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Critique du Média de Pierre Rabhi : un socio répond

Critique du Média de Pierre Rabhi : un socio répond

Nous publions la tribune d’un de nos socios qui voulait répondre à notre entretien de Jean-Baptiste Malet très critique à propos de Pierre Rabhi et défendre ce dernier.

On peut parfaitement apprécier la tenue d’une interview et ne pas partager les points de vue qui y sont exprimés. C’est mon cas pour l’entretien de Julien Brygo avec Jean-Baptiste Malet à propos de sa critique du « système Pierre Rabhi ».

J’ai lu les ouvrages de Pierre Rabhi. Je les trouve plutôt intéressants sur bien des points, quoique peut-être un tantinet trop gentillets et naïfs sur la nature humaine (le retour à la terre nourricière, les « nourris-toi toi-même » ou autre « fais ta part de boulot »…). J’y vois surtout une critique assez nette du productivisme et de la surconsommation débridée. Bref, pas de quoi fouetter un chat complotiste, ni hurler à la « dérive sectaire » comme le fait Jean-Baptise Malet.

Mais il est vrai que Malet critique surtout Pierre Rabhi, non par ce qu’il fait et écrit, mais quasi exclusivement à travers ses fréquentations. Tantôt d’obscures « associations qui sentent le soufre » –dans son enquête du Monde diplomatique, Malet cite les écoles Steiner-Waldorf inspirées par Rudolf Steiner, soit en tout et pour tout une quinzaine d’établissements en France, c’est dire le danger ! Tantôt des sommités de l’oligarchie capitaliste, du « haut cadre de MacDonald » au « PDG de Danone » en passant par les politiques Stéphane Le Foll, Ségolène Royal, Nicolas Hulot, et les grandes émissions prime-time des chaînes de télé mainstream françaises.

On tombe là au niveau du pur procès d’intention fait d’insinuations malveillantes et de parallèles douteux. Que Pierre Rahbi ait choisi de parler avec tout le monde ne le rallie pas pour autant aux points de vue de ses interlocuteurs quels qu’ils soient. Et que devons-nous penser des Martin Luther King, Mandela ou Gandhi, aujourd’hui célébrés unanimement par ceux-là mêmes qu’ils combattaient jadis ?

Un moment bien mal choisi

On peut légitimement se demander les raisons de ce bashing agressif contre Pierre Rabih, et surtout à ce moment précis. Malgré le succès de la vente de ses livres, je ne suis pas persuadé que Pierre Rabhi figure dans la liste des 1% de prédateurs financiers qui mettent notre planète en péril, ni que son association Colibris planque ses faramineux profits dans les paradis fiscaux, ni que ses gentils conseils de décroissance et de « sobriété heureuse » constituent les plus graves dangers à la survie de l’espèce.

Jean-Baptiste Malet se livre dans l’interview du Média à un curieux et très révélateur plaidoyer contre les sectes « religieuses » qui mènent un combat culpabilisateur d’arrière-garde contre « la modernité » :

« Cette idée de la culpabilité qui est une idée religieuse, je pense qu’il faut s’en débarrasser. Quand on n’a pas beaucoup d’argent et que de temps en temps on mange dans un supermarché hard-discount quelque chose qui n’est pas bio parce qu’on n’a pas de fric, eh bien on n’a pas à culpabiliser. Tout ce discours de la bourgeoisie écologiste de dire « on peut choisir de manger des bons produits, ça coûte pas plus cher de manger bio, etc. », peut-être que ça les rassure eux, mais dans les faits nous savons que c’est très difficile. »

En pleine polémique sur les ravages du glyphosate et les dégâts de l’agriculture intensive, voilà une campagne de dénigrement qui tombe à pic pour combler d’aise les Monsanto, Bayer et autres FNSEA.

Pierrick Tillet, socio

Légende : Pierre Rabhi

Crédits : Capture d’écran / Entretien de Jean-Baptiste Malet

67 Comments

  1. Jérôme Martinon

    étant moi meme socio , je partage totalement l avis de Pierrick Tillet

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    • Dominique Gagnot

      Ben allez au delà de cette réflexion basique.

      Ce sont les « puissants » qui dirigent le monde. Rabhi s’entend très bien avec eux. Il espère naïvement (comme Hulot) qu’en leur expliquant que le glyphosate c’est pas bien ils vont arrêter d’en produire ! Vous rendez vous compte de la naïveté (pour rester poli) du bonhomme ? !!!

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      • Maxime

        La naïveté n’est pas un crime. C,est même la qualité première des petits enfants qui veulent découvrir le Monde et doivent comprendre en peu de temps un nombre incroyable de choses nouvelles. Là ou un être qui en serait dépourvu mettrait lui 30 ans à essayer d’en comprendre imparfaitement une seule.

        N’est pas Colibris qui veut ….

    • Pif_Hercule

      Merci d’avoir ouvert ce débat sociétal et écologique contradictoire au Média, lequel débat me semble tout à fait utile et intéressant, méritoire d’avoir été ouvert…
      D’un point de vue personnel, j’avoue avoir la plus grande sympathie pour l’itinéraire, l’engagement et le courage écologique et philosophique de Pierre Rabbhi.
      J’ai donc été assez gêné en moi-même, je dois l’avouer, par cette interview, tout en lui reconnaissant d’excellentes qualités de neutralité, de critique objective et une certains modération et neutralité du ton.
      En même temps, j’ai été très rassuré par la publication de la réaction de Pierrick Tillet, dont l’argument central m’apparaissait très juste : le risque de défendre Bayer, Monsanto et la FNSEA en s’attaquant à Pierre Rabbhi, dont une partie des combats rejoignent ceux de la plupart d’entre nous, même si une autre partie sont différents, voire peuvent en diverger.
      Mais, à mes yeux, comme l’a argumenté Pierrick Tillet, Pierre Rabbhi est un méritoire allié dans la partie de son combat contre le productivisme et pour la défense de l’autonomie des agricultures des pays du sud, qui les affament, contre leur envahissement par le marché des pays du nord.
      Si les uns voulaient combattre Pierre Rabbhi, il combattraient à mes yeux, donc, contre notre combat même.
      Après, que l’on critique honnêtement des aspects de sa philosophie politique, bien sûr, pourquoi pas, et c’est ainsi que je l’ai entendu.
      Mais il me semblerait vain et un peu bête, imbécile, à mes yeux, de vouloir former une espèce de guerre de tranchée entre partisans et adversaires de Pierre Rabbhi.
      J’ai déjà dit ce que je pensais de l’aveuglement à mes yeux excessivement sectaire des scientistes illuminés qui, au nom de Descartes et d’un certain rationalisme, trouveraient parfois légitime de tomber à bras raccourcis de toutes leur forces contre les bénéfices humanitaires pratiques des travaux de Steiner (dont on peut discuter, certes, de la philosophie et en débattre), des écoles qui s’en réclament, et de l’agriculture biodynamique, dont les résultats concrets probants ridiculisent une critique basée sur la pure théorie.
      C’est du même niveau, à mes yeux, que la nouvelle campagne (animée par les labos pharmaceutiques) et le nouveau combat que l’on voit naître dans le journal Le Monde contre l’homéopathie, au seul motif que la chimie académique actuelle ne permet pas d’en expliquer les succès. Ce qui est une attitude antiscientifique, puisque la base d’une attitude scientifique est de privilégier l’observation sur la théorie et non l’inverse. Combats d’arrière garde.
      De même que combattre l’acupuncture chinoise et ses millions de pratiquants à travers l’histoire au nom de dogmes scientifiques qui ne permettraient pas encore actuellement d’en expliquer les succès.
      J’aimerais donc que les débats entre nous, grâce au Média, après le Monde Diplomatique, sur les pratiques et la philosophie et les combats de Pierre Rabbhi, dépassent quelques peu les passions partisanes d’un camp ou de l’autre pour favoriser un dialogue fécond et constructif.
      Je n’ai pas trouvé l’interview particulièrment agressive mais portant un questionnement intéressant. J’ai trouvé la réponse de Pierrick Tillet porteuse également d’un questionnement intéressant et constructif.
      Je ne penserais pas indispensable de développer l’intolérance entre nous mais plus intéressant au contraire de faire du Média une plateforme favorisant les questionnements contradictoires et les débats, sans forcément l’établissement de vérités révélées et définitives. Ce qui est la vocation même du Média au départ.
      C’est un gros effort pour chacune et chacun d’entre nous, comme j’ai eu un gros effort à faire en écoutant cette interview remettre doucement en question une partie de mes sentiments et certitudes.
      Mais il n’est pas utile de se balancer entre nous des seaux de m… à la figure pour démontrer notre force de conviction.
      Le Média doit être une plateforme fraternelle et amicale de débat pluraliste et constructif pour contribuer à bâtir une nouvelle société, ceci en ne séparant pas la fin et les moyens.
      Et le débat doit nous faire bouger équitablement et de façon vivante dans nos certitudes. Sans crainte de devoir sortir de nos conforts intellectuels, de nos certitudes, par définition mortes, vaines, stériles. Ni de devoir sortir de l’illusion des bûchers anciens, ou des lieux d’internement plus modernes censés pouvoir faire l’économie d’un débat serein, argumenté, constructif, sans naïveté mais bienveillant.

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    • Yannis

      Avis que je connais et que je ne partage absolument pas. Que l’on aime à s’identifier avec la figure du paysan-philosophe-écrivain que Pierre Rabhi donne à voir aux médias, je peux le comprendre. Car on a besoin de figures positives et de discours « de bon sens » en ces temps d’écosystèmes en danger, de disparition accélérée d’espèces animales, de risques directs sur notre santé que font peser l’agrobusiness, l’utilisation des pesticides, les OGM, etc. Mais ce que propose P.R via les Colibris, c’est la « sobriété heureuse » et « faire sa part », en adoptant un système basé sur la responsabilité individuelle, la croyance et la morale. Ce qui ne dérange absolument pas les réels responsables de la catastrophe annoncée, ceux qui ont réellement une grosse part dans la destruction environnementale. Ce qui gomme aussi les rapports de force, atomise l’action politique et se rapproche étrangement de deux autres termes bien utilisés par la doxa néolibérale depuis 30 ans : austérité (pour les comptes publics et les citoyens) et culpabilité (des chercheurs d’emploi, de ceux qui ne votent pas bien, par ex.). Quelle naiveté de la part d’un éditorialiste pourtant très critiques sur d’autres formes de domination et au sujet de la pensée ultralibérale en général !!

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  2. puip (@SpikeKarton)

    Vous avez mal dû lire l’article, car les fréquentations de Rabhi ne sont qu’une infime partie des reproches que l’on fait à cet homme. Donc je vais résumé car vos propos omettent (involontairement j’en suis sur) une bonne partie des arguments de l’article.

    1. Le système d’exploitation et de production proposé par Rabhi n’est pas viable (ils importent à plus de 40% leurs denrées alimentaires). Cela ressort souvent, il vante la biodynamie mais en 30ans de propagande à part des « on produit plus que l’agriculteur OGM à côté » il n’a apporté aucune preuve de l’efficience de ses tecnhiques, pour beaucoup basées sur des croyances païennes, souvent anthroposophes. Enfin conomiquement non plus puisqu’il a besoin d’une armée bénévoles qui souvent paient, en plus des journées de travail, l’hébergement.

    2. Il est homophobe, réactionnaire et est très très très proches d’une secte (c’est du moins comme cela qu’est définit l’anthroposophie par la MIVILUDE). Vous avez lu ses livres ? Ses saillies sur la famille homosexuelle ne vous ont pas choqué ? Posez vous des questions. Il fait reposer une immense partie de son raisonnement sur une soit disant terre pure et parfaite, un mix de christianisme et de paganisme qu’ont retrouve… dans l’anthroposophie justement !

    3. Il fait du green washing et son discours de déresonsabilisation des politiques est dangereux. La fable du colibris dont il use et abuse depuis des décennies n’a aucune emprise sur le réel. Dans la réalité, pas celle transcendantale et paienne de Rabhi, nos actes à nous citoyens faisant partis des 50% moins riches ne représentent que 10% de la pollution émise. On peut être aussi éco responsable qu’on veut, notre empreinte est risible en comparaison des plus riches et des entreprises.

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    • Maxime

      @puip Si je comprend bien votre propos, hors OGM et viol par effraction de la Nature,. Round Up (Glyphosate), pesticides et industrie de l’azote pour les engrais, il n’y a pas d’autre voie possible en agriculture et ceux qui pensent autrement sont des salauds dont bien entendu il est aisé de dresser la longue liste des turpitudes passées, présentes et avenir.

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      • Yannis

        Mon premier commentaire répondait à Jérôme Martinon. Celui-ci à Maxime : je pense que vous n’avez pas bien lu le commentaire de puip, en 3 parties bien argumentées… C’est incroyable de constater comment des propos nuancés peuvent être réinterprétés, caricaturés pour finir par entrer dans un cadre réduit et binaire, noir/blanc, ami/ennemi. Des simplifications grossières afin de dénaturer les propos de l’adversaire, technique qu’on croyait réservés aux forum de droite dure ou extrême, et qui rend désormais et partout toute discussion ardue, Avec la dissonance cognitive de plus en plus éloquente chez de nombreux lecteurs, dont une bonne partie de la gauche bien pensante, difficile de trouver un terrain d’entente raisonnable et rationnel ! Ici on voit comment les principales critiques sont occultées : l’efficacité de la permaculture n’est scientifiquement pas prouvée à moyenne ou grande échelle – vision traditionaliste avec fond de pensée réactionnaire (il n’y a soudainement plus de féministes chez les admirateurs de Rahbi ?) – déresponsabilisation citoyenne.

        Avec bienveillance, car j’ai aussi un temps beaucoup apprécié les propos de P.R. mettant en garde contre l’agriculture industrielle. Mais la traduction politique de cette prise de conscience, c’est uniquement dans le programme de l’Avenir en commun que je l’ai trouvé, passé totalement inapercu apparemment chez les Colibris, préférant voleter de fleur en fleur certainement… Chaque action individuelle allant dans le sens d’une préservation de nos ressources naturelles est salutaire et peut accessoirement donner bonne conscience. Mais cela ne fait pas une force tangible pour arrêter l’énorme rouleau compresseur que représentent les accords de libre échange inter-continents, du fonctionnement retors et antidémocratique de l’UE, des lois écocydes de l’actuel gouvernement Macron.

      • Maxime

        @ Yannis

        Voici donc le cœur de votre argumentation

        « L’efficacité de la permaculture n’est scientifiquement pas prouvée à moyenne ou grande échelle »

        Déjà vous confondez allègrement les mots et du coup bien évidemment leurs sens : Permaculture, puisque vous n’employez que ce terme, semble pour vous tout désigner du courant que représente Pierre Rabhi. Alors qu’un esprit un minimum averti, aurait parlé d’agriculture biologique, de biodynamie voire d’anthroposophie. La faiblesse de votre champ sémantique en dit long sur votre manque de culture dans ce domaine.

        Alors vous entendre pérorer sur la dissonance cognitive des autres est assez illustratif de l’adage «Les cons ça osent tout. C’est même à cela qu’on les reconnait».

        Pierre Rabhi vous vaut cent fois. Ce que son intuition lui a dévoilé des lois qui gouvernent le maintient en vie durable des sols, vous est presque 60 ans après, encore hermétiquement incompréhensible. Vous avez pris le train de l’écologie en marche, sans avoir rien fait pour avoir l’idée de le mettre sur des rails et maintenant vous jouez, sans vergogne, au donneur de leçon.

        Votre expression fétiche «scientifiquement pas prouvée» nous en dit beaucoup sur la non-pensée à l’oeuvre dans votre tête et les tics de langage qui lui servent de paravent. Mais enfin de quelle science parlez-vous ? Celle qui nie aux innombrables témoignages de ceux qui décrivent ce qui se passe dans les jardins d’avoir la moindre valeur ? Celle qui tout en langue de bois va invoquer les biais statistiques, l’effet placébo ou le coup de chance ?

        Dissonance cognitive : propos de ploutocrate pontifiant et indigent..

        Vive Pierre Rhabi qui ose encore penser l’agriculture en termes de Récoltes et Semailles sur une terre nourricière.

  3. Dominique Gagnot

    Monsanto, n’existe que parce que CE Système le permet.
    En s’opposant a toute idée de Révolution économique et politique, (Rabhi ne veut pas faire de peine aux puissants) Rabhi fait le jeu de Monsanto !

    Double jeu de sa part, ou extrême naïveté ? Depuis 40 ans qu’il râle, il devrait comprendre. Ben non.

    Ce type emmène les braves gens dans des impasses ou on va tous crever. C’est un léger problème, non ?

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    • correc

      si les bouquins de Rabhi me tombent un peu des mains et que je ne m’attends évidemment pas à ce qu’il révolutionne quoi que ce soit, je trouve aussi cette obsession sur le bonhomme du coté gauche « pure » assez ridicule. Oui le type est surement un peu reac etc m’enfin c’est pas franchement un crime, y’en a des millions d’autre en France, et on arrive très bien à vivre avec. Dénoncer ses enfoncages de porte ouverte est une chose, mais en faire autant en repetant les memes anecdotes / numeros de culpabilité par association tourne au maronnier totalement débilitant, du même genre que le point ou l’express font subir à leurs lecteurs chaque année avec leurs « sujets » sur la franc-maçonnerie.
      Bon apres vous faites evidemment comme vous voulez, mais à part déclencher de plus en plus de soupirs à chaque réitération…

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      • Dominique Gagnot

        Le problème est que lui influence des millions de gens, avec des contre vérités. Des millions, ça c’est grave.

        (si vous souhaitez comprendre l’Arnaque qui nous conduit au désastre, cliquez sur mon nom en haut de ce message, ou tapez « comprendre l’Arnaque qui nous conduit au désastre » sur google, amazon… )

      • Dominique Gagnot

        Cliquez sur mon nom nom en haut de ce message, vous y trouverez bien des explications (de plus en plus partagées d’ailleurs…)

    • Maxime

      @ Dominique Gagnot

      Je viens de parcourir votre texte que vous proposez à la lecture. J’y vois de nombreuses failles de raisonnement et en particulier le recours trop fréquent à de faux dilemmes.

      Par exemple un faux dilemme est de dire que la seule alternative possible est entre le Capitalisme et la Propriété Collective. Cette dernière a connu un retentissant échec au XXième siècle et le premier nous met à sa façon et depuis des siècles en esclavage. Mais vous passez à côté d’un concept qui depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui en passant par la Révolution Française a toujours soulevé l’espoir, le veux parler de la Démocratie. Démocratie politique bien entendu, mais dont je prétends qu’elle doit être dépassée pour conquérir la sphère monétaire, au sens que toute la création monétaire doit être répartie sur une base égalitaire entre tous les citoyens quelle que soit la génération à laquelle ils appartiennent.

      Cela aurait pour immense avantage de nous sortir du piège qui a tué le communisme, celui de diaboliser le profit (qui par contre ne doit jamais se traduire par une création monétaire spécifique) et de découpler la nécessaire croissance de la masse monétaire, d’une augmentation insoutenable sur un plan écologique de l’activité et de son corollaire la consommation. La masse monétaire doit augmenter sur un rythme régulier pour financer l’arrivée des nouvelles générations, pour permettre au profit d’exister et bien entendu pour rendre possible le remboursement des emprunts avec taux d’intérêt. Le contrôle enfin sérieux des cycles économiques induits par le moteur de la Dette est à ce prix ainsi que le respect du principe éthique de garantir à chacun la liberté de s’inscrire dans le circuit économique de son choix et l’égalité de chacun devant la création monétaire.

      Les banques doivent gérer l’argent de leurs clients en en faisant des prêts, mais ne peuvent s’arroger le droit de procéder à une quelconque création monétaire.

      Pour quelqu’un comme vous, qui veut comprendre les mécanismes auxquels nous confions nos destinées, il est dommage de s’en remettre à d’incomplètes alternatives qui n’embrassent pas tout le champ des possibles.

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      • Dominique Gagnot

        Maxime,

        Vous n’avez pas compris du tout. (rassurez vous, vous n’êtes pas seul). Je vous encourage à le lire plus attentivement.

        Je propose un système libéral, dans lequel les Ressources essentielles seraient gérées démocratiquement par les citoyens. Le summum de la démocratie, en fait.

      • Dominique Gagnot

        Je précise : je propose un système capitaliste, (avec une bourse d’échange de valeurs) ou chacun serait libre d’investir dans des entreprises, et en tirer un profit monétaire. De plus ces entreprises seraient nécessairement pour la plupart au service de la restauration de l’édo socio système… (là il faut lire le livre)

        Par contre la monnaie ne permettant plus d’acheter des Ressources premières (naturelle…), détenues et gérées par la collectivité des citoyens, elle ne permettrait plus d’accumuler de ces biens communs.

        Les puissants seraient alors impuissants.

      • Maxime

        Oui Dominique, mais votre gestion démocratique ne peut être dans les faits qu’une forme de démocratie politique avec in fine une procédure de vote. Cela est nécessaire, mais est tout à fait insuffisant si création monétaire ex-nihilo n’est pas rendue aux citoyens, Si vous n’envisagez qu’un système Capitaliste ou un système Communiste, il y a dans les deux cas des Chefs qui décident de qui a droit à la création monétaire et de son emploi (même avec l’onction d’un vote épisodique). Les autres, l’immense majorité, ne peuvent aller que là où sera mis cet argent et attendre que son ruissellement les atteigne.

        La création monétaire uniquement possible et faite au niveau des citoyens, fait de tout acte d’échange économique catalysé par cette monnaie un acte de liberté démocratique et non pas subi..

      • Maxime

        Quand vous écrivez «je propose un système capitaliste … ou chacun serait libre d’investir dans des entreprises, et en tirer un profit monétaire.», vous ne dites pas comment quelqu’un qui n’a pas d’argent va pouvoir investir ! Si vous me répondez que ce quelqu’un pourra aller voir une banque et la convaincre de créer à son profit de l’argent (quel montant ? plus ou moins que son voisin ?) pour réaliser cet investissement, vous allez recréer immanquablement des inégalités, car l’argent qui a été créé à votre profit manquera aux autres (à votre voisin par exemple) et puis vous pouvez être quasiment sur que la prochaine fois, la banque choisira encore de vous prêter à vous pour être sûre que vous rembourserez votre premier emprunt.

        C’est comme ça qu’on arrive à ce que 1% des gens possèdent 99% des richesses.

      • Dominique Gagnot

        La démocratie c’est tout un ensemble de chose, à commencer par des citoyens éclairés… Rien à voir avec ce qu’on connait…

        Dans « mon  » système, il ne peut y avoir de pauvres (..). Par ailleurs tout le monde n’a pas envie de créer une entreprise.

        Le problème est que vous avez les filtres du système actuel dans la tête, qui vous font comprendre de travers.

    • Maxime

      Rabhi complice malgré lui de Monsanto. Je crois que vous manquez de subtilité et de rigueur dans le raisonnement , même si vos intentions sont sans doute louables. J’ai analysé par ailleurs, votre document Pd que vous proposez à la lecture, j’y ai malheureusement trouvé un peu le même genre de logique mal maitrisée : Vous pouvez certainement vous améliorer.. :

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      • Dominique Gagnot

        Rabhi (comme Hulot) sont amis avec les puissants. Ils leur demandent de devenir gentils, et que Monsanto arrête de produire de vilains produits. Plus idiot, on meurt. (je me fous de savoir ce que vous pensez de mon livre)

      • Maxime

        Ne vous braquez pas ! Si vous avez pris la peine de coucher sur papier votre réflexion, c’est qu’elle a un peu de valeur pour vous. Le sérieux logique d’affirmations peut et doit être soumis à contrôle, c’est ainsi que le monde académique fonctionne. Tout théorème doit être passé à la question et un théorème faux ne signifie pas que la vision de son auteur soit totalement invalidée, il peut profiter de son erreur pour mieux repositionner et affiner sa compréhension.

      • Dominique Gagnot

        Maxime, « Cela est nécessaire, mais est tout à fait insuffisant si création monétaire ex-nihilo n’est pas rendue aux citoyens,  »

        C’est aussi le cas. Le mieux serait que vous lisiez… en entier.

  4. Neity

    Que diriez-vous d’un nouveau format d’émission pour faire le suivi de ce genre d’interview ? par exemple un « 2e acte » où la personne pourrait revenir (ou écrire un article) répondant à des questions de socios qui souhaiterait éclaircir des points d’ombres ou contestés ?

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    • Dominique Gagnot

      Excellente idée.
      Rabhi n’est pas tellement le sujet finalement, mais les « idiots utiles » en général, ou les « faux impertinents », les faux en tous genre….
      Suivre également la génialissime Valérie Cabanes, d’ailleurs la comparer à Rabhi donne un sacré vertige !.
      Ces sujets sont on ne peut plus essentiels

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      • Pif_Hercule

        Arrêtez, s’il vous plait, de vous répandre, à ce qui m’a semblé un peu, en insultes, en parlant « d’idiots utiles ». C’est là, en tout cas à mes yeux, très dégradant, et cela ne permet pas de débattre sur une base équilibrée, égalitaire et équitable.
        Rappelons tout de même que les débats sur la décroissance, par exemple, ne sont pas des débats simples ni arrêtés et qu’ils méritent discussion plus qu’anathèmes à la figure.
        De même, les débats écologiques ne sont pas toujours aussi simples que l’on souhaiterait qu’ils le soient.
        Enfin, le débat sur les combats qu’a mené, tout du moins à mes yeux, Pierre Rabbhi depuis plusieurs dizaines d’années pour libérer l’agriculture de la chimie et du productivisme en France, et contre l’impérialisme colonialiste du marché européen en Afrique sont au coeur de nos combats et de nos débats contemporains sur les migrations.
        L’on peut critiquer les conceptions écologiques de Pierre Rabbhi, comme celles de EELV. Tout en reconnaissant qu’il a eu 30 ans d’avance sur nous sur ce terrain. Et l’on peu critiquer ses approches philosophiques.
        Mais prendre des raccourcis insultants ou faire des procès d’intention au lieu de faire entre nous usage d’argument construits ne nous mènera nullement à faire avancer le débat, mais uniquement à favoriser le mépris et l’intolérance… Il y a, il me semble, d’autres sites plus adaptés pour cela.

      • Dominique Gagnot

        Pih_Hercule,

        J’enlève « idiot utile » (qui a le mérite de tout dire en 2 mots), par ceci plus politiquement correct, (mais ça dit la même chose) :

        Au fond ce n’est pas tellement Rabhi que l’on critique, mais ceux qui proposent de fausses bonnes solutions (éventuellement de bonne foi), ou ceux qui propagent des histoires qui détournent l’attention des masses. (ça c’est le boulot de nos « grandes » chaînes d’information)
        Ces gens plein de naïveté sont toujours récupérés par le système qui en assure la promotion. Ce qui permet de faire oublier les vraies bonnes solutions, jamais débattues (quoique Valérie Cabanes les a évoquées…), car elles remettent en question le capitalisme et la propriété privée des bien. communs, des ressources essentielles de manière générale.

        La haine (car il s’agit de ça) qu’on peut leur porter vient de ce qu’ils stabilisent un système que justement il faudrait renverser. Évidement, si on ne comprends pas ça, on ne peut pas comprendre pourquoi on s’acharne sur Rabhi, qui en est tout un symbole. (un peu comme l’Eglise et ses curés)

    • Maxime

      Non, je ne suis pas d’accord ! La seule façon pas trop malhonnête vis à vis de personnes comme moi qui ne connaissait pas (hormis de nom) Rabbhi et l’anthroposophie, c’est de donner la parole à Rabhi ou ses amis, pour qu’ils nous présentent à leur manière,leur point de vue, au besoin avec l’accompagnement d’un journaliste du Média.

      Je n’ai aucune envie de me cantonner à la grille de lecture d’un Mallet dont je vois trop les œillères idéologiques.

      Il aurait même fallut commencer par cette présentation de Rabhi et ensuite écouter Mallet que de commencer par lui et de n’écouter finalement ses attendus d’un procès déjà instruit.

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      • ehvince

        Bonjour,

        « donner la parole à Rabhi ou ses amis, pour qu’ils nous présentent à leur manière,leur point de vue, au besoin avec l’accompagnement d’un journaliste du Média. »

        ouhla cela me surprend, Rabhi et ses amis (Rabhi, les conférences, film Demain, magizine et éditions Kaizen, nombreuses publications à Actes Sud,…) ont justement pignon sur rue, pas la peine de leur permettre de s’exprimer encore plus !

        « Je n’ai aucune envie de me cantonner à la grille de lecture d’un Mallet dont je vois trop les œillères idéologiques. »

        Tu as donc largement la possibilité de lire sur Rabhi et cie. L’article critique et référencé du Diplo est une espèce rare.

      • Maxime

        Le droit de réponse d’une personne physique ou morale vis à vis de propos tenues sur elle par un organe de presse, est inscrit dans la Loi de 1881, comme pendant à la liberté d’expression.

        À l’évidence Rabhi devrait pouvoir user de ce droit. Le Média n’est pas au dessus des Lois !

        Et moi je veux entendre ce Rabhi que les bruits de chasse à l’homme m’ont fait prendre en pitié.

  5. Victor Niquel

    Rabhi et ses amitiés anthroposophes représentent un danger pour big pharma et le lobby agrochimique, parce que hautes dilutions homéopathiques utilisées en biodynamie, à laquelle sont convertis des petits crus de table comme Romanée-Conti, Coulée de Serrant, Louis Roederer…

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    • Maxime

      J’espère que le Média ne va pas en plus, mettre ses pas dans ceux de la presse main stream, avec ses campagnes de diabolisation et d’éradication de l’homéopathie. Médecine dont pourtant tant de gens depuis plus de 200 ans sont pleinement satisfaits.

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    • Maxime

      Le champagne Louis Roederer converti à l’agriculture biologique ? Vous m’étonnez et si cela est vrai ce ne peut être depuis très longtemps car la maison était coutumière des épandages aériens sur ses multiples petites parcelles.

      De toutes façon le champagne est une culture par essence productiviste car la production des vignes n’est surtout pas limitée comme elle l’est pour le vin classique.

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  6. Politicoboy

    Avec toute la sympathie que j’ai pour M. Tillet et Pierre Rabhi, j’estime pour ma part que cette enquête est salutaire. Je vois Jean-Baptiste Malet comme un « lanceur d’alerte » à un moment particulièrement opportun.

    Si on peut penser que le retour à la terre et la sobriété heureuse est salutaire en ces temps d’effondrement écologique imminents, la méthode d’agriculture qu’il propose ne semble reposer sur aucune connaissance technique capable de permettre à un agriculteur de vivre de manière auto suffisante. La permaculture fonctionne bien, le maraichage bio en autonomie fonctionne également avec des apports d’engrais naturels d’origine animale (sur le modèle popularisé par John Seymour, et qui semble avoir fait ses preuves) mais la biodynamie de Rabhi ne permet pas à sa propre ferme Ardéchoise de fonctionner de façon autonome, y comprit du simple point de vue alimentaire, et a produit des résultats désastreux en Afrique. C’est un comble ! Et c’est une information importante pour qui voudrait suivre la voie de Rabhi. Si ces livres sont d’excellentes sources d’inspirations, et de précieux textes d’un point de vue spirituel, il faut aller plus loin pour réussir un retour à la terre sans finir comme le Colibri de la fable, mort d’épuisement.

    Mais ce point est un détail. L’apport principal de l’enquête est de nous inviter à la réflexion sur l’écologie politique.

    Partons du principe qu’il existe un consensus scientifique sur l’imminence d’un effondrement de notre civilisation, avec toutes les conséquences atroces que cela implique. Les rapports les plus optimistes (type GIEC) parle d’un dépassement d’ici 2050, Nicolas Hulot évoquait une échéance à 10 ans, les modèles du club de Rome parle d’un effondrement brutal entre 2020 et 2030… quel que soit le scénario retenu, cela concerne notre génération, pas celle de nos enfants ou petits-enfants.

    Que fait-on pour éviter cela, ou s’il est déjà trop tard, pour en limiter les effets ? Il y a deux attitudes qui s’offrent au citoyen. La première est celle de Pierre Rabhi, mais également de Cyril Dion, de Mélanie Laurent, de Léonardo Di Caprio, Benoit Hamon et tant d’autres. Elle consiste à faire évoluer les consciences des citoyens (et des puissants qui les gouvernent) tout en refusant systématiquement la conflictualité. C’est de l’écologie essentiellement apolitique, qui refuse de remettre en cause le capitalisme au-delà des mots, refuse d’aller au conflit avec les lobbies et l’Union Européenne (et Monsanto), refuse même d’aller au conflit avec les politiques comme Emmanuel Macron, dont on donne ad vitam aeternam le bénéficie du doute. Pierre Rabhi le dit très bien : « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple, nous déclare-t-il. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. ». Remettre en cause le système ne lui vient pas à l’esprit. Ce n’est pas par hasard que le film « Demain » n’évoquait pas la Zad de NDDL ou le combat des « protecteurs de l’eau » aux Etats-Unis. Il est bien plus facile de culpabiliser les citoyens qui ne trient pas leurs déchets que d’appeler à la désobéissance civile, au militantisme et au collectif.

    Les gens du milieu que Pierre Rabhi rencontre pour prendre le thé viennent de faire pression sur l’Union Européenne pour qu’elle revoit à la baisse ces engagements d’émission de C02. Le gouvernement dont Nicolas Hulot s’interdit de dire du mal vient de relancer le projet de mine d’or en forêt amazonienne en Guyane. Ce sont des crimes contre l’humanité, il n’y a pas d’autres mots.

    De l’autre, il y a une écologie politique combative, qui requiert de la conflictualité et de l’organisation pour lutter contre les structures qui non seulement détruisent la planète, mais également tout ce qui pourrait aider à affronter un effondrement (les services publics, la sécurité sociale, le principe même du collectif et de la solidarité). Cette écologie ne parvient pas à décoller, en partie à cause des colibris qui offrent une voie plus facile, mais inefficace, pour se soulager la conscience. On achète bio et on vote Macron, qui coupe les subventions à l’agriculture bio « parce qu’il n’a pas les mains libres » dirait Rabhi.

    Même si tous les citoyens étaient prêts à devenir végétarien, à manger bio et local, à cesser de consommer des produits à l’obsolescence programmé et à prendre les transports en communs, cela ne fonctionnerait pas. D’abord parce qu’il faudrait un Etat pour mettre en place les structures nécessaires pour répondre à cette demande des citoyens, et ensuite par ce que cela serait dramatiquement insuffisant pour avoir un effet significatif. Mais cette vérité est masquée par des bons sentiments d’une écologie apolitique de colibris. La fait que Rabhi s’oppose à la sécurité sociale et à la redistribution des richesses qui permettraient aux masses de mieux (et moins) consommer explique aussi pourquoi Hulot n’a pas défendu les cheminots dans la réforme du rail et a accepté de servir de caution à Macron pendant 15 mois, et ainsi endormis les consciences.
    Ce n’est pas non plus par hasard que Hulot a dû avaler couleuvres sur couleuvres avant de démissionner. C’est la conséquence logique d’une écologie apolitique qui refuse la conflictualité.

    Je trouve enfin que l’entretient permet de jeter les bases d’un débat philosophique passionnant. Qui du matérialisme marxiste ou de l’essentialisme religieux permet de mieux comprendre le monde, et de mieux s’y retrouver ? Les classes populaires sont-elles entièrement responsables de leur pauvreté et de leurs choix, doivent-elles traverser la rue ? Ou sont-elles entièrement excusées par les conditions sociologiques et doivent mener une lutte des classes ? La vérité est surement quelque part entre les deux. Et si la vision essentialiste pousse au néolibéralisme en s’accommodant d’ateliers et séminaires « feel good » et de films inoffensifs mais revitalisants comme « Demain », l’exact opposé peut conduire à la dépression et au renoncement.

    Il ne faut pas jeter le Rabhi avec l’eau du bain, et Jean-Baptiste Malet ne dit pas autre chose, mais il ne faut pas non plus faire preuve de naïveté.
    Pour toutes ces raisons, je suis reconnaissant au média d’avoir diffusé l’interview, et au Yéti (que je salue) d’enrichir le débat !

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    • Maxime

      Il ne faut certainement pas jeter Rabhi avec l’eau du bain, mais surtout récupérer cette eau, la redynamiser la donner à boire à de gentils petits Colibri, et l’employer à faire pousser de belles et vigoureuses tomates !

      Il ne pas perdre le contact avec le concret !

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    • Yannis

      @politicoboy « Qui du matérialisme marxiste ou de l’essentialisme religieux permet de mieux comprendre le monde, et de mieux s’y retrouver ? », mais aussi quid de la reflexion hors sol, et de l’idéalisme d’une certaine gauche qui a délaissé toute logique pour se complaire dans le moralisme, et a tant perdu en rigueur intellectuelle ? Une tentative de réponse avec cette publication : https://lapartmanquante.com/2018/09/15/hetre-ou-ne-pas-etre-metaphore-de-larbre/

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      • Maxime

        «Rigueur intellectuelle » chez vous ? Non mais je rêve ! Vous êtes le prototype même de l’esprit scientiste, buté et borné qui n’a jamais eu une seule idée un tant soit peu originale.

  7. Maxime

    La seule façon pour le Média de sortir par le haut de cette affaire, est d’inviter maintenant monsieur Rabhi ou ses amis pour qu’ils nous exposent calmement leur système.

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    • ehvince

      Je pense que ce n’est pas la peine: il donne quantité de conférences, sa voix est relayée par le film Demain (très apolitique), par les éditions Actes Sud et Kaizen, le magazine du même nom,…

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      • Maxime

        C’est pas si clair, car par exemple moi je ne le connaissais pas (j’avais entendu le nom comme ça).

  8. Maxime

    Il faudrait que Le Média apprenne de l’erreur de méthode à laisser un Mallet instruire le procès de Pierre Rabhi sans qu’on ait eu d’abord le loisir de faire la connaissance de celui-ci et puis de donner à celui-ci le droit d’être défendu.

    Un exercice salutaire serait d’aborder avec cette nouvelle déontologie, la question de l’Homéopathie que Big Farma et la presse aux ordres, le gouvernement Macron et les cercles scientistes, aimeraient bien voir disparaître tant sur le plan du remboursement de ses médicaments (pourtant les patients adeptes de cette médecine payent leurs cotisations) que sur celui de la formation des médecins à cette médecine.

    Que Le Média donne la parole aux homéopathes qui enseignent leur discipline aux jeunes médecins pour qu »ils nous l’expliquent à leur façon, nous en racontent l’histoire, nous en montrent des cas et des témoignages de guérison.

    Puis dans une autre émission que les opposants puissent exposer leurs points de vue.

    Enfin que questions et controverses (éclairées par les premières émissions) puissent avoir lieu.

    Voilà un Média qui ferait un travail utile !!!

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    • Dominique Gagnot

      Pourquoi entend-on, lis t-on, vois t-on Rabhi partout, depuis 30 ans, et Valérie Cabanes nulle part (excepté sur Le Média, avant je ne la connaissais même pas !) alors qu’elle porte un discours infiniment plus intéressant ?

      Réponse : Rabhi endort, Valérie Cabanes réveille et ça ce n’est pas bon pour les puissants…

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      • Maxime

        Je reviens un instant sur votre document si vous le permettez.

        À mon sens vous n’avez pas suffisamment interrogé le concept de monnaie. Lorsque vous écrivez page 65 :

        «Rappelons que la monnaie est une reconnaissance de dette de la communauté envers celui qui la détient.»,

        vous faites votre la définition aliénante classique qui exclue l’individu du contrôle de sa production.

        De même vous admettez implicitement à travers le texte, l’assujettissement de la création monétaire à une valeur en regard. Cela est mortel, car qui impose ses valeurs (spéculateurs, État dictatorial, nomenclatura …) va capter la création monétaire ex-nihilo.

        Il faut que vous interrogiez aussi le concept de valeur et celui de sa relativité à chaque individu, mais aussi à chaque génération. En terme de valeur que la monnaie mesure lors d’un échange dépassant la complexité élémentaire du troc, il ne doit pas y avoir de valeur absolue qui s’imposerait à tous.

        Sinon je suis tout à fait d’accord pour vous suivre lorsque vous dites que la Nature ne doit pas être privatisée. Elle doit non pas être vendue, mais louée moyennant loyer et bail limité dans le temps, par la communauté à ceux qui désirent s’en occuper.

      • Dominique Gagnot

        La monnaie telle qu’elle serait émise, et les échanges qu’elle servirait dans le système que je propose n’a rien à voir avec le système actuel. Hors vous analysez avec la grille du système capitaliste que nous connaissons. Cela n’a pas de sens..

        Je ne sais trop comment mieux expliquer. Il faut TOUT lire, et s’imprégner du concept global pour comprendre ce qui ferait la valeur de la monnaie, pourquoi la masse monétaire augmenterait, (ou diminuerait) (elle n’est pas fixe !), etc. etc.

        Si vous ne comprenez pas bien le schéma qui résume, page 94, et le texte qui l’accompagne, il faut relire du début.
        Il y a peu de mots, mais chaque mot doit être compris.

      • Maxime

        Vous n’aimez pas Pierre Rabhi et sa relation holistique et mystique au Monde. Relation qui pourtant était le paradigme dans lequel vivaient nos ancêtres et même les premiers mathématiciens comme ceux de l’école de Pythagore

        Mais savez-vous que depuis 2006, Valérie Cabanes s’implique dans la défense des droits des peuples autochtones. Elle à entamé un travail de thèse en Anthropologie juridique au nord du Québec auprès du peuple Innu, puis s’est impliquée dans la défense de leur territoire ancestral face à des projets de grands barrages hydroélectriques. Elle s’est aussi opposée dès 2011 à ce type de projets industriels en Amazonie brésilienne, notamment le barrage de Belo Monte, en préparant des rapports débattus au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ou du Parlement européen.

        Je serai surpris que Valérie Cabanes aient pour ces croyances des peuples qu’elle défend, le léger air de dédain que je vois ici à la bouche de ceux qui snobent ou se pincent le nez à la vue de cet infréquentable Pierre Rabhi.

      • Maxime

        «La monnaie telle qu’elle serait émise, et les échanges qu’elle servirait dans le système que je propose n’a rien à voir avec le système actuel.»

        Alors définissez ce que vous appelez monnaie, comment est-elle créée ? qui décide de sa création ? pour qui est-elle créée ?

        Vous devriez avoir carrément un chapitre Monnaie dans votre document.

        Les échecs des tentatives communistes montrent qu’on ne peut pas se cacher derrière son petit doigt en la matière et je vous assure qu’on ne peut pas se contenter, ni être satisfait de ce que vous écrivez page 29

        «En principe, un Etat souverain a tous pouvoirs. En particulier il contrôle sa Banque centrale. Par conséquent celle-ci peut lui accorder des prêts sans intérêts, (Dans tous les cas, il se les verserait à lui-même I) dont les remboursements sont garantis par la capacité de l’Etat à lever l’impôt, si son gouvernement le souhaite, en fonction de sa politique économique.»

        Cet État peut être monstrueux et l’histoire a montré que même avec la meilleure volonté au monde au départ, c’est une éventualité qui est toujours explorée.

  9. Dominique Gagnot

    Il faut TOUT lire (pas seulement la page 29)

    ___________________

    P 73 :

    Quels seraient les premiers objectifs du système économique d’après le capitalisme ?
    (Ceci n’est bien sûr qu’une ébauche)

    1 – Former des gouvernements de Sages : Il est bon d’oublier totalement les formes actuelles de sélection de nos dirigeants, pour tenter de définir comment recruter des « Sages ».

    Précisons que la volonté du peuple doit être respectée, il ne s’agit pas de laisser une « élite éclairée» décider à sa place.

    Une première assemblée représentative du peuple dans sa diversité aurait à écrire une nouvelle Constitution, précisant le mode de sélection des membres du gouvernement responsable de la politique essentiellement écologique et sociale à venir.

    Plutôt que de faire appel à des candidats élus, il serait bien préférable de recruter ce gouvernement dans la société civile, de la même manière que les grandes entreprises recrutent leurs cadres dirigeants.

    Un aspect critique est l’étude des méthodes et moyens à mettre en œuvre pour limiter les risques de corruption, qui toujours peuvent gangréner ce type de société.
    (A noter que le système politique actuel ne s’en est jamais sérieusement occupé, et pour cause…) 
    Pour ce qui est des actions sur le terrain, faire appel à ceux qui s’y trouvent déjà, c’est-à-dire aux Organisations Non Gouvernementales, qui œuvrent aujourd’hui avec de très faibles moyens, compte tenu de l’immensité des tâches à accomplir.
    Leurs moyens seraient alors démultipliés grâce au financement de par la Rente tirée de la vente de droits d’usage dont nous avons parlé.

    2 – Socialiser l’ensemble des Ressources premières, à l’aide de création monétaire.

    Cela suppose évidement que l’Etat ait repris le contrôle de sa Banque centrale.
    Dans un premier temps, mettre en place les structures administratives et techniques adéquates. L’Etat pourrait ensuite préempter progressivement…

    ———————————-

    (voir schéma page 95) Le système que nous proposons

    Il se scinde en 2 parties : secteur public et secteur privé.
    Le secteur public détiendrait la propriété lucrative des ressources premières qui sont, pour rappel :
    o La biosphère en général, le sol, le sous sol.
    o Les infrastructures :
    – Santé, Education, Energie…,
    – Les réseaux de communications :
    transport physique, énergie, informationnel,
    – Les immeubles, les Grandes entreprises.
    o Les médias qui fabriquent «l’opinion», le Savoir, et la monnaie…

    L’administration, sous le contrôle des citoyens, assurerait la gestion responsable de ces ressources. La Banque centrale en financerait les investissements (nouvelles infrastructures, équipements…) par création monétaire.
    La Rente résultant de la vente de droits d’usage au secteur privé servirait les dépenses de fonctionnement et d’entretien.
    À la mise en place de ce système, la Banque centrale émettrait la monnaie destinée à l’indemnisation des anciens propriétaires des ressources socialisées. Le Sac recevrait cette monnaie, à laquelle s’ajouteraient ensuite les profits des entreprises privées travaillant pour le secteur public.

    Les profits du secteur privé résulteraient des services rendus au secteur public. (À l’intérieur du secteur privé, le profit des uns proviendrait des dépenses des autres).

    Les besoins sociaux et écologiques sont énormes. La croissance économique soutenue par la Banque centrale serait donc, au moins dans les premiers temps, considérable. Le plein emploi, ô combien utile, serait une réalité.
    Remarquons que contrairement à ce que l’on dit, la « croissance » n’est pas nécessairement synonyme de catastrophes : cela dépend des vices et des vertus du système concerné !

    ———————————-

    D’autres questions ?

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    • Maxime

      Rassurez-vous, je m’intéresse à l’entièreté votre document. J’en ai même extrait le texte et l’ai mis dans un éditeur. J’ai commencé par en faire une version épurée des passages à forte connotation métaphorique et imagée, sans doute destinés à accrocher la compréhension du lecteur peu averti. Il va bientôt en rester le coeur, l’armature, dont l’organisation et la logique pourront être interrogées. (sourire).

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      • Dominique Gagnot

        Très bien dans ce cas je répondrais avec plaisir à vos questions et remarques. 😉

    • Maxime

      Dans votre présentation, l’individu moyen n’est destinataire de strictement aucune création monétaire, il reste condamné à un hypothétique salariat (celui que l’automatisation par l’ IA voudra bien lui laisser), en fait vous n’échappez pas à la perversion d’un modèle basé sur le ruissellement de l’argent de ses points d’injection vers en bout de chaîne, très loin, le sous-citoyen lambda. Rien de change donc en ce bas monde par rapport à la situation actuelle.

      Par contre la Nomenklatura est bien servie. Le ponpon étant le fabuleux fromage dévolu aux ONG via la Rente tirée de la vente de droits d’usage dont les citoyens eux ne verront absolument rien !

      Dans votre système, la démocratie monétaire est donc totalement inexistante. Maintenant si on regarde ce qui reste de la démocratie politique, ce n’est guère plus brillant entre les Sages qui ne doivent pas être élus, mais choisis dans un cercle étroit de dirigeants d’entreprises. Alors effectivement vous pouvez écrire qu’il faudra faire attention à la corruption ! Parce que les féodalités vont vite se mettre en place !!!.

      En résumé dans votre système l’individu n’est rien. Son degré d’apparaître est minimal.

      Je ne peux que vous encourager à travailler sur un système où la création monétaire est répartie de façon égalitaire entre les citoyens et les générations qui se suivent, et n’est pas une dette à rembourser.

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      • Dominique Gagnot

        Qui y’aurait il de mieux que le contrôle de l’administration et de l’économie, par les citoyens ? Pourquoi nécessairement une Nomenklatura ? Comment voulez vous que les ONG travaillent sans financement ?

        Par ailleurs :
        – il y aura plein emploi car les besoins sont immenses, et que la Rente permet de le financer. Plein emploi = travailleurs en position de force pour négocier leurs conditions…
        – chacun disposera d’un droit d’usage de son habitation, très bon marché là ou la demande est faible.
        – chacun disposera d’une Sécurité économique et sociale gratuite (payée par la Rente)
        – Les citoyens sont libres d’accorder d’autres avantages aux individus.

        Que voulez vous de plus ?

        Pouvez vous expliquer comment la création monétaire peut être répartie de façon égalitaire, ‘je ne comprends pas le concept)

      • Dominique Gagnot

        Ou avez vous lu que les dirigeants doivent être choisis dans un cercle étroit de dirigeants d’entreprise ? Si on connait qq’un de compétent qui aujourd’hui est graveur sur bois, pourquoi ne pas le prendre ? ça peut arriver même aujourd’hui ! Le tout est de ne pas prendre de bronquignols qui veulent simplement êtres kalifs…
        Retirez vos œillères, ça ira mieux…

      • Maxime

        Pour que ça aille mieux, il faut que vous m’aidiez (smile) : Pouvez-vous me confirmer que dans votre conception le choix pour dirigeant, d’une personne ayant déjà fait ses preuves, sera tout de même tout à fait démocratique avec égalité des citoyens pour postuler ?

      • Maxime

        «Comment voulez vous que les ONG travaillent sans financement ?»

        C’est simple : je leur enlève d’une part en grande partie, les raisons d’exister (les gens rigoureusement sans rien n’existent plus)

        Pour le relicat qui continuera à être nécessaire, les dons des citoyens y répondront et finalement l’État en dernier ressort par l’impôt.

  10. Maxime

    LA CRÉATION MONÉTAIRE REVISITÉE

    Quelques définitions préalables

    N(t) : Le nombre d’individus vivant composants la société (enfants, femmes, hommes) à l’instant t
    M(t) : La masse monétaire totale en circulation au sein de la société à l’instant t

    On se met d’accord sur un taux de croissance souhaitable de la masse monétaire. Disons c = 5% sur un an pour fixer les idées.
    Sur cette période, la banque centrale va créer c M argent nouveau, ce qui constitue une création monétaire ex nihilo. La masse monétaire globale va donc devenir :

    M(t + 1) = M(t) (1+ c)

    L’accroissement cM est distribué par l’administration de la Banque Centrale à l’ensemble de la population vivante. Cette distribution est faite suivant une clé de répartition visant à ce que l’écart type statistique du capital ainsi reçu par chaque citoyen sur sa vie soit minimal. Cette approche qui vise à assurer au mieux l’égalité entre les citoyens, malgré les aléas sur les âges de décès, pourrait amener à choisir de moduler cette clé de répartition en fonction de l’âge. Pour rester simple dans l’exposé, on va prendre la clé de répartition la plus simple possible qui ne varie pas en fonction de l’âge :

    Chaque individu reçoit alors c M(t)/N(t) argent nouveau sur chaque période. Cet argent qui est la seule création monétaire autorisée dans le système n’est pas destiné à être remboursé. Il est la pleine propriété de celui ou celle qui le reçoit.

    LES HEUREUSES CONSÉQUENCES

    Chaque individu est donc traité sur un strict pied d’égalité vis-à-vis de la création monétaire.

    La masse d’argent en circulation est grosso modo identique à celui d’un système classique qui atteint ses objectifs de croissance.

    L’État continue comme classiquement, à se financer par la levée de l’impôt (pas par la création monétaire qui est réservée aux citoyens)

    Le rôle social de l’État (redistribution des richesses) est réduit par rapport à la situation actuelle, car aucun citoyen n’est laissé sans ressources. Les ONG sont moins nécessaires.

    Les citoyens peuvent facilement fédérer leurs ressources qui sont loin d’être négligeables pour agir de concert.

    La spéculation via le bras de levier de la création monétaire n’est plus possible ainsi donc que les possibilités d’enrichissement personnel sans cause.

    Même dans une situation ou le travail productif matériel et intellectuel viendrait à disparaître, car remplacé avantageusement par la robotique et l’intelligence artificielle, chaque citoyen garde une position incontournable car il a le contrôle d’une partie de la seule création monétaire possible.

    Le salariat n’est plus le seul statut possible pour la majorité des citoyens. Chaque individu peut choisir, s’il le désire, investir sa part de création monétaire dans une part de propriété d’entreprise et donc recevoir une fraction des bénéfices de celle-ci.

    Les choix éthiques de chaque individu dans l’emploi de sa part de création monétaire lui feront de façon efficace opter pour des emplois respectueux de l’environnement.

    La création monétaire allant là où sont les citoyens et non les citoyens allants là où la création monétaire se produit (cas actuel), l’incitation à se rassembler dans de grandes villes va être grandement réduite. La désertification des territoires pourtant agréables à vivre sera bien moindre.

    Le juste financement des parents désirant se consacrer à leurs enfants sera facilité (les enfants recevant autant que les autres leur part de création monétaire et pouvant donc payer leurs parents pour l’amour qu’ils leurs donnent !! smile).

    Le rôle des banques sera uniquement de gérer l’argent de leurs déposants et éventuellement d’en faire des prêts.

    Les écarts de richesse au sein de la société seront grandement réduits.

    Il faudra cependant veiller par la loi, à ce que personne ne réussisse à s’accaparer le contrôle de l’intégralité d’une ressource.

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    • Maxime

      Je devrais ajouter que les crises économiques par apparition d’une bulle de dettes insolvables (toujours possibles) seraient naturellement lissées et absorbées par cette création monétaire répartie qui continuera à fonctionner. Il n’y aura plus de génération sacrifiée par une raréfaction totale de l’argent.injecté dans l’économie.

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    • Dominique Gagnot

      Maxime,

      La monnaie est un point essentiel, ok. Mais on ne peut réduire un système économique social et écologique à la monnaie !
      C’est un peu comme réduire le corps humain à la circulation sanguine…
      Bref, votre approche de l’économie est absurde.

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      • Dominique Gagnot

        La première des questions à se poser est « quelque soit le système, qui a le pouvoir ? » Ce sont eux qui contrôleront (entre autres) la monnaie, indépendamment de vos théories.

      • Maxime

        La monnaie est un point essentiel : nous sommes d’accord. C’est le socle qui permet aux autres dimensions du vivre ensemble des hommes de se déployer. Je soutiens que cette monnaie que je qualifierai de « démocratique » permet de faire enfin vivre les idéaux de la Révolution Française.

        LIBERTÉ : Cette monnaie est celle qui respecte au mieux le libre choix des valeurs que chaque être humain désire promouvoir par l’échange. Elle libère l’homme du pécher originel de la Dette, version moderne de l’ Esclavage (rappelez-vous : il fallait racheter sa liberté). Elle permet au principe de subsidiarité de se déployer et à l’écologie de devenir la priorité N°1 des citoyens si telle est leur souhait.

        ÉGALITÉ : Aujourd’hui, après celles qui sont liées aux besoins fondamentaux : respirer, boire et manger, quelle plus grande disparité y a-t-il entre les gens que celle liée à la proximité avec une source de création monétaire ? Cette monnaie prive les tumeurs oligarchiques de ce qui les maintient en vie : la captation de la création monétaire.

        FRATERNITÉ :  Cette monnaie qui est capable d’adapter l’humanité à un monde sans travail sera aussi celle qui saura le mieux financer l’accueil et l’intégration des innombrables réfugiés climatiques qui vont se mettre sur les routes et les mers dans notre siècle.

        Maintenant montrez-moi rationnellement où est l’absurdité dans tout cela. Les mots ont un sens tout de même.:

      • Dominique Gagnot

        Imaginez par exemple que le système ne dispose pas des ressources réelles (confisquées par d’autres par exemple) pour produire des biens réels.
        Vous pourrez créer de la monnaie comme vous voulez, elle sera sans valeur…

      • Maxime

        Tout d’abord, j’ai bien pris la peine d’ écrire à la fin de mon premier exposé sur cette « monnaie démocratique » la chose suivante : Il faudra cependant veiller par la loi, à ce que personne ne réussisse à s’accaparer le contrôle de l’intégralité d’une ressource.

        Il existe effectivement une phase transitoire pendant laquelle il faudra ramener à la conformité de la nouvelle Loi, les situations de monopole et d’accaparement indus de biens qui devraient être collectifs.

        Pour ce faire :

        Il y a un fait qui est implicite, mais qu’il faut sans doute pointer : cette monnaie est la monnaie officielle de l’État et de ses citoyens et à ce titre l’impôt doit être payé dans cette monnaie. Cela obligera les monopoles à utiliser cette monnaie pour l’accumuler à afin de payer leurs impôts.

        Ces monopoles étant constitués de peu de personnes, ils ne perçoivent pratiquement pas de création monétaire. La spéculation par bras de levier leur est donc difficile (il faut convaincre beaucoup de prêteurs de courir le risque de la spéculation)… Pour faire de l’argent, ils doivent donc persuader leurs clients de recourir à leur service, et ces clients demanderont à payer avec la nouvelle monnaie. Une autre évolution favorisée par la nouvelle monnaie sera la transformation de ces oligarchies en structures dont les citoyens seront les actionnaires incontournables.

        Les achats débouchant sur des titres de propriétés valables et reconnues par l’État devront être réalisés dans cette monnaie. Cette monnaie sera donc demandée.

        Ensuite, la loi prévoira que des citoyens ou leurs regroupements puissent racheter des ressources confisquées actuellement par certaines oligarchies, pour les utiliser en tant que locataires temporaires (concession) de l’État moyennant le paiement d’un loyer qui alimemtera le budget de l’état..

        Enfin l’État pourra racheter ces ressources, par expropriation s’il le faut, par le biais de son budget et donc si nécessaire par la levée d’impôt collectif.

        La stabilité de la création monétaire découplée de l’activité économique, permettra à ce processus de réappropriation d’être financé sans buter sur un mur de la dette.

        De même il faut noter que la stabilité de la création monétaire découplée de l’activité économique permettra à l’économie réelle de financer sans se heurter à un mur de la dette. Le désengagement de secteurs et d’activités inutiles, néfastes ou polluants (décroissance verte).

        Enfin cette monnaie n’est pas crée comme on veut. Elle ne dépends principalement que du nombre de citoyens qui sont tous libres et égaux suivant nos principes fondateurs.

      • Maxime

        Nos études montrent qu’une telle monnaie pourrait même être introduite progressivement en parallèle de l’Euro. Dans un premier temps elle jouerait le rôle d’une monnaie locale, mais pour la population entière. Puis ensuite, on commencerai par demander que par exemple 5% des impôts soient payées dans cette monnaie. Ensuite que 5% de la valeur d’achat d’une maison soit payée dans cette monnaie. Ces 5% deviendront 10% etc, etc, pour in fine remplacer la monnaie dette esclavagiste par une monnaie démocratique.

        Ce processus marche et évite tout mur de la dette.

      • Dominique Gagnot

        Oui, en effet. Mais il est curieux de poser le problème du système économique en général, en partant du rôle particulier de la monnaie. Mais pourquoi pas.

      • Maxime

        Mais parce que les valeurs que produit une activité économique sont toujours relatives à une époque. Telle chose aura beaucoup de valeur à une époque et aucune à une autre, sans parler des différences d’appréciation entre des personnes contemporaines. Par contre, l’argent structure sur une beaucoup plus grande durée les choses, acte les relations de possession, d’autorité. L’esclavage par et pour le coton a duré ce que l’importance du coton a duré. Mais l’esclavage, par la dette, le salariat. c’est-à-dire par qui possède l’argent, est beaucoup plus redoutable et enlève jusqu’à l’idée de s’en défaire.

  11. Maxime

    Autre grand avantage de ce système : il permet l’intégration en douceur des immigrés.

    À ce sujet, l’étude mathématique précise du fonctionnement de ce système, que je n’ai pas déroulée pour alléger l’exposé, montre que lors de l’entrée d’un individu dans le système (naissance, immigration) il faut lui allouer un petit pécule spécifique, ne serait-ce que pour amorcer le mécanisme de création monétaire..

    En cas d’évènement de naissances ou d’immigrations massives, le cumul de ces pécules limite le phénomène de diminution du revenu de création monétaire par dilution démographique qui peut être difficile à accepter psychologiquement par les citoyens déjà dans le système.

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    • Maxime

      À noter que ce pécule de création monétaire donné à l’entrée dans le système doit normalement en toute rigueur, pour des raisons de symétrie, être rendu (destruction monétaire) à la sortie du système (décès, émigration).

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