée, par exemple. En revanche – et c’est essentiel –, la crise vénézuélienne cristallise les oppositions politiques, idéologiques et géopolitiques des pays latino-américains, et c’est à partir d’elle que se reconstituent des alliances nouvelles. Il en est ainsi du Groupe de Lima, qui rassemble onze pays latino-américains (et le Canada) ayant pris fait et cause pour l’opposition vénézuélienne, ne reconnaissant pas l’Assemblée nationale constituante et qualifiant le régime de « dictature ». Il rassemble les pays récemment passés à droite (Argentine, Brésil, Pérou), mais aussi le Chili, le Mexique, la Colombie  Or, ces pays se retrouvent également dans la construction de nouvelles interactions bilatérales ou multilatérales au sein de processus d’intégration commerciale tels que l’Alliance du Pacifique (Mexique, Colombie, Pérou, Chili) et tentent de réorienter la feuille de route de l’intégration latino-américaine qui avait été fortement marquée par l’influence vénézuélienne et brésilienne dans les années 2005 à 2012. On voit ainsi se dessiner une ligne d’affrontement avec d’autres pays toujours issus de la vague dite « des gauches latino-américaines » – la Bolivie, l’Équateur (pour le moment), le Nicaragua – et Cuba, qui restent irréductiblement solidaires du Vénézuéla.

Ailleurs dans le monde aussi, la crise vénézuélienne semble avoir un fort impact…

Le dossier vénézuélien a pris une importance disproportionnée par rapport à ce que pèse réellement le pays dans les relations internationales. Dans beaucoup de pays dans le monde, il est presque devenu un sujet de politique intérieure. En Europe notamment, il est très certainement utilisé comme une forme de repoussoir dans les pays où ont émergé certaines formes de radicalités de gauche, afin de disqualifier un adversaire intérieur.

Alors que le pays s’est déclaré le 14 novembre 2017 en défaut (partiel) de paiement, sa crise de la dette apparait comme l’un des enjeux majeurs du dossier vénézuélien…

Elle s’élève, selon les sources, entre 130 et 150 milliards de dollars. Environ 20 milliards appartiennent à la Chine (plus de 10) et à la Russie (entre 8 et 9 milliards de dollars), qui sont très proches du gouvernement vénézuélien. Mais 65 % appartiennent à des investisseurs privés, américains essentiellement. Cinq milliards appartiennent à des créanciers multilatéraux (Banque interaméricaine de développement, etc.). Près de 75 milliards ont été remboursés depuis trois ans selon Caracas, avec des taux d’intérêts savoureux pour les investisseurs. Le pays devra payer autour de 8 milliards de service de la dette en 2018 et dispose d’environ 9 milliards de réserves. Il peut donc techniquement payer, même si la situation est précaire. Caracas souhaite restructurer et refinancer sa dette. Il a déjà commencé avec la Russie (pour 3 milliards de dollars). Les pourparlers avec la Chine vont continuer.

La résolution de la question sera strictement politique. Que vont faire les États-Unis ? Comment Trump va-t-il gérer la situation avec les financiers qui détiennent cette dette ?

En effet, les sanctions américaines organisent de plus en plus une sorte d’étouffement financier du Vénézuéla en limitant ses possibilités d’accès au système financier international, aggravant encore la situation économique du pays et les difficultés de sa population. Elles entravent le pays pour le paiement de sa dette souveraine, le poussant vers des situations de « défaut partiel » puisqu’elles interdisent aux entités et entreprises américaines – les premières touchées –  (banques, fonds de pension qui détiennent la majorité des titres de la dette du pays) de négocier et d’opérer des transactions avec le gouvernement vénézuélien et la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Quels sont les principaux enseignements du scrutin municipal du 10 décembre 2017 ?

Le chavisme l’a de nouveau emporté largement, avec 308 maires élus contre 25 à l’opposition (47 % de partici-pation). Il a capté 70 % du vote. La MUD a de nouveau fait étalage de sa fragmentation et de ses divisions. Dix-huit des 24 partis de la coalition ont bien participé au scrutin, mais les quatre autres, les plus importants (dont AD, VP, PJ), ont refusé. Toutefois ils ont, notamment AD, autorisé leurs candidats à se présenter localement comme « indépendants » ou via d’autres partis  Bref, l’opposition souffre d’un manque de visibilité, de cohérence, d’unité et de projet pour le pays. Pour une grande partie de la population, elle n’apparait pas comme une alternative viable au chavisme.

Quant à ce dernier, il bénéficie d’un indiscutable regain. Remobilisé, il s’est renforcé ces derniers mois, tout comme la position de Nicolas Maduro. Ce dernier est aujourd’hui la figure de direction politique. Jamais le pouvoir d’État n’a été aussi « maduriste ».

L’avenir ? Il restera largement fragile et incertain. La crise politique et économique continuera d’accompagner le pays à moyen terme.

Les deux camps acceptent néanmoins de participer à un processus de dialogue organisé à Saint-Domingue, sous les auspices de l’ancien Premier ministre socialiste espagnol José Luis Rodríguez Zapatero et du président de la République dominicaine, Danilo Medina. Ce processus est accompagné, pour l’opposition, par le Chili, le Mexique, le Paraguay, et pour le gouvernement par la Bolivie, le Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Si ce dialogue aboutit, il déterminera une feuille de route minimale vers l’élection présidentielle de 2018 (dont la date pourrait être avancée). Il en fixera les conditions et les règles. Nicolas Maduro est d’ores et déjà candidat à sa succession. L’opposition envisage aujourd’hui l’option d’un « outsider » ne venant pas du système des partis (du fait des désaccords et de l’absence de leadership). Ce dernier s’appelle Lorenzo Mendoza. Entrepreneur, il n’est autre que le patron du groupe Polar, principal brasseur du pays. Mais d’ici là, tout peut encore changer. Il y aura de nouveaux développements.

Propos recueillis par Nathalie Vergeron, le 12 décembre 2017 et reproduits ici avec son aimable autorisation. L’entretien est disponible dans le numéro 90 de la revue Diplomatie, actuellement disponible en kiosque et en ligne ici.

Crédit (cc) Canal de Noticias/flickr

1 Comment

  1. valentini

    que dire d’autre que nous sommes tous des chavistes ! Des premiers de corvée contraints pour le moment par la force des choses de batailler avec une foule de crétins alpins, excités par des moutons enragés eux-mêmes financés par des gangsters.

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