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Pour une souveraineté nationale de gauche

Pour une souveraineté nationale de gauche

Ramzi Kebaïli, qui dirige le blog nation inclusive, a décidé de réagir à un appel à « la défense de la souveraineté de la nation », lancé par le site La Sociale et réunissant plusieurs personnalités de gauche. La veille d’une réunion sur ce thème, ce 12 janvier, dans le XIe arrondissement de Paris, nous publions son appel au débat.

Le site La Socialeco-animé par Denis Collin et Jacques Cotta, a lancé un appel pour « la défense de la souveraineté de la nation » qui, par-delà certaines analyses justes, se révèle symptomatique de l’impasse dans laquelle se fourvoient une grande partie des souverainistes. Commençons par préciser, au cas où cela aurait échappé au lecteur, que je suis un indécrottable partisan de la « souveraineté de la nation », à la seule condition que soit défini clairement de quoi on parle. S’il s’agit de soutenir la future souveraineté de nouvelles institutions nationales issues des classes populaires dans leur ensemble, mille fois oui. S’il s’agit de « défendre » la souveraineté du cadre national actuellement existant avec tout ce qu’il charrie d’obscurités, mille fois non. Je n’oublie pas que, en un sens,l’armée française est engagée « souverainement » dans des guerres aux quatre coins du monde, sans avoir demandé l’avis des populations concernées, ni celui de la population française d’ailleurs. Mais cela ne m’empêche pas de défendre résolument la sortie de l’UE et de l’euro, carcans qui nous interdisent de mettre en oeuvre toute législation écologique et sociale digne de ce nom. Au passage, remarquons que l’appel de La Sociale n’est pas aussi « souverainiste » qu’il le prétend puisqu’il ne défend pas clairement la sortie du marché et de la monnaie unique, mais uniquement la remise en cause des traités budgétaires, sans doute pour ménager quelques signataires supplémentaires. Mais du coup, pour ces signataires, que signifie une « nation souveraine » qui ne contrôlerait ni sa monnaie, ni sa politique commerciale ?

La souveraineté nationale selon Jacques Sapir

La mollesse de l’appel sur l’UE n’est pas anodine et renvoie au potentiel sous-texte de l’appel, de par les interprétations antinomiques pouvant être faites de termes galvaudés comme « République », « souveraineté » ou « nation ». Or, parmi les principaux soutiens, on retrouve l’économiste Jacques Sapir qui défend des conceptions bien tranchées en la matière. Avant d’aller plus loin, une précision s’impose : la parole de Sapir est souvent délégitimée a priori en raison d’une proximité qu’il est supposé entretenir avec l’extrême-droite, mais je refuse toute démarche qui prétendrait réfuter un auteur sans étudier sa pensée, par des arguments ad hominem. Cette pensée mérite d’être analysée à partir de ce qu’elle revendique explicitement, et mon opposition porte sur sa définition même de la « souveraineté de la nation ».  En effet, dans son ouvrage de référence Souveraineté, Démocratie, Laïcité la première phrase – la toute première ! – qui proclame : « La nation rassemblée et l’état d’urgence décrété : nous vivons un moment souverainiste. » On parle bien ici de l’état d’urgence décrété par Valls et Hollande, avec ses milliers de perquisitions arbitraires au bilan quasiment nul, comme le rappelle ce reportage de la journaliste Hassina Mechaï. . Il est quand même problématique de signer un appel pour la « souveraineté de la nation » aux côtés d’une figure de référence qui traduit cet énoncé en open bar pour les politiques sécuritaires. Sapir se revendique de Jean Bodin, penseur d’une monarchie absolue qualifiée de « République [sic] souveraine » au sens de régime soustrait au contrôle populaire et aux obligations de respecter les libertés civiles. Pour éviter tout malentendu : je n’accuse pas ici par capillarité les initiateurs de l’appel d’avoir soutenu l’état d’urgence, puisqu’ils s’y sont courageusement opposés (sans nommer cependant contre qui cet état d’urgence était dirigé), ni d’être crypto-monarchistes ! Je signale simplement à quel point cet appel peut être lu de manières diamétralement différentes, si quelques précisions élémentaires ne sont pas apportées.

Au sens où je la revendique, la souveraineté nationale appartient au peuple des citoyen(ne)s et ne peut donc pas se concevoir si les libertés civiles sont bafouées, ni si l’imaginaire « national » est mobilisé pour exclure de la communauté politique une partie de la population. Il y a donc bien des définitions non seulement distinctes mais incompatibles de la « souveraineté nationale », et il reste à savoir laquelle prédomine dans l’appel ambigu de La Sociale. C’est ici qu’il est nécessaire de lire un article complémentaire de Denis Collin qui précise son contenu. Par-delà quelques arguments justes, on y trouve : « Certes, il y a des passions nationales qui peuvent être dangereuses. Un certain nationalisme passe de l’amour de sa nation à sa surestimation et à la négation des autres nations. Il peut se transformer en impérialisme et doit donc être combattu. Mais ce mal ne nous menace guère nous autres Européens qui vivons de plus en plus dans la détestation de nous-mêmes. » La franchise de l’auteur n’a ici d’égal que son aveuglement. Est-il besoin de rappeler que nous vivons la poussée d’un ethno-nationalisme raciste sur tout le continent, et qu’aux formes traditionnelles de haine comme l’antisémitisme s’est greffée une islamophobie alimentée par nos dirigeant(e)s pour justifier leurs guerres impérialistes et leurs politiques liberticides ? Il faut avoir quelques trains de retard pour ne pas voir combien la supposée auto-flagellation des classes dirigeantes européennes, à supposer qu’elle ait jamais existé, a cédé la place à un discours belliqueux célébrant une « civilisation européenne » qui serait menacée par les hordes barbares musulmanes, ou dans un autre registre par la Chine et les soi-disant fake news russes.

Et que peut bien signifier ce « nous autres Européens », pour le moins curieux sous une plume souverainiste ? Personnellement, je ne me sens pas européen. Dans mon manuscrit Quitter l’Europe pour réinventer la Nation, qui est en cours de finalisation, je démontre qu’en réalité le terme « européen » ne renvoie pas à une appartenance géographique, mais constitue une manière euphémisée pour désigner à la fois une domination de classe et de (prétendue) race. L’Européen, c’est en première instance le bourgeois « blanc », qui se pense socialement supérieur aux classes populaires de son pays et veut s’émanciper d’un cadre national susceptible de limiter ses profits, et qui dans un second temps propose au prolétariat « blanc » une identité « européenne » de substitution afin de détourner sa colère. L’européisme constitue donc en réalité un communautarisme, celui de notre classe dirigeante solidaire des oligarchies des pays voisins et qui nourrit une extrême-droite euro-identitaire (voir à ce sujet les analyses de Chloé Ridel). D’ailleurs, en un certain sens la nation – une fois qu’elle aura été redéfinie clairement – pourra être un rempart contre l’identitarisme européen. Cette communauté politique qui reste à inventer pourra désigner comme ennemi non pas la voisine ou le voisin qui vient de l’autre côté de la Méditerranée, mais la classe dominante qui nous asservit et nous divise. Mais dans sa forme actuelle, l’identité « nationale » est le terreau d’où nait un racisme qui sert à justifier des guerres à l’étranger et un durcissement de l’appareil répressif qui finit par frapper tout le monde – comme viennent de le réaliser nombre de Gilets Jaunes. Peut-être d’ailleurs que certain(e)s souverainistes seront amenés à réviser leur jugement depuis que l’ensemble des « classes dangereuses » subit le matraquage policier et la propagande médiatique initialement réservés aux seuls groupes considérés comme « non-républicains » et/ou « non-européens », manière euphémisée de désigner les « non-blancs » vivant dans les banlieues populaires. Je pense notamment à un article halluciné de Jacques Cotta, co-animateur du site La Sociale, qui reprend tous les poncifs des médias dominants sur la Seine-Saint-Denis.

Dans l’article de Denis Collin cité précédemment, on ne peut que constater un aveuglement aux logiques contemporaines du racisme, qui tue et qui exclut des gens au nom d’une certaine conception de l’identité nationale et/ou européenne. Denis Collin ne s’arrête pas en si bon chemin, et poursuit : « On peut aussi pointer la “xénophobie” qui à l’amour de la patrie substitue la haine des étrangers. Soyons clairs ! une certaine xénophobie est plus ou moins inévitable. Comme le disait Rousseau, “le patriote est dur à l’étranger”, tout en nous invitant à nous méfier de ces philosophes qui aiment le Tartare par n’avoir pas à aimer leurs voisins. Il n’y a pas de nation s’il n’y a pas une forme de préférence nationale (je viens de dire une horreur !) car la nation comme toute organisation politique suppose la délimitation entre l’intérieur et l’extérieur, entre celui qui fait partie de la nation et celui qui n’en fait pas partie. On peut être l’hôte d’une nation, mais on n’est pas pour autant l’égal des citoyens de cette nation. ». Passons sur les jeux de mots « provocateurs », en confondant la « xénophobie  » avec le fait qu’un État fixe des conditions précises pour accéder à la citoyenneté et au droit de vote. Rappelons tout de même que l’égalité devant la loi et les libertés civiles sont censées être garanties à chacun par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. En fait en un sens – mais qui est l’exact contraire de sa thèse initiale ! – Denis Collin a raison : notre État actuel peut être considéré comme raciste (tout autant que classiste ou sexiste) lorsqu’il fixe des conditions implicites d’accès aux droits différents selon les individus, parfois même tragiquement des conditions implicites pour pouvoir circuler dans l’espace public sans se faire violenter par l’institution policière, et ce au mépris de ses propres lois. Parfois, nos élu(e)s inventent même des délits imaginaires ou changent après coup la législation pour mieux exclure une partie de la population. Mais au sens d’une nation inclusive qui reste à inventer, il n’y aura a priori rien de « phobique » dans le fait que la population fixe souverainement des lois communes sur un territoire donné. Pour tout dire, l’attitude consistant à refuser de voir les mécanismes de division émanant de nos institutions actuelles ou à les réduire à des « questions sociétales secondaires » nuit finalement beaucoup plus au souverainisme que mille tribunes européistes.

Enfin, on pourrait me rétorquer que même si mes remarques étaient fondées, la dynamique dans laquelle s’inscrit l’appel de La Sociale est celle d’un large rassemblement comme dans le mouvement hétéroclite des Gilets jaunes. Or pour ma part, si je participe aux Gilets jaunes aux côtés de gens avec qui je suis en désaccord radical, c’est sur des revendications très précises comme la justice fiscale et sociale, ou le référendum d’initiative citoyenne – qui constitue un outil prioritaire pour la conquête de la souveraineté populaire (notons au passage que La Sociale a publié un article critique du RIC, ce qui témoigne d’une divergence supplémentaire sur la signification du terme « souveraineté »). Dans un tout autre registre, j’ai récemment soutenu un appel controversé à la solidarité avec les migrant(e)s alors même que la majorité de ses signataires étaient hostiles à toute forme de protectionnisme. Simplement, là encore, je savais clairement ce sur quoi je m’engageais en signant ce texte. Ici, ce n’est pas le cas, je ne sais pas quelle « souveraineté » de quelle « nation » il s’agit de « défendre ».  L’Italie nous dresse un avertissement éloquent : les camarades sincères qui se sont d’abord « rassemblés » avec le Mouvement 5 étoiles, puis de là se sont rassemblés avec la Ligue de Salvini, n’ont aujourd’hui plus que leurs yeux pour pleurer. La « souveraineté nationale » au sens qui me parait adéquat, c’est-à-dire de l’indépendance d’une communauté politique qui lutte dès le départ contre toute tentation de bafouer la souveraineté des autres pays (anti-impérialisme) et de chercher des ennemis imaginaires en son sein (anti-racisme), est à bien des égards antinomique du projet défendu par un certain « souverainisme » aveugle aux questions de domination et aux logiques identitaires implicites. J’espère avoir convaincu le lecteur de la nécessité de mener cet éclaircissement jusqu’au bout.

Légende : Drapeau tricolore

Crédits : Pxhere / Domaine public

4 Comments

  1. michel MARION

    Je suis convaincu par cet éclaircissement . Il nous reste à définir un nouveau sens au mot Nation, peut être un sens plus global plus humain . Un état d’esprit . Commençons par la signification : Réunion d’hommes habitant un même territoire, soumis ou non à un même gouvernement, ayant depuis longtemps des intérêts assez communs pour qu’on les regarde comme appartenant à la même race. Je me vois bien dans cette description ! Mon intérêt est de vivre avec d’autres et réciproquement, donc en paix ! Soumis à des lois qui nous uniraient sans contraintes excessives . Pour les connaître (ces lois ) ils faut donc qu’elles soit facilement mémorable et peu nombreuses ! Ceci pourrait engendrer à long terme un état d’esprit qui pourrait en fin de compte intéresser une grande part de la population pour ne pas dire toute avec l’enseignement approprié de la confiance et de la persévérance . Ce n’est pas de la magie mais de l’intelligence dont il est nécessaire . Un enfant élevé par des parents violent et haineux aura difficilement la possibilité de s’épanouir dans l’amour et la paix . Et donc avec insistance il serait même possible d’espérer voir un jour la race l’humaine toute entière sur son territoire qu’est la terre vivre de cet esprit là . Je me plais à rêver comme les colons américains à une époque . Pour les lois il n’est pas vraiment nécessaire de les inventer je pense que les Dix commandements sont suffisant et de plus confirmé par Jésus Christ un personnage vraiment tout ce qu’il y a de plus admirable en ce qui me concerne ! Que pensez vous de lui ?

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    • michel MARION

      J’ai omis de préciser que l’état d’esprit dont je parle n’oblige en rien religieusement parlant ! Rester laïque et adhérer aux dix commandemant n’est en rien contradictoire si l’on considère Dieu comme étant l’état d’esprit . Auquel il est conseiller dans la bible de consulter par la prière qui peut être considérer comme méditer pour agir en accord avec celui-ci pour éviter de faire des erreurs .

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  2. Profil journalistes

    Quelques éléments de réponse sommaires aux attaques du Blog « Nation inclusive »

    Animateur du blog « Nation inclusive », M.  Ramzi Kebaïli sur le site du MEDIA, la « webtélé » de Aude Lancelin, s’en prend à l’appel pour la souveraineté et la défense des droits sociaux qui a débouché sur la réunion du 12 janvier à l’AGECA. Une réunion regroupant 170 participants et débouchant très positivement sur la constitution d’un « Collectif national pour la souveraineté et la justice sociale » et sur l’adoption de deux appels destinés à rassembler largement.

    Après avoir précisé qu’il est lui-même un « partisan indécrottable de la souveraineté de la nation », M. Kébaïli se lance dans un longue et pâteuse polémique contre nous, et s’il ne trouve plus rien contre nous, il s’en prend à Jacques Sapir, selon le vieux principe « si ce n’est toi, c’est donc ton frère ». Commençons par remarquer que M. Kebaïli semble prendre ses informations uniquement à la lecture du Figaro qui annonçait notre réunion dans des termes qui n’engagent que la journaliste de ce vénérable quotidien et non dans les colonnes de la Sociale et les papiers de ses animateurs. M. Kebaïli aurait pu prendre la peine de lire notre position sur notre site, mais non, le Figaro lui suffit. Cette fois c’est le principe l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours qui a mangé le facteur. Passons sur les procédés. Il est vrai que les procédés qui ont maintenant cours au MEDIA n’ont souvent que de lointains rapports avec l’honnêteté intellectuelle. Il y a quelques mois déjà, la situation italienne valaient calomnies répétées contre Collin et Cotta, et interdiction d’antenne de l’émission « dans la gueule du Loup » qui se proposait d’en traiter les paradoxes.

    La souveraineté de M. Kebaïli n’a dit-il rien à voir avec la nôtre, et de s’en prendre à Sapir qui défendrait « la souveraineté à la Bodin ». Nous ignorons s’il est bien judicieux d’engager ici et maintenant un débat sur Bodin et sur l’élaboration du concept de souveraineté au XVIIe siècle. Ensuite M. Kebaïli cite quelques phrases de l’article « La Nation c’est bien flou » (qu’on trouvera sur notre site à l’adresse suivante http://la-sociale.viabloga.com/news/la-nation-c-est-bien-flou) qu’il n’a visiblement pas lu, puisqu’il s’agit des extraits cités par le Figaro. Comment débattre dans ces conditions ? Quel est donc le but de cette polémique ? Il y en a un évident : taper sur Collin et Cotta (Cotta censuré par Lancelin et contraint de renoncer à son émission sur le MEDIA), sous-entendre que nous serions des aveugles qui font le jeu du racisme et de l’impérialisme. M. Kebaïli concède que nous (nous seuls, faut-il le rappeler à M. Kebaïli, nous seuls sans lui ni Mme Lancelin dont nous n’avons pas vu l’ombre à l’époque) avons organisé le seul meeting contre l’État d’urgence proclamé par Hollande et Valls, mais aurions selon lui omis d’indiquer contre qui était dirigé cet État d’urgence… Petit saloperie fielleuse aussi ridicule que grossière. L’état d’urgence était dirigé contre tout le monde, et en premier lieu contre tout mouvement populaire, et il a bien servi lors des manifestations contre la loi Macron-El Khomry.

    Pour le reste, si M. Kebaïli lisait nos articles au lieu de se limiter au Figaro, il saurait que nous sommes contre toute forme d’impérialisme, contre tout interventionnisme à l’extérieur (Nous ne sommes pas Mélenchon) et que loin d’être aveugles aux logiques de la domination, nous ne cessons de montrer le lien profond entre la « mondialisation » capitaliste, l’européisme et la mise en pièces des conquêtes sociales de la classe ouvrière.
    Il aurait été présent pour partager le succès de l’assemblée débat du 12 à Paris avec les 170 participants, il aurait été sans doute éclairé sur le combat « pour la souveraineté de la nation et la justice sociale ». Remarque qui vaut également pour le Média qui aurait tout à gagner à permettre une véritable discussion plutôt qu’invectives, caricatures et incohérences.

    Mais encore une fois, le but M. Ramzi Kebaïli n’était pas de discuter, mais de répandre le poison de la calomnie et de la division.

    La Sociale

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    • Jean-Paul B.

      Bravo Jacques Cotta,il est nécessaire de démasquer ceux qui au Média associent par ignorance, la Nation à l’Extrême Droite et toute réflexion sur la Souveraineté et la Frontière à du nazisme inconscient.
      Par contre ces mêmes beaux esprits n’ont rien à dire sur les universités d’été dé-coloniales interdites aux blancs ou les propos véritablement dignes des nazis sur les juifs,les blancs,les gays,les femmes,la République ou la laïcité tenus par une certaine
      Mme Houria Bouteldja du dangereux Parti des Indigènes de la République (PIR) dont sont malheureusement énamourés certains responsables et élus de LFI incapables d’assumer toute l’Histoire de la Patrie.
      Le sanglot de l’homme blanc!

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