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Le mauvais traitement des migrants en Algérie continue selon Human Right Watch

Le mauvais traitement des migrants en Algérie continue selon Human Right Watch

Human Right Watch accuse l’Algérie d’avoir déporté arbitrairement une centaine de migrants, et de les avoir laissé livrés à eux-mêmes à la frontière malienne ou des groupes armés sévissent.

Grâce à des témoignages recueillis auprès de réfugiés, on apprend que la police algérienne a rassemblé, le 1er et 7 mars, une centaine de migrants qui se trouvaient dans la ville Ghardaia et dont la plupart travaillaient illégalement dans le pays. Sans les informer de leurs droits ou les laisser récupérer leurs économies et leurs biens, ils ont été conduits en bus à la ville de Bordj Badji Mokhtar, ville frontalière du Mali. Puis les gendarmes leur ont fait traverser la frontière en « les menaçant avec une arme. »

Les réfugiés racontent à Human Right Watch avoir marché près de six heures dans le désert malien avant d’atteindre la première ville d’In Khalil. Là-bas, ils sont montés dans des convois qui se rendaient à Gao, mais sur la route, ils ont fait face a des barrages tenus par des groupes armés qui leur ont dérobé leurs biens. Selon un rapport des Nations-Unies datant de septembre 2017, ces groupes armés seraient liés à Al-Qaida. Arrivés à Gao, la plupart des réfugiés expulsés n’avaient rien avalé depuis trois jours et certains ont été hospitalisé pour déshydrations aiguë.

Une pratique récurrente.

Depuis décembre 2016, l’Algérie a expulsé des milliers de réfugiés subsahariens, principalement au Niger. En février dernier, le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, a déclaré à RFI que le Niger n’était «pas une décharge pour les migrants de toute l’Afrique de l’Ouest».

Si le gouvernement algérien a le droit d’expulser les sans-papiers, il ne respecte pas la Convention internationale sur la protection du droit des travailleurs migrants et de leur famille. Le traité oblige le gouvernement à informer les travailleurs migrants et leurs familles avant expulsion, de leur droit de contacter leurs autorités consulaires, leur droit de contester leur expulsion devant les autorités compétentes et de suspendre le renvoi jusqu’à ce que la décision soit prise. En outre, toute personne craignant d’être persécutée ou victime d’un autre préjudice grave dans son pays d’origine a le droit de demander l’asile.

Crédit : Amira_a

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