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Le nombre de réfugiés morts en mer augmente, selon un rapport du HCR

Le nombre de réfugiés morts en mer augmente, selon un rapport du HCR

Si le nombre de réfugiés arrivant en Europe diminue, le nombre de décès lui, augmente.

Le Haut-commissariat aux Réfugiés de l’ONU révèle ce lundi 3 septembre un rapport accablant. Alors que le nombre de personnes parvenant à traverser la Méditerranée pour rejoindre illégalement l’Europe est en nette diminution, le taux de mortalité a lui « considérablement augmenté », note le rapport. Depuis le début de l’année 2018, soit en seulement 8 mois, 1 600 personnes au moins sont décédées pendant la traversée. En cause, les embarcations de fortune surpeuplés que prennent, au péril de leur vie, ces femmes, hommes et enfants, qui souhaitent rejoindre les côtes européennes. Ces personnes viennent généralement de Syrie, Guinée, Maroc, Tunisie, Côte d’Ivoire, Soudan, Érythrée, Afghanistan ou encore Irak, et arrivent via les eaux espagnoles, italiennes et grecques.

Pourtant, le nombre de réfugiés tentant de rejoindre ces côtes a clairement baissé. « Entre Janvier et Juillet, le nombre de réfugiés et migrants entrant en Europe via la Grèce, l’Italie et l’Espagne a chuté de 41% comparé à l’année dernière », souligne le rapport. Une baisse qui pourrait être expliquée par le durcissement des politiques anti immigration, notamment en Italie où les ports ont été fermés. A noter aussi le rôle des gardes-côtés libyens qui œuvrent à empêcher les départs. Les associations humanitaires qui portent secours aux migrants en mer comme l’Aquarius, font désormais face à des murs, des frontières de plus en plus réelles, et sont débordées face aux nombres de personnes en danger de mort imminente.

Le rapport note qu’entre janvier et juillet, sur 18 personnes parties en mer, une personne est morte, soit deux fois plus qu’auparavant. L’an dernier, une personne sur 42 mourraient au cour du voyage. En avril, période particulièrement meurtrière, une personne est décédée pour seulement 14 réfugiés en mer. Les responsables de l’UNHCR se sont émeut de cette situation. « Chercher l’asile est un droit humain fondamental, ce n’est pas un crime », a affirmé le 29 mai dernier, Pascale Moreau, Directrice du Bureau européen de l’UNHCR. Quant à Filippo Grandi, le Haut-commissaire aux Réfugiés, il a déclaré ce 15 août :« Il est faux, dangereux et immoral de continuer à porter secours aux bateaux errants en Méditerranée, pendant que les gouvernements rivalisent pour savoir qui peut prendre la moindre responsabilité. » 

 

Légende : Des réfugiés en difficulté en mer au Nord Est de Tripoli

Source : Irish Defense Forces / Flickr

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