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Utilisation d’armes chimiques par la France : Pierre Laurent (PCF) demande au gouvernement d’ouvrir les archives

Utilisation d’armes chimiques par la France : Pierre Laurent (PCF) demande au gouvernement d’ouvrir les archives

Pour justifier les frappes de l’armée française sur des supposés entrepôts d’armes chimiques en Syrie, l’exécutif Macron a mis en avant ce qu’il présente comme une tradition ancienne. « La France a toujours été à la pointe du combat contre les armes chimiques, depuis la bataille d’Ypres, en 1915 », a affirmé Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, devant le Sénat.

Une constance que conteste Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du Parti communiste français, dans une question écrite adressée à Florence Parly, ministre des armées. Au cours de la guerre du Rif, entre 1921 et 1926, un atelier de fabrication d’obus chimiques aurait été installé « avec l’aide de spécialiste français » à Mellila au Maroc, pour servir l’armée espagnole, affirme Pierre Laurent. Qui ajoute que le napalm a été utilisé durant la guerre d’Indochine, notamment lors des batailles de Pho Lu (février 1950), de Vinh Yen (janvier 1951) et à Dien Bien Phu, dès novembre 1953. Pareil, affirme-t-il, durant la guerre d’Algérie où, en plus, des essais auraient été effectués avec du gaz sarin.

« Cinq années après l’indépendance de la Tunisie, de graves combats opposèrent les forces françaises, qui étaient restées sur la base de Bizerte, et des soldats et civils tunisiens. Dans ce cadre un usage de napalm par l’armée française est attesté le 22 juillet 1961 dans une zone urbanisée. Par ailleurs, lors de l’insurrection de l’Union des populations du Cameroun (UPC) – menée au Cameroun indépendant mais lié à la France par des accords militaires – l’aviation est intervenue de façon fréquente et massive. Le largage de napalm sur des zones rebelles est évoqué par de nombreux témoignages bien que les archives soient inaccessibles à ce sujet », écrit Pierre Laurent. Qui demande à Florence Parly « ce que la France compte faire en vue de reconnaître et condamner officiellement tous ces agissements, dont certains sont des crimes de guerre, et d’ouvrir les archives à leur sujet en vue de pouvoir faire un bilan le plus détaillé possible ».

Crédits: Flickr/PCF Bourges

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