Bernard Friot se prononce contre l’Union européenne… et pour le communisme

Bernard Friot se prononce contre l’Union européenne… et pour le communisme

Connu pour ses analyses sur le travail, Bernard Friot s’exprime rarement sur l’Union européenne et l’euro. Les Citoyens souverains, « collectif écosocialiste, féministe et anti-raciste, favorable à une sortie de l’Union européenne, de l’euro, de l’OTAN, à un audit sur la dette et un Frexit de gauche » ont invité l’économiste et sociologue afin de discuter avec lui de ces questions.

Ils étaient environ une centaine ce mardi 5 février, à Pantin, en Seine-Saint-Denis, venus écouter Bernard Friot. Les organisateurs ont décidé de sortir l’économiste et sociologue communiste de sa zone de confort en le questionnant sur les Gilets jaunes, mais aussi et surtout sur l’Union européenne et la souveraineté nationale. Ramzi Kebaili et Yazid Arifi, tous les deux membres du collectif Citoyens souverains, ont eu la lourde tâche d’animer la soirée, qui s’est conclue par une heure de questions du public.

L’Union européenne, le syndicat du capital

Celle-ci commence par un rappel des théories de Bernard Friot. Ce dernier se présente comme un défenseur de la souveraineté populaire sur le travail. Celle-ci n’est possible, selon lui que grâce au « salaire à la qualification », souvent appelé « salaire à vie ». D’après l’économiste, le « salaire » ne se crée en tant qu’institution qu’au XXe siècle. Il s’agit d’une victoire communiste qui diffère de « la rémunération capitaliste contre la reconnaissance d’un besoin pour exécuter des tâches ». En effet, le salariat, tel qu’il a été défendu par la CGT, rémunère une qualification et non une tâche. Le défi, selon Friot, est d’attacher ce salaire à une personne et non à un poste, comme c’est déjà le cas dans la fonction publique. Friot explique que pour réussir une révolution, il faut changer deux institutions fondamentales : le statut des producteurs et le régime de propriété. C’est ce qu’a réalisé la bourgeoisie pour renverser le mode de production féodale. Pour le communiste, il faut maintenant que le prolétariat soit libéré du marché du travail et remplace la propriété patrimoniale par la propriété d’usage. On pourra alors parler de « souveraineté populaire sur le travail ».

Après cette mise au point, les organisateurs décident de questionner le sociologue sur l’actualité. Yazid Arifi, vêtu d’un gilet jaune, constate que le mouvement en cours s’articule autour de deux luttes : une pour plus de pouvoir d’achat, auquel s’intègre la justice fiscale, et la démocratie, dont la revendication du référendum d’initiative citoyenne. Il demande alors à Bernard Friot comment il perçoit tout cela. Pour l’intellectuel, « les Gilets jaunes tendent aux organisations syndicales et politiques de gauche un miroir. Elles se battent pour le pouvoir d’achat et la justice fiscale. Elles ont renoncé à changer le travail et se battent pour un meilleur partage des richesses, par en haut, avec un bon État et un bon impôt. » Pourtant, « l’impôt est toujours ponctionné sur les pauvres, puisqu’elle repose majoritairement sur la TVA, moins payée par les plus riches. » Pour Friot, l’impôt est un mauvais outil, qui ne permet pas d’accoucher d’une société plus juste. La raison est que la bourgeoisie, qui tient la production, possède tous les moyens de chantage pour y échapper et prend donc en otage l’ensemble de la société. La lutte des classes est avant tout un combat contre ce chantage. À partir du moment où la gauche, dans son ensemble, a abandonné l’idée de conquérir la souveraineté des travailleurs, elle est devenue social-démocrate. L’impôt lui apparaît alors comme l’outil pour obtenir un meilleur partage des richesses. La bourgeoisie sait très bien que la fiscalité ne peut être révolutionnaire. C’est pour cela que Macron a proposé d’augmenter la prime d’activité, mais pas le SMIC. Friot estime néanmoins, que les Gilets jaunes ne sont pas tombés dans ce piège, et réclament bel et bien une hausse des salaires. Quant à la démocratie, le communiste admet que ce n’est pas sa spécialité. Il estime néanmoins que l’électeur nuit au citoyen et que les manifestants ont raison de combattre la représentativité.

Ramzi Kebaili, qui publiera prochainement un livre intitulé Quitter l’Europe pour créer une nation inclusive, pose alors la question de la souveraineté nationale. Friot explique avoir voté contre le traité de Maastricht, instaurant la monnaie unique. Pour lui, elle est nocive. « Rien n’est amendable dans l’Union européenne, il s’agit d’une institution créée pour le capital et contre le socialisme », explique-t-il. Si la classe révolutionnaire refuse d’affronter l’Union européenne, véritable « syndicat du capital », elle sera vaincue.  Mais il ne s’agit pas de sortir pour rester dans le capitalisme. Contrairement à Marine Le Pen, il ne veut pas d’une « solidarité avec le capitalisme français ». La souveraineté nationale n’est rien sans la souveraineté populaire sur le travail. L’économiste n’entend pas mobiliser sur un « non », mais sur un « oui » au communisme, excluant les nationalistes et autres libéraux.

Lire aussi : Pour une souveraineté nationale de gauche

Légende : Yazid Arifi, Bernard Friot et Ramzi Kébaili (de gauche à droite)

Crédits : Kévin Boucaud-Victoire pour Le Média

19 Comments

  1. Jean-Paul B.

    Je remercie Bernard Friot de jeter cette pierre dans le jardin de LFI qui, rappelons-le, a désormais renoncé à la moindre velléité de remise en cause de l’appartenance de notre pays à l’UE.
    Ce faisant ce mouvement renonce de fait à appliquer son programme « L »Avenir en commun », mais sans avoir l’honnêteté intellectuelle le dire à ses électeurs de mai prochain.
    À quand un article argumenté et objectif pour « ouvrir les yeux » des citoyens sur cette question centrale de l’impossibilité de mener une politique favorable aux intérêts des classes populaires tout en restant « englués » dans l’UE?

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  2. Jeje

    Voilà en tout cas une vraie pensée honnête qui revient finalement sur un fait : Il n’y a à ce jour jamais que deux modèles économiques qui ont été modélisés, à savoir :
    – Le Communisme,
    – Le Libéralisme.
    Tout autre « idée économique » n’est que blabla politicard. Oubliez le communisme à la française (ou montrez moi son modèle!!).
    Si on veut une économie socialiste il faut sortir de l’UE, le Marché unique est construit sur des principes libéraux qui ne peuvent s’accommoder d’une économie communiste.

    Pourquoi pas… En revanche je serais plus volontiers suiveur dans cette démarche, voir un pays sortir de l’UE pour mettre en place une économie communiste pour voir comment ils s’en sortent parce qu’il ne faut pas se voiler la face, c’est quand même extrêmement aventureux compte-tenu des résultats historiques de ce modéle économique à travers le Monde, entre les oligarchies / dictatures et pauvreté voire famines de la population que l’on a pu constater.

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    • Dominique Gagnot

      Un « communisme libéral » est aussi possible : Liberté d’entreprendre et tirer un profit financier, associé a la propriété lucrative collective des seules ressources essentielles : les ressources premières.
      Solution que personne ne semble avoir jamais envisagée.

      La collectivité définirait des objectifs, (réparer les désastres occasionnés par le système actuel, par exemple), qui se réaliseraient dans un système pseudo capitaliste : course aux profits financiers, (mais sans possibilité d’accumulation de ressources, puisque propriété de la collectivité…) Un « capitalisme » vertueux, (et non plus ravageur) en quelque sorte

      C’est l’objet de la seconde partie du livre dont je redonne le lien : https://www.dropbox.com/s/1931rl51zdahgay/Comprendre%20l-Arnaque%20capitaliste%20265.pdf?dl=0

      Cela semble impensable, alors que basé sur une logique élémentaire incontestable, et non sur des arbitraires propres au communisme. Arbitraires qui précisément sont à l’origine des difficultés d’application, et de révoltes : L’homme doit se sentir libre, et non enchaîné. Il adore les carottes, et exècre les bâtons…

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      • Jeje

        C’est bien ce que j’indiquais, vous écrivez une idée alors que le modèle macro-économique n’est pas décrit. Vous nous décrivez donc une fable !
        Si vous en êtes capables, je vous invite à décrire votre modèle et à le démontrer en repartant des principes de base… Où sont vos équations? Relisez les propositions (au sens Mathématiques) Marx, Keynes ou qui vous voudrez et montez votre modèle.
        Lancer un pays dans une voie « radicale » sur la base d’un discours « au doigt levé » me semble assez hasardeux.

      • Dominique Gagnot

        Mon modèle a repris les bases de Marx, il vous suffit de reprendre ses équations !

  3. Jeje

    Alors : Quitter l’UE, revenir au Franc – La monnaie n’est pas ce qui rend les marchandises commensurables entre elles, c’est bien le travail présent dans la marchandise qui permet à chacune d’entre elles de se comparer. La monnaie ne sert que d’outil de mesure de la valeur, ce qui fait cette valeur c’est le travail présent dans la marchandise et mesurable par la durée du travail.
    Quitter le Marché Mondial – Après avoir montré comment la marchandise pouvait se transformer en argent, Marx va montrer dans cette section comment l’argent va se transformer en capital par l’intermédiaire de la plus-value. Cette plus-value étant créée non pas grâce à l’échange, mais grâce à la force de travail.
    Il ne peut y avoir à mon avis et sauf nouvelle théorie d’économie générale démontrée, de modèles hybrides…

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    • Dominique Gagnot

      Le problème a changé de nature. La question première étant de remettre la planète en état, et rapidement… Sinon, peu importe ces belles théories…

      C’est ce à quoi répond le modèle économique proposé dans la 2èm partie du livre en lien ci-dessus.
      Encore faut il s’y intéresser, et sérieusement… (déclarer « il ne peut y avoir de modèles hybrides… » c’est un peu rapide, …sauf à le démontrer ! Et auquel cas notre civilisation « avancée » n’en a plus pour longtemps. Ce qui a été démontré.

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      • Jeje

        Les deux modèles (théoriques) ont été mis en oeuvre et ont démontré qu’ils fonctionnent, avec des résultats variables.
        1 – Quand je dis qu’il ne peut pas y avoir de modèles hybrides je m’appuie sur les principes fondamentaux du Marxisme par nature incompatibles avec un environnement libéral (ou l’inverse). Relire 2 des bases de Marx dans précédent message.
        2 – Je vous invite à travailler avec un vrai économiste afin de vous aider à modéliser le système que vous imaginez… Si il arrive à modéliser le fonctionnement et à l’éditer dans un Opus de recherche vous aurez bien avancé et pourrez proposer ce nouveau modèle au Monde.

        Le reste n’est que peu crédible sauf à revenir sur cette idée d’un communisme « à la française », idéologie partisane qui n’existe que dans l’esprit de quelques-uns convaincus de leur supériorité intellectuelle… Un mal bien connu et tellement français.

      • Dominique Gagnot

        Vous me faites penser à ceux qui affirmaient que les  » plus lourd que l’air ne pourront jamais voler « …

  4. Ainuage

    Je me permets d’interférer dans l’échange (fort intéressant) entre Jeje et Gagnot.
    Concernant l’affirmation de Jeje : « Cette plus-value étant créée non pas grâce à l’échange, mais grâce à la force de travail » demande a être précisée. La force de travail est bel et bien une marchandise ordinaire qui s’échange a son coût de production sur le marché du travail ; mais c’est aussi une marchandise extraordinaire qui dans un processus de production produit plus que ce qu’elle coûte elle-même à produire. Si elle ne s’échangeait pas sur le marché du travail, la plus-value capitalisable par l’acheteur serait impossible : le possesseur de cette force de travail en tirerait seul tout le bénéfice et se contenterait de s’exploiter lui-même (petit artisanat individuel et non pas capitalisme exploiteur).

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    • Jeje

      Bonjour, en ce qui concerne mon affirmation « cette plus-value étant créée non pas grâce à l’échange, mais grâce à la force de travail » je n’ai fait que reprendre Marx… Je vous avoue que ça fait bien 20 ans que je l’ai lu et étudié et que pour approfondir il faudrait en reprendre la lecture et l’analyse.
      Je vous accorde que l’analyse que vous avez de du travail est intéressante et tentante, mais, il me semble que c’était un peu l’organisation des sociétés médiévales en tout cas ça a volé en éclat lors de la Révolution Industrielle et semble ne pas devoir émerger de nouveau. Imaginez construire des TGV avec des milliers de travailleurs qui sont chacun leur propre patron.

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      • Ainuage

        Bien d’accord avec vous sur la question de l’artisan individuel forcément limité en compétences, en temps, en matériel pour construire un TGV ou un A380.
        Ma remarque visait juste à montrer que l’échange est aussi nécessaire pour que les plus-values individuelles de nombreux salariés s’additionnent et s’ « accumulent » en capital. Seule l’accumulation rapide (et donc multi salariés) permet de financer les moyens de production gigantesques nécessaires à la fabrication de produits géant. Il faudrait plus d’une vie à un artisan pour se payer (sur lui-même) la presse qui emboutit les ailes aluminium d’un A380 (si jamais elles sont en aluminium) et ce sans parler de l’acquisition des compétences pour conduire cette presse.
        Actuellement, l’innovation folle nécessaire au maintien de la consommation (qui est la condition sine qua none du profit), oblige les entreprises à investir sans cesse et sans délai dans de nouveaux procédés pour s’adapter à la concurrence. Ces entreprises ne parviennent pas à assurer cet investissement en auto-financement et sont donc obligées de recourir aux banques, à l’emprunt pour rester en vie. D’où le règne absolu de la finance actuellement dont les industriels dépendent totalement. Il y a 70 ans l’industriel était dominant; aujourd’hui c’est la banque qui est dominante, car elle possède le pouvoir de répondre à l’emprunt.

  5. Jeje

    Je crains que l’innovation ait toujours été le moteur le plus puissant, dans un monde libre, sans contraintes, l’Homme reste un Homo Economicus c’est à dire qu’il va vouloir optimiser sa consommation, en avoir plus (en qualité et/ou quantité) pour le moins cher possible c’est dans sa nature profonde.
    Dans le secteur industriel, surtout orienté vers le consommateur final (B to C) les exemples ne manquent pas de sociétés qui ont disparu faute de n’avoir pas pris à temps les évolutions technologiques de leur secteur. Dans ce contexte, ce n’est pas la recherche du profit qui motive forcément l’investissement mais plutôt la survie.
    En B to B la situation sera relativement équivalente, bien que les motifs seuls d’évolution technologiques devront être soutenus par des critères de qualité/efficacité/praticité…

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    • Ainuage

      OK. Ca c’est la justification économique classique (homo économicus !!!) de la droite politique, justification qui fonde tous les discours de management industriel. Je ne la partage pas.

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      • Jeje

        Le terme « justification » ne me semble pas approprié. la définition de l’Homo Aeconomicus est tout aussi valable que le sont les définitions du Capital, du Travail… dans les modèles économiques qu’il soit néo-classique ou marxiste. Aucun économiste t ne revient sur ces fondamentaux, ce sont des définitions. Encore une fois, les deux modèles existent et sont « validés ». Je parle bien des modèles mathématiques au même titre, par exemple, de la thermo-dynamie.
        Ce sont plus les contraintes engendrées par ces modèles qui sont débattus. Un pro-marxiste va conspuer la place du Capital par rapport au Travail dans la production et les pressions que cela exerce sur l’individu alors que qu’un pro néo-classique va critiquer la toute-puissance de la rationalisation étatique qui engendre une moindre efficacité économique ou une diaspora d’Etat.
        Evidemment ce sont des raccourcis mais globalement c’est la logique des affrontements idéologiques.

  6. Ainuage

    Tous les mots du dictionnaire n’ont pas la même valeur; c’est l’usage concret, et la motivation d’usage en contexte qui fait la valeur d’un mot.
    L’économie a toujours existé depuis la naissance de l’humanité (et même chez les animaux). Par contre « capital » et « travail » sont des concepts récents, engendrés historiquement et socialement (il ne faut pas confondre travail et activité). Jeter dans l’arène sociale le concept d’homo-économicus vise à faire croire que les problèmes de notre époque seraient inévitables car imputables à l’apparition « naturelle » d’une nouvelle espèce de faits dont l’homme devrait se nourrir : les faits économiques. On n’y peut rien au fond, la nature produit des espèces nouvelles et il faut faire avec; les accepter c’est faire de l’écologie ! Donc respect !
    C’est une vieille ruse que d’agir sur les consciences par le moyen de faux-concepts (pseudo-connaissances pour pseudo-conscience).

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    • Jeje

      Je suis navré mais je pense m’être mal exprimé. Ce que je veux mettre en avant ce sont les travaux mathématiques qui modélisent les théories économiques
      Exple : Soit V le « capital variable » correspondant aux salaires et C le capital constant correspondant aux machines, outils, bâtiments, terre, etc. Soit encore pl, la plus-value tirée par le patron du travail des salariés. On définit E, le taux d’exploitation par l’équation E = pl/V, et P, le taux de profit par l’équation : P = pl/(C + V)/V. La composition « organique » du capital de l’entreprise considérée est définie par l’équation K = (C + V)/V.
      A l’aide de ces différentes équations, on peut exprimer le taux de profit (P) en fonction de la composition organique du capital (K) et du taux d’exploitation (E). En effet, pl = V. E ; P = V.E/ (C + V); donc P = E/K.

      Il ne s’agit pas d »agir sur des consciences, il s’agit de Maths, ici, pour l’exemple du modèle marxiste (micro-économie).
      Critiquer un modèle mathématiques démontré revient à critiquer, par exemple, la thermo-dynamique ou un théorème.

      Donc, Homo Aeconomicus permet de modéliser un modèle mathématiques, ni plus ni moins et dire finalement qu’il n’existe pas mais est juste une invention idéologique… Pourquoi pas mais dans ce cas par quelle constante le remplacer dans le modèle mathématiques Néo-classique?

      En revanche on peut critiquer les effets néfastes dans l’application de ces modèles sur nos sociétés, et c’est ce que nous faisons finalement tous les jours, ce que j’expliquais plus haut.

      Merci en tout cas pour cet échange.

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      • Ainuage

        … et je poursuis : à même effectif et même plus-value, le capital constant va considérablement augmenter avec la course à la modernisation technologique ; le taux de profit va donc baisser … Merci de ces rappels de la théorie de Marx (mais je doute que le concept « homo-économicus » se réfère au Marxisme).
        Voili voilou.

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