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Catégorie : Actualités

Alexandre Benalla aurait conservé un téléphone crypté « classé secret-défense »

L’affaire Benalla n’en finit plus d’offrir son lot de rebondissements. Après les passages à tabac de manifestants le 1er mai dernier, le selfie polémique avec une serveuse de restaurant, arme au poing (l’intéressé clame qu’il s’agit d’un pistolet à eau) et les passeports diplomatiques, voilà que Le Canard enchaîné révèle qu’Alexandre Benalla aurait conservé un téléphone crypté « classé secret-défense ». Toujours selon le Canard, Patrick Strozda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron aurait « oublié » de lui réclamer ledit téléphone. Il s’agit du téléphone Teorem « utilisé par le président de la République et les huiles de l’État – civiles et militaires – pour leurs communications ultra-sécurisées ».
En outre, l’ancien collaborateur de l’Élysée aurait révélé l’existence d’un nouveau passeport de service, normalement délivré à des agents civils ou militaires de l’État accomplissant des missions ou étant affecté à l’étranger pour le compte du gouvernement. Le Canard enchaîné dénombre donc quatre passeports spéciaux : « deux diplomatiques et deux de service si l’on compte celui qui a été établi lorsqu’il travaillait à la délégation interministérielle pour l’égalité des Français de l’outre-mer. » L’hebdomadaire satirique précise que le téléphone et le passeport de service auraient été remis à l’Élysée par son avocate le 11 janvier.
En attendant, le parquet a ouvert le 29 décembre dernier une enquête sur l’utilisation des premiers passeports diplomatiques, pour « abus de confiance » et « usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle ».
Légende : Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat
Crédits : Capture d’écran / LCP

L’Association des maires ruraux de France divulgue ses cahiers de doléances

Le 8 décembre dernier, plusieurs mairies ont ouvert des cahiers dans le but de recueillir les doléances de leurs administrés. Ces cahiers ont été récupérés et synthétisés hier par l’Association des Maires Ruraux de France. Les propositions émanant ainsi de l’expression de plusieurs Français situés essentiellement en zones rurales donnent des éclaircissements intéressants, deux jours après la « lettre d’Emmanuel Macron aux Français ».
Depuis le début, le gouvernement dit tout et son contraire. Il veut « garantir l’indépendance » du Grand Débat mais nomme deux « petits » ministres pour l’animer. Il veut éviter les thèmes de l’immigration et de la peine de mort puis leur ouvre finalement la porte pour fermer celle concernant l’ISF ou le CICE alors que la fiscalité doit faire partie des quatre axes principaux du débat… Les cahiers de doléances sont aussi clairs qu’ils sont en décalage avec la « lettre d’Emmanuel Macron ». La majorité des revendications concernent la justice sociale : revalorisation du SMIC, revalorisation du minimum handicap, indexation du pouvoir d’achat sur l’inflation sont très souvent évoqués, à en croire nos confrères de France 3 Occitanie.
Après la justice sociale… la justice fiscale. Sans surprise, l’ISF est abordé au même titre que la lutte contre la fraude fiscale, la taxe d’habitation ou encore la taxation des entreprises. Sujets sur lesquels le gouvernement est probablement le plus « inflexible ». La question du territoire et des inégalités qui y sont reliées est en troisième position des préoccupations des doléances exprimées. Ces doléances collectées par les maires ruraux de France seront remises au président de la République, au Premier ministre, au Président de l’Assemblée nationale, au président du Sénat ainsi qu’au Conseil économique, social et environnemental.
Mediapart, qui s’est intéressé aux doléances exprimées auprès des mairies de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, fait un constat peu ou prou similaire. On y demande la revalorisation des pensions de retraite. « Pensez à l’ouvrier qui n’arrive plus à remplir leurs frigos », peut-on lire dans leurs colonnes. On parle de la CSG, aussi, qui a pénalisé beaucoup de retraités (et pas que). On y réclame aussi (et encore), le rétablissement de l’ISF ou encore la baisse de la TVA. Le CICE est toujours ciblé comme étant un « énorme gaspillage d’argent public ». « Il faut le supprimer pour les entreprises de plus de 300 salariés », peut-on lire également. Contrairement à ce qu’aimerait laisser croire Emmanuel Macron et son gouvernement, l’immigration et l’Islam occupent une place très marginale dans ces cahiers de doléances.
Légende s: le Référendum d’initiative citoyenne est aussi une des revendications phares des gilets jaunes
Crédits : koja

La lettre pas si ouverte d’Emmanuel Macron aux Français

À deux jours de l’ouverture du grand débat national, qui démarrera ce mardi 15 janvier et dont les contours restent flous, le président de la République a adressé une « lettre ouverte » aux Français. Emmanuel Macron prétend vouloir « transformer avec vous les colères [des Gilets jaunes] en solutions ». Dans son long message, le chef d’État évoque une trentaine de thématiques. Emmanuel Macron a parlé de la laïcité et l’immigration, qui ne sont pas des revendications des Gilets jaunes et qui devaient être exclues du grand débat. Cependant, il semble fermer la porte à tout débat sur un retour de l’Impôt sur la fortune (ISF) ou une suppression du CICE.
Légende : Emmanuel Macron
Crédits : Wikimedia commons

Grand débat national : Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu chargés de l’animation

Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon. Ces deux noms ne vous disent probablement pas grand-chose, voir rien du tout. Respectivement ministre chargé des collectivités territoriales et secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique, ils seront pourtant les animateurs du prétendu « Grand débat national » voulu et organisé par le gouvernement. Lecornu devrait s’occuper de la place des élus et Wargon de la société civile. Sans plus de précision sur ce que cela peut bien vouloir dire. Les contours de cette consultation restent à définir et « l’indépendance du débat » devrait être assuré par un « comité de garants ». Là encore, on ne dispose pas d’élément pour présager de ce que ça sera.
Légende: Sébastien Lecornu
Crédits: Ecole polytechnique / Wikimedia Commons

Gilets jaunes : Blocage du péage nord de Toulouse

Depuis hier soir les gilets jaunes ont investi le péage du Nord de Toulouse, sur l’autoroute A62, afin de bloquer les poids lourds. La manifestation a pris une toute autre ampleur ce matin à 7 heures, si l’on en croit nos confrères de La Dépêche. Le blocage a en effet provoqué d’important bouchons sur l’A62. Ils se seraient étendus sur près de cinq kilomètres. C’est aussi ce qu’indique Vinci Autoroute sur son compte Twitter.

#A62 secteur Toulouse: #manifestations en cours sur la barrière de péage de Toulouse nord dans les 2 sens. Autoroute coupée. ▶️N°11 Saint Jory : entrée ⛔️en direction de ToulouseEcoutez 📻@Radio1077
— VINCI Autoroutes (@VINCIAutoroutes) January 14, 2019

Le trafic reprendrait cependant son cours. Toujours selon La Dépêche, les manifestant auraient commencé à quitter les lieux dès 9h30 et les lieux auraient été nettoyés.

Fin du #blocage du péage nord de #Toulouse par les #GiletsJaunes : le trafic redémarre lentement. #circulation #bouchonshttps://t.co/TrtCJwdnuB pic.twitter.com/n99sCDRFTO
— La Dépêche 31 (@ladepeche31) January 14, 2019

À savoir qu’une centaine de gilets jaunes occuperaient également le péage de Pamiers, sur l’A66. Les poids lourds sont toujours les premiers visés par ces blocages. L’essoufflement du mouvement n’est pas pour tout de suite et le prétendu « grand débat national » qui doit débuter demain n’a semble-t-il aucun effet.
Légende : Péage nord de Toulouse ce matin
Crédits : Compte Twitter La Dépêche

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