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Israël : nouveau revers pour le plan d’expulsion des réfugiés africains

Israël : nouveau revers pour le plan d’expulsion des réfugiés africains

La semaine dernière, la Haute Cour a ordonné au gouvernement de lui présenter le prétendu accord avec l’Ouganda permettant l’expulsion d’exilés africains réfugiés en Israël. Les autorités en ont été incapables : tous les réfugiés détenus pour avoir refusé l’expulsion ont donc été libérés.

C’est un nouveau revers pour Benyamin Netanyahu et sa coalition. Selon la presse israélienne, 207 Erythréens et Soudanais, incarcérés pour avoir refusé d’être expulsés « volontairement » vers le Rwanda ou l’Ouganda, ont été libérés de la prison de Saharonim ce lundi, conséquence immédiate d’une décision rendue la semaine dernière par la Haute Cour d’Israël.

La plus haute juridiction du pays avait donné au gouvernement israélien jusqu’à dimanche à minuit pour lui présenter le contenu d’un mystérieux accord avec l’Ouganda, l’autorisant à y envoyer de force les exilés qui étaient parvenus à se réfugier en Israël. Le gouvernement israélien en ayant été incapable, les réfugiés qui avaient été placés en détention pour avoir refusé de s’y conformer ont été remis en liberté.

La volonté de Benyamin Netanyahu et de ses ministres d’expulser les dizaines de milliers de réfugiés, originaires essentiellement d’Afrique de l’est, est donc encore une fois contrecarrée. C’est le Rwanda qui, sous la pression internationale, avait commencé à s’opposer à ce plan, en niant qu’il existait d’abord, puis en le dénonçant publiquement. Le Premier ministre israélien avait donc cru bon de négocier un autre accord avec l’ONU, visant à trouver un nouveau lieu d’installation pour 16.250 réfugiés. Un accord qu’il avait été contraint de remiser au placard sitôt après qu’il l’eut annoncé, sous la pression, cette fois, de ses partenaires d’extrême-droite.

Cette fois, le gouvernement israélien dispose encore d’une semaine pour présenter à la Haute Cour son fameux accord avec l’Ouganda, faute de quoi l’ensemble du plan d’expulsion serait rendu entièrement inopérant.

Pour autant, la vie des réfugiés africains en Israël reste humiliante. Non seulement ils doivent renouveler leur visa tous les deux mois, mais ils font courir le risque de poursuites à d’éventuels employeurs et doivent verser un cinquième de leur salaire au gouvernement, qui ne leur est restitué que s’ils acceptent de quitter le territoire.

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