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Italie : une nouvelle preuve de l’innocence de Medhanie Tesfamariam

Italie : une nouvelle preuve de l’innocence de Medhanie Tesfamariam

L’avocat du jeune érythréen jugé et présenté en Italie comme le chef d’un gang de trafiquants d’êtres humains a obtenu, le mois dernier, un nouvel élément matériel prouvant l’innocence de son client.

A mesure que les mois passent et que les audiences se succèdent devant le tribunal de Palerme, l’affaire Medhanie ressemble de plus en plus à une erreur judiciaire de grande ampleur, dont les comptes devront sans doute être réglés après le verdict. Dans un nouveau coup de théâtre, l’avocat du prévenu, Michele Calantropo, a en effet obtenu début avril une preuve supplémentaire de l’innocence de son client, un dénommé Medhanie Tesfamariam Berhe.

Ce dernier, un jeune réfugié érythréen kidnappé à Khartoum puis remis à la police italienne en juin 2016 en vertu d’un mandat d’arrêt international, est accusé par les procureurs de Palerme d’être l’un des chefs de gang les plus dangereux et les plus riches d’Afrique du Nord, surnommé “Le Général” et prénommé lui aussi Medhanie, mais dont les noms patronymiques sont Yehdego et Mered.

Accusé à tort

Le jeune homme incarcéré et sa famille répètent qu’il n’a rien avoir avec l’homme accusé. Sa voix ne correspond pas aux écoutes téléphoniques compilées dans l’acte d’accusation. Des victimes du vrai trafiquant le disculpent et des documents démontrent qu’il était encore en Erythrée au moment de plusieurs événements clés de l’acte d’accusation. Mais jusque-là, rien n’y a fait et l’avocat du jeune homme, Michele Calantropo, a multiplié les initiatives pour démontrer au tribunal qu’il y a eu erreur sur la personne et que le vrai coupable est encore en liberté.

Mais Michele Calantropo dispose désormais d’échantillons de prélèvements ADN de l’épouse et du fils du vrai trafiquant, recueillis le mois dernier et démontrant que son client n’a aucun lien génétique avec celui qui est supposée être son enfant. Mais il doute que cela suffise à convaincre les juges de remettre son client en liberté avant l’énoncé du verdict, sans doute après l’été.

Entre-temps, le trafiquant Medhanie Yehdego Mered vit sans se cacher, quoique sous protection armée, dans la capitale ougandaise, Kampala, selon de multiples témoignages d’Erythréens vivant en ville. Sa page Facebook est toujours active. Sa photo de profil, du reste, est celle de son enfant : celui dont l’ADN ne correspond pas au profil génétique du jeune homme qui est en prison depuis deux ans à sa place.

Photo : Medhanie Tesfamariam Berhe arrêté par la police

Crédit :  HO / AFP / Polizia di Stato

 

 

 

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