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Casse-tête électoral en Italie : acte 1 au Parlement

Casse-tête électoral en Italie : acte 1 au Parlement

La classe politique italienne entame aujourd’hui un processus devant mener à la formation d’un nouvel exécutif. Mais les résultats embrouillés des élections du 4 mars doivent maintenant être traduits en acte.

Tout commence aujourd’hui. Les députés de la 18ème législature du Parlement italien ont officiellement entamé leur mandat ce vendredi matin et ont désormais deux jours pour élire les présidents des deux chambres. En l’absence de majorité absolue après les élections législatives du début du mois, le résultat de cette première étape avant la nomination d’un chef du gouvernement va surtout révéler la complexité du système institutionnel italien et la décomposition de la scène politique.

Car les données du problème sont connues. Les deux formations sorties en tête du scrutin sont la coalition de droite et d’extrême-droite d’un côté et le Mouvement 5-Etoiles de l’autre. Mais que le futur chef du gouvernement soit issu d’un camp ou de l’autre, celui-ci aura besoin d’adjoindre à sa coalition de plus petits partis, parmi lesquels le Parti démocrate de l’ancien président du Conseil Matteo Renzi pèse encore d’un certain poids, malgré sa déconfiture électorale.

Dans la perspective de la prise de fonction des nouveaux députés, la coalition de droite et d’extrême-droite avait passé un accord avec le Mouvement 5-Etoiles pour se partager les présidences des deux chambres du Parlement. Or, celui-ci a été rompu hier soir, après le refus par le mouvement fondé par Beppe Grillo d’élire le candidat de Silvio Berlusconi à la présidence du Sénat, en raison de sa condamnation récente pour détournement de fonds publics. Le Parti démocrate a, lui aussi, fait savoir qu’il ne voterait pas pour lui. Mais Silvio Berlusconi n’entend pas renoncer, afin de préserver sa position de leadership.

Les groupes parlementaires sont donc, aujourd’hui, revenu à leur point de départ : d’un côté un Mouvement 5-Etoiles puissant, premier parti d’Italie, et de l’autre une coalition de « crocodiles » issus de la droite berlusconienne, des barons du néo-fascisme et du nationalisme régionaliste, avec, en appui potentiel, un archipel de partis rescapés du naufrage du monde politique ancien et une poignée de formations de gauche qui n’ont pas convaincu beaucoup d’électeurs.

Dès aujourd’hui, les chefs des groupes parlementaires se sont donc retrouvés pour tenter de débloquer la situation. Plusieurs tours de scrutin à bulletins secrets, différents pour les deux chambres, vont avoir lieu dans la journée et demain pour tenter de dégager des favoris, puis des présidents élus. Ce sera ensuite au tour du président de la République, Sergio Mattarella, d’entamer dès le 3 avril des consultations pour former un gouvernement et trouver un chef à ce dernier. Une longue route s’est ouverte et aucun scénario n’est privilégié, à l’heure actuelle, par la presse italienne.

Crédits : Pixabay

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