David Cayla : « L’État a adopté dans son fonctionnement la logique du management néolibéral »

David Cayla : « L’État a adopté dans son fonctionnement la logique du management néolibéral »

David Cayla est enseignant-chercheur à l’université d’Angers et membre du collectif des Économistes atterrés. Il est l’auteur avec Coralie Delaume de La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017) et de L’économie du réel, qui est paru en juin dernier (De Boeck Supérieur). Il revient avec nous sur cet ouvrage.

« Les marchés s’auto-régulent si bien qu’ils assurent la prospérité » apprennent tous les étudiants en « sciences économiques ». Pourtant, les crises sont récurrentes et le chômage de masse ne se résorbe pas. David Cayla, dans les pas d’économistes hétérodoxes comme Steve Keen, démontre dans L’économie du réel : Face aux modèles trompeurs que la discipline repose sur des hypothèses fausses et déconstruit certains mythes. Un livre important pour s’attaquer au néolibéralisme.

Le Média : Vous avez nommé votre livre « l’économie du réel ». Qu’entendez-vous par ce terme ?

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David Cayla : Le titre est l’expression d’une frustration d’étudiant. Lorsque j’étais en première année d’économie à Grenoble, on enseignait les fameuses courbes d’offre et de demande et la manière dont elles se construisent : à partir du comportement d’agents économiques rationnels et maximisateurs. J’ai appris à calculer des dérivées et à déterminer les choix optimaux du producteur et du consommateur dans le cadre d’un modèle où l’entreprise est réduite à une fonction de production, où chaque salarié supplémentaire doit nécessairement être moins efficace que le précédent et où le profit n’existe pas.

Car oui, alors que dans le monde réel les entreprises du CAC 40 ont réalisé près de 95 milliards d’euro de bénéfice en 2017, le modèle « standard » de la microéconomie « démontre » qu’en condition de concurrence parfaite, les entreprises n’ont aucun pouvoir sur les prix et ne peuvent dégager de profit à long terme. Ce modèle suppose que les produits sont homogènes, que les méthodes de production sont uniques et connues de tous et que chaque entreprise est si petite qu’elle peut écouler autant de marchandises qu’elle souhaite au prix du marché.

C’est ce qu’apprennent les étudiants de première année ; c’est ce qu’on m’a enseigné. Alors que j’avais choisi des études d’économie pour comprendre le monde, j’en étais réduit à résoudre des problèmes mathématiques qui ne se posaient que dans un monde abstrait, un monde qui ne ressemblait à rien de ce que je pouvais lire par ailleurs dans la presse. Un monde où l’économie est dépolitisée, où les rapports marchands existent sans rapport de force, qui fonctionnent de manière à ce que chacun reçoive la juste part de sa contribution réelle à la production globale de richesse.

Dans ce livre, je veux montrer qu’il est possible d’appréhender les questions économiques en se passant de ces fables bien pratiques. Le titre s’est imposé de lui-même. Mon projet est de proposer une économie du « réel » par opposition à l’économie des « modèles ».

Votre livre s’attaque au mythe du marché auto-régulateur. Avant vous, plusieurs économistes l’ont fait, comme Steve Keen. Pourquoi cette critique reste peu présente dans le monde académique et dans le paysage médiatique ?

Le mythe du marché auto-régulateur est extrêmement puissant. Il est inculqué à tous les étudiants de première année à travers la célèbre métaphore de la « main invisible ». On assène que, grâce au marché, les individus cherchant à maximiser leur bien-être personnel contribuent au bien-être collectif, comme s’ils étaient dirigés par « une main invisible ». Or, l’auteur de cette métaphore, Adam Smith (1723-1790), n’en a jamais fait un principe universel. Si Smith est qualifié aujourd’hui de théoricien du libéralisme, c’est dans un sens bien différent de celui qu’on entend aujourd’hui. Smith est un humaniste avant d’être un libéral. Son œuvre vise surtout à l’émancipation individuelle, ce qui suppose notamment l’amélioration du niveau de vie des plus pauvres… et une certaine régulation des marchés.

Ainsi, l’auteur de La Richesse des nations ne méconnaît pas le fonctionnement réel des marchés. Il démontre notamment que le marché du travail est fondamentalement biaisé en faveur des employeurs et que les chefs d’entreprises n’ont de cesse de détourner le fonctionnement réel des marchés en leur faveur. Il conclut : « Toute proposition d’une loi nouvelle ou d’un règlement de commerce qui vient de la part de cette classe de gens [les chefs d’entreprises], doit toujours être reçue avec la plus grande défiance, et ne jamais être adoptée qu’après un long et sérieux examen, auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse, mais la plus soupçonneuse attention. Cette proposition vient d’une classe de gens dont l’intérêt ne saurait jamais être exactement le même que l’intérêt de la société, qui ont, en général, intérêt à tromper le public et même à le surcharger et qui, en conséquence, ont déjà fait l’un et l’autre en beaucoup d’occasions. » (La Richesse des nations, Livre I, chapitre XI).

Si même Adam Smith, l’auteur de « la main invisible, ne croit pas au mythe du marché auto-régulateur comment se fait-il que la majorité des économistes adoptent aujourd’hui sans discussion cette idée ? En réalité, la chose est un peu plus complexe que cela. Le marché auto-régulateur est perçu par les économistes non pas comme un phénomène réel et observable, mais comme une perspective idéale vers laquelle il faudrait faire tendre le système économique. Ainsi, les économistes, n’ont aucun mal à admettre que, dans la réalité, les marchés ne fonctionnent pas comme les modèles le décrivent. L’information n’est jamais parfaitement transparente, le marché est entravé par de trop nombreuses contraintes réglementaires, certaines entreprises disposent d’un certain pouvoir de marché, etc. L’essentiel des travaux du prix Nobel d’économie Jean Tirole est justement consacré à l’étude des défaillances de marché et à la manière d’y faire face.

En somme, la quasi-totalité des économistes admettent deux choses qui paraissent contradictoires. La première c’est qu’un marché fonctionnant parfaitement doit théoriquement permettre, en vertu du principe de la « main invisible », d’atteindre un optimum social où chacun reçoit selon son mérite. La seconde c’est que, dans le monde réel, il n’existe aucun marché qui soit parfait. Un véritable scientifique en déduirait que, puisque le modèle ne correspond pas à la réalité, il faut changer de modèle et adopter une autre perspective. Mais la majorité des économistes ne peut se résoudre à abandonner leur idéal de marché parfait qui est profondément incrusté dans les représentations qu’elle se fait de sa discipline. Aussi optent-ils pour une autre approche, celle de l’ingénieur, dont l’objectif n’est pas tant de comprendre le monde que d’agir en conformité avec le modèle. Ainsi, le principal travail des économistes est aujourd’hui normatif. Il consiste à conseiller les responsables politiques pour la mise en œuvre de « réformes » visant à rapprocher la réalité imparfaite du modèle idéal. Bien sûr, c’est une œuvre impossible. Le libéralisme a beau s’approfondir, les marchés du monde réel ne seront jamais conformes au modèle ; il y aura donc toujours une explication toute prête aux dysfonctionnements du monde et toujours une excuse pour libéraliser davantage.

Lire aussi : David Cayla : « Trump joue sur la division européenne »

Dans Le désintéressement : Traité critique de l’homme économique, Jon Elster relève qu’alors qu’en physique il est impossible d’avoir le prix Nobel sans avoir démontré empiriquement ses travaux, au point où Stephen Hawking ne l’a jamais obtenu, c’est presque l’inverse en économie. La seule exception étant Daniel Kahneman (2002). Faut-il réformer le système académique en économie ?

Il faut dire que Daniel Kahneman est chercheur en psychologie et non pas économiste. Il avoue lui-même n’avoir jamais reçu la moindre formation en économie. Ceci explique peut-être cela…

Plus sérieusement, il est en fait très difficile de faire de l’économie empirique. Cela est dû à la nature des faits économiques qui ne sont jamais parfaitement identifiés. Prenons la question du chômage par exemple. Par définition, un chômeur est une personne sans emploi qui en recherche un activement. Le chômage est donc nécessairement une situation involontaire. Or, une partie des conceptions actuelles du chômage reposent sur l’idée que le chômeur est quelqu’un qui ne sait pas se prendre en main. Au plus haut niveau de l’État on explique au chômeur qu’il suffit de « traverser la rue » pour trouver un emploi. De même, un certain nombre d’économistes ont théorisé le fait qu’une partie des chômeurs ne sont pas suffisamment « incités » à trouver un emploi en raison des allocations trop généreuses qu’ils reçoivent. Le problème, c’est que ces théories sont contradictoires avec la définition même du chômage. Car si le chômeur est satisfait de son sort, s’il ne cherche pas véritablement un travail, alors il devrait être considéré comme inactif et non chômeur. Si on généralise cette théorie et que l’on considère que le chômage est un simple problème de motivation personnelle, alors on devrait logiquement en déduire que le chômage n’existe pas.

On peut multiplier les exemples de ce type. Le PIB exprime-t-il une véritable richesse ? L’offre et la demande sont-elles observables et mesurables sur un marché ? Combien d’unité monétaire existe-t-il dans l’économie ? En réalité, aucune observation empirique ne peut répondre à ces questions qui semblent pourtant simples.

Est-ce que cela signifie que la science économique est condamnée à produire des théories abstraites et détachées du monde réel ? Je ne crois pas. En fait, il faut se réapproprier les faits économiques en les étudiant sous différents angles, ce qui suppose de se rapprocher des autres sciences humaines. Après tout, l’économie n’est qu’une manière d’étudier la société humaine sous un angle particulier. Mais il en existe bien d’autres ! Les sociologues, les psychologues, les anthropologues, les historiens, les géographes… ont également beaucoup de choses à dire sur la société. Par exemple au lieu de postuler que les chômeurs ne sont pas incités à trouver du travail, pourquoi ne pas se pencher sur ce qu’en disent les psychologues et les sociologues ? L’anthropologie peut parfois décrire de manière beaucoup plus pertinente les comportements de marché que ne le font les économistes.

En ce sens, oui, il est nécessaire de réformer en profondeur le système académique car l’étude empirique des sociétés humaines a fondamentalement besoin d’une démarche pluridisciplinaire. C’est une chose qui n’est pas assez mise en avant dans les formations et la recherche.

Vous différenciez l’école classique de Smith et Ricardo de celle néoclassique de Jevons, Marshall et Walras. Keynes les rangeaient tous derrière la bannière des classiques, qui acceptent la loi des débouchés de Say(1). Pourquoi cette démarcation ?

Je ne classerais pas Smith comme un économiste qui accepte la « loi des débouchés », une loi qui postule qu’il ne peut y avoir une crise généralisée de la demande. D’une part parce que l’œuvre de Smith est bien antérieure à cette « loi ». Il n’a donc pu s’exprimer explicitement sur le sujet. D’autre part parce que Smith considère que la croissance est liée à l’expansion du marché, c’est-à-dire aux débouchés. Or, chez Smith, il existe une limite à l’expansion du marché. À un moment, le nombre de producteurs devient trop important et la concurrence entre eux trop forte pour qu’il puisse y avoir de nouveaux investissements. Smith exprime donc bien une inquiétude sur la demande.

Plus fondamentalement, mon propos est différent de celui de Keynes. Keynes, qui écrit dans les années 30, s’intéresse à la grande question de son époque : comment gérer les cycles économiques et empêcher l’apparition d’une nouvelle crise. La question que je pose est de comprendre comment les économistes se sont progressivement détachés du monde réel. Or, pour répondre à cette question, il est essentiel de comprendre comment la définition de l’économie elle-même a évolué. Pour faire bref, les économistes classiques définissaient l’économie comme la science de la richesse. Smith écrit notamment que le but de l’économie politique est de « procurer au peuple un revenu ou une subsistance abondante ». À la fin du XIXe siècle, avec l’émergence de la théorie néoclassique, la science économique change radicalement de perspective et se pose pour objectif d’apprendre à gérer les « ressources rares ». Cette transformation de l’objet de la science économique est pour moi fondamentale. La vision des économistes classiques est porteuse de progrès sociaux et humains ; celle des néoclassiques implique au contraire des restrictions. La première se focalise sur la production et la répartition de la richesse ; l’autre sur l’allocation de la rareté. Les classiques estiment que le travail est la source de toute valeur ; les néoclassiques pensent que c’est le prix d’équilibre du marché qui détermine la valeur.

En changeant d’objet, la science économique change de méthode. Chez les classiques, l’économie est clairement ancrée dans le champ des sciences humaines. Les néoclassiques sont eux fascinés pas les sciences physiques et notamment par la mécanique. De cette fascination découle une approche mathématisée fondée sur le principe de l’équilibre. La science économique des néoclassiques va ainsi progressivement se détacher des méthodologies adoptées par les autres sciences humaines en proposant des analyses et des théories toujours plus abstraites dans le but, non pas d’améliorer le niveau de vie et le bien-être des populations, mais d’optimiser « l’allocation des ressources rares ».

Pouvons-nous vraiment qualifier l’économie française de néolibérale quand les dépenses publiques représentent plus de 50% du PIB ?

Contrairement à ce qu’on peut penser, l’État n’est pas forcément l’ennemi du néolibéralisme. On a pu d’ailleurs constater comment l’État s’est progressivement transformé en adoptant dans son fonctionnement même la logique du management néolibéral. Au lieu de se focaliser sur leurs missions de service public, des pans entier de l’administration publique en sont réduites à optimiser leur gestion au nom d’une gouvernance comptable en réalité peu performante. L’État se met même à organiser la concurrence entre les hôpitaux, entre les écoles et les universités ; il a recours autant qu’il est possible à l’externalisation, il confie la construction et la gestion de centres pénitenciers à des sociétés du BTP… Dans son livre, L’État prédateur, James Galbraith démontre que l’État n’est pas nécessairement un rempart contre le néolibéralisme. Il peut aussi en être un agent propagateur à partir du moment où son action étend plutôt qu’elle ne la réduit l’emprise néolibérale sur la société.

Vous évoquez le montant des dépenses publiques. Mais ce chiffre ne veut pas dire grand-chose. La majorité des dépenses publiques nourrissent des revenus privés. C’est le cas des prestations sociales, dont la plus grande partie finance les retraites. C’est le cas aussi des subventions et des dépenses fiscales que touchent les entreprises. Les 21 milliards de CICE et les 6 milliards du crédit d’impôt recherche par exemple sont comptabilisés comme des dépenses publiques alors qu’il s’agit concrètement de dégrèvements sur l’impôt normal. D’un point de vue comptable, on peut dépenser 100 millions d’euros en achetant les logiciels de Microsoft ou embaucher des informaticiens qui produiront eux-mêmes ces logiciels pour la même somme. Dans le premier cas, l’État a acheté une prestation privée, dans le second il aura produit lui-même un service public.

Autrement dit, le néolibéralisme se mesure moins par le montant des dépenses publiques que par l’usage qui est fait de ces dépenses. Le néolibéralisme est l’idéologie de ceux qui entendent réguler l’ensemble de l’économie par des marchés en concurrence. Il faut alors regarder comment les marchés fonctionnent et quel rôle y jouent les pouvoirs publics. Est-ce qu’on privatise et dérèglemente ? Est-ce qu’on choisit de flexibiliser le marché du travail, de signer des accords de libre-échange ou est-ce qu’au contraire on régule, on renforce les contre-pouvoirs syndicaux au sein des entreprises, on instaure des régulations strictes dans la finance ? etc. C’est d’abord en regardant l’action concrète de l’État qu’on peut dire s’il renforce ou non le néolibéralisme.

Voir aussi : L’entretien libre de Thomas Porcher par Aude Lancelin

Vous plaidez pour sortir de la « société de marché » néolibérale, en réencastrant l’économie dans la société. Qu’entendez-vous par là ? Est-ce vraiment possible ?

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L’idée d’encastrer l’économie dans la société n’est pas de moi. Elle émane des travaux de Karl Polanyi, qui fut à la fois économiste, historien et anthropologue. Dans son œuvre majeure, La Grande transformation, Polanyi tente de comprendre les raisons de l’effondrement d’un monde qui s’est instauré au cours du XIXe siècle. Le mot « effondrement » n’est pas galvaudé. Son livre parait en 1944, après deux guerres mondiales et une effroyable crise économique.

Si le XIXe siècle s’est terminé en catastrophe, explique Polanyi, c’est en raison d’une idéologie tout à fait spécifique qui a consisté à tenter de bâtir une société fondée sur des marchés auto-régulateurs. Or, pour qu’une telle société soit possible, il a fallu organiser l’ensemble de la production autour du marché, ce qui suppose que les facteurs de production que sont la terre, le travail et la monnaie soient également soumis à la loi du marché. Or, travail, terre et monnaie ne sont pas des marchandises dans la mesure où ils n’ont pas été produits dans le but d’être vendus. Ce sont ce que Polanyi appelle des « marchandises fictives » dont on délègue la gestion au marché.

Polanyi étudie plus spécifiquement la question du travail et rappelle comment le marché du travail n’a pu être instauré qu’en détruisant une à une les institutions sociales du Moyen-Âge qui assuraient que chacun puisse vivre et manger à sa faim, y compris les pauvres et les exclus. Ces institutions empêchaient de fait le travail d’être vendu et acheté comme une vulgaire marchandise. Il fallait que les pauvres soient isolés de la société pour accepter de se faire embaucher à l’usine dans des conditions épouvantables. Ce démantèlement des systèmes sociaux traditionnels a conduit à libérer pleinement les forces du marché en désencastrant le marché de son substrat social et en renversant la hiérarchie traditionnelle. Au lieu d’un marché contrôlé par la société, c’est la société qui fut progressivement aspirée tout entière par les lois du marché.

Réencastrer le marché dans la société suppose donc de rompre avec le mythe du marché auto-régulateur en admettant que la société doit s’affirmer et prendre le contrôle des forces du marché. Comment faire ? Tout d’abord en admettant la non soutenabilité d’une société organisée autour du marché. Tôt ou tard, nous dit Polanyi, cette société se cabre et impose des limites au libéralisme. Ces limites peuvent prendre une forme porteuse de progrès : l’Etat social, ou une forme destructrice : le nazisme et la guerre. Au fond, Polanyi nous apprend que les hommes ne peuvent vivre dans une société qui organise la concurrence à tous les niveaux. On ne peut construire un projet politique à base de « start-up nation », de compétitivité et de théorie du ruissellement. Si l’on n’a que ça à offrir, il ne faut alors pas s’étonner si le désarroi social et le désenchantement nourrissent le complotisme et l’extrémisme.

Légende : Emmanuel Macron, le 28 septembre 2017

Crédits : Arno Mikkor / Flickr

1 Comment

  1. correctortue

    Keynes les rangeaient – > rangeait
    Combien d’unité monétaire -> unités monétaires

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