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Catégorie : Actualités

Mobilisation pour une doctorante à l’université Paris VII

Le personnel de l’université de Paris Diderot se mobilise pour une doctorante en sociologique, qui s’est vue interrompre son contrat en octobre. La raison ? La mention à son casier judiciaire d’un jet de café sur des militants d’extrême droite quand elle était étudiante. Une pétition pour la défendre a déjà recueilli plus de 450 signatures d’universitaires. Celle-ci dénonce un « excès de zèle administratif confinant à l’absurde » et « une contribution à la répression croissante contre l’engagement étudiant dans nos universités ».
« Rappelons qu’une mention judiciaire n’implique pas automatiquement l’interdiction de devenir agent public – c’est au contraire une exception qui doit être justifiée. La possibilité, pour une administration publique, de se renseigner sur le casier judiciaire de ses personnels vise à identifier des faits passés “incompatibles avec la fonction” exercée, nous explique la pétition. « En l’occurrence, précise-t-il, l’inscription au casier porte sur des faits minimes – le jet d’un gobelet de café froid sur des militants d’extrême droite bousculant une syndicaliste, des faits qui se sont déroulés il y a plusieurs années dans une autre université dans un climat de provocations racistes, antisémites, sexistes et xénophobes. » La pétition a été signée par plusieurs membres extérieurs à Paris Diderot comme Ludivine Bantigny, Geoffroy de Lagasnerie, Samuel Hayat, Eric Fassin ou encore Bernard Friot.

Légende : Paris VII, anciens Grands Moulins de Paris
Crédits : Mbzt / Wikimedia Commons

Le porte-parole du gouvernement cite Maurras en pensant reprendre Marc Bloch

Benjamin Griveaux a tenté ce 15 novembre de défendre l’action gouvernemental au micro du 7/9 de France inter. Le porte-parole affirme que « lorsqu’on transforme en profondeur le pays, ça appelle beaucoup de pédagogie, de patience et d’écoute ». D’après lui, le président Emmanuel Macron souhaite que les ministres et les technocrates parisiens aillent « en région » expliquer les réformes aux habitants. « C’est le pays légal qui rencontre le pays réel, pour reprendre les propos de Marc Bloch, il y a bien longtemps », résume-t-il fièrement à Nicolas Demorand… Malheureusement pour lui, il ne s’agit pas des mots du grand historien résistant, comme il semble le penser, mais de Charles Maurras, théoricien du « nationalisme intégral » et collabo sous le régime de Vichy.
Lire aussi : Marlène Schiappa cite Marx… Et ça ne passe pas
Ce concept antirépublicain et anti-jacobin évoque la fracture entre le peuple enraciné (« pays réel ») et les représentants des institutions républicaines (« pays légal »). « Le pays officiel et légal, qui s’identifie au gouvernement parce qu’il en retire l’aliment de sa vie, ce petit pays constitutionnel commence néanmoins à voir et à entendre l’émotion qui gagne le pays vrai, le pays qui travaille et qui ne politique pas. […] Nous venons d’assister à des élections dites “républicaines” qui n’ont été que des coalitions d’intérêts organisées par de petits fonctionnaires inquiets. » explique l’ancien dirigeant de l’Action française dans Enquête sur la monarchie (1900). Rappelons enfin que, pour lui, ce « pays légal qui s’identifie au gouvernement » est à la botte des « quatre Etats confédérés », que sont les juifs, les métèques, les protestants et les francs-maçons, qui représentent l’anti-France. Manque de chance donc pour Benjamin Griveaux, qui voulait probablement étaler sa culture, mais révèle son ignorance. Une erreur facheuse, quelques jours après la polémique déclenchée par Macron sur Pétain.

.@BGriveaux " Le pays légal doit rencontrer le pays réel" #le79Inter pic.twitter.com/OiNxPbBCEk
— France Inter (@franceinter) November 15, 2018

– "On vous jure qu'on n'a jamais voulu rendre hommage à Pétain. En fait, c'était Maurras. Euh non, Marc Bloch pardon!" pic.twitter.com/4VbvoC3qb2
— Nominoé Clectic (@NClectic) November 15, 2018

Légende : Benjamin Griveaux au micro du 7/9
Crédits : Capture d’écran / YouTube / France inter

Rassemblement de livreurs devant les cuisines Deliveroo Editions

Le Collectif des livreurs autonomes à Paris (CLAP), dédié à la défense des droits et des conditions de travail des livreurs « autoentrepreneurs » (Deliveroo, Foodora, Stuart, Uber, etc.) organise ce vendredi 16 novembre, à 11h30, un Rassemblement devant les cuisines Deliveroo Editions, au 12 Rue Palouzié, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Il souhaite aussi « bloquer une dizaine de restos au même endroit ». « Depuis sa création, Deliveroo ne fait que baisser ses rémunérations », dénonce-t-il sur Facebook.  Ils exigent : « la fin des baisses de rémunérations » ; « l’impossibilité de changer les contrats sans accord collectif » ; « la prise en compte de la pénibilité du travail via différents bonus (pluie, week-end, nuit, etc.) » ; « des plages de travail et une activité garantie ».
Légende : Couverture de l’événement Facebook
Crédits : Capture d’écran / Facebook / CLAP

Le Sénat veut supprimer la hausse de la taxe sur les carburants

La majorité sénatoriale veut proposer, au moment d’examiner le budget 2019, la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants. De bon augure pour LR dans la mesure où cette hausse cristallise la colère qui est dirigée vers le gouvernement d’Edouard Philippe. C’est d’ailleurs l’objet de la manifestation des « gilets jaunes » qui doit se tenir samedi 17 novembre et à laquelle François Ruffin souhaite prendre part.
Alors que le gouvernement motive cette mesure par le besoin de financer la transition énergétique, le rapporteur général des Républicains Albéric de Montgolfier explique que « la transition énergétique a bon dos, cette taxation supplémentaire n’ira pas à la transition énergétique mais au budget de l’Etat ». « Seuls 20% des taxes vertes bénéficient aux mesures de transition et 80% servent en réalité à limiter l’ampleur du déficit de l’Etat », explique à son tour Hervé Marseille, membre du groupe centriste au Sénat.
Légende : Pompe à essence
Crédits : PxHere

Un lieu d’accueil pour les femmes victimes de violences va ouvrir dans le 93

L’association FIT Une femme un toit va ouvrir un lieu d’accueil pour les femmes victimes de violence à Bagnolet. « Le 8 mars, ce serait super », dit Marie Cervetti lorsqu’il est question de la date d’ouverture de ce lieu d’accueil. Date hautement symbolique puisque ce sera la Journée internationale des droits des femmes. Le but sera de repérer et d’accueillir les femmes de 15-25 ans qui sont victimes de violences sexistes, sexuelles ou conjugales.
La création de ce lieu doit être dévoilé ce jeudi lors des rencontres de l’Observatoire des violences envers les femmes du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Ce centre devra être ouvert quatre demi-journées par semaine. « Ce sera un lieu d’animations pour les jeunes femmes, d’activité, de projets collectifs. Il y aura des éducatrices qui pourront repérer les jeunes femmes victimes de violences », explique Marie Cervetti. Stéphane Troussel, président du conseil départementale du 93 et qui subventionne le projet, explique quant à lui que le centre sera muni « d’une coordinatrice, d’une secrétaire, d’une travailleuse sociale, d’une psychologue et d’une infirmière ».
Légende : poupée illustrant les violences subies par les femmes
Crédits : DianaERios/Pixabay

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