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Disparition du pianiste de jazz Cecil Taylor

Disparition du pianiste de jazz Cecil Taylor

Il était devenu une des figures de Free Jazz en s’illustrant aux côtés de quelques figures telles que John Coltrane et Max Roach. Avec Ornette Colemane il était un des avant-gardistes du courant free.

Né dans le Queens, à New York en 1929, c’est dès son plus jeune âge que Taylor se plonge dans la musique. Ainsi il commence le piano à l’âge de 6 ans, après quoi il intègre le New-York College of Music et le New-England Conservatory. Il y a été fortement influencé par les techniques d’Art Tatum, de Duke Ellington et de Thelonious Monk.

Cecil Taylor ne se contentait pas de poser un thème et d’improviser autour. Création de polyrythmes, d’un style de jeu up-tempo, un élan contenant des tonalités éclairs. Il repoussait sans cesse les limites rythmiques et harmoniques de l’improvisation et de la composition. Le pianiste cherchait l’inspiration en dehors du jazz et de la musique.

C’était un tout artistique. Un monstre d’éclectisme. Intéressé par la poésie, la danse et par les compositeurs Béla Bartok et Igor Stravinski, c’est ce même éclectisme, mêlé à une personnalité haute en couleur, qui l’a mené à offrir une gamme de titres à la fois afrocentrés et surréalistes. Cette petite once de lyrisme en plus rendant sa vision du free particulièrement mélodieuse.

C’est cette incroyable musicalité qu’il le conduit à enregistrer ces deux premiers disques, Looking Ahead et Jazz Advance, que l’on peut considérer – avec Something Else et Tomorrow is the Question d’Ornette Coleman – comme les actes de naissance du free jazz. On est alors à cheval entre la fin des année 1950 et le début des années 1960. C’est peu après, en 1963 qu’il enregistre Hard Driving Jazz avec John Coltrane au saxophone et Kenny Dorham à la trompette. Bien que ces disques s’inscrivent davantage dans le mouvement hard-bop, les sonorités et les rythmiques si particulières à Cecil Taylor se distinguent aisément à l’oreille.

Musicien prolifique, notamment en collaborations légendaires, les puristes se souviendront notamment d’Historic Concert, enregistré avec Max Roach en 1984, considéré encore aujourd’hui comme une des références en matière de free jazz avec Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus de Charles Mingus. Avec le décès de Cecil Taylor, le jazz devient alors orphelin d’une de ces plus grandes icônes, d’un véritable virtuose qui aura influencé l’improvisation de façon considérable.

Crédits: Michael Hoefner/Wikimedia Commons

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