Tout ce qu’il faut savoir sur le « runner’s high » ou l’ « euphorie du coureur »

A la suite d’une course sur plusieurs kilomètres, il nous arrive de vouloir nous surpasser pour réaliser quelques distances de plus. C’est ce qu’on entend par euphorie du coureur !

Selon de nombreuses études scientifiques, l’euphorie du coureur est un phénomène naturel qui contribue à améliorer la sérénité et la détente chez les athlètes. En effet, il est indispensable pour prévenir les douleurs post entrainement bien que ses effets soient temporaires. La rédaction de media presse vous apporte plus de précisions sur ce sentiment de béatitude dans les prochaines lignes !

L’euphorie du coureur c’est quoi au juste ?

Il faut savoir que l’euphorie du coureur ne touche pas tous les sportifs ! Il arrive en effet que vous courez sur de longs kilomètres sans forcément ressentir ce moment de pur bonheur. Une question se pose alors : à quel moment cette sensation gratifiante se produit-elle chez le coureur ? Comment accélérer le phénomène ? A travers cet article, vous verrez également que ce phénomène n’est pas toujours facile à vivre. Mais avant de répondre à toutes ces questions, il serait judicieux de donner une définition claire et précise de ce concept.

Selon les scientifiques, l’euphorie du coureur se traduit par un état d’être bref au cours duquel on se sent profondément relaxé. Il s’agit donc d’une émotion remplie de joie et de plaisir intense qui se produit généralement à la suite d’un entrainement physique intense. Les personnes qui ressentent cette euphorie décrivent une sensation de sérénité et de plénitude à la suite d’une séance de course.

Ce sentiment de bien-être n’est pas ressenti par tous les sportifs

Même si vous vous entrainez avec des exercices physiques intenses, vous n’allez pas systématiquement ressentir l’euphorie du coureur. En effet, il n’est pas évident de l’évaluer sur la base d’expérience subjective. Selon les résultats de nombreuses études, il convient de parcourir plusieurs kilomètres avant d’acquérir ce point euphorique. Une distance qui n’est pas toujours évidente à parcourir pour certaines personnes.

Autrement dit, si vous ne vous sentez pas d’attaque de recourir à la suite d’un long jogging, c’est que vous n’avez pas atteint l’euphorie du coureur. Cela ne vous empêche pas pour autant d’être fier de vos efforts et de votre parcours. Une satisfaction qui serait beaucoup plus conséquente chez les sportifs qui atteignent ce pic euphorique à en croire les expérimentations menées par les experts.

Quels sont les impacts de la course sur le cerveau ?

La course présente de nombreux avantages pour le corps humain, mise à part l’euphorie du coureur. En effet, les matières chimiques produites au cours de la course offrent de nombreux bienfaits physiques qui ne sont pas toujours en rapport avec la santé cardiovasculaire.

Selon de récentes études scientifiques, la course contribue à booster la production d’endorphines dans le sang. Ces substances chimiques sont connues pour favoriser le bien-être en conduisant à un sentiment de bonheur intense. Mais ce n’est pas tout ! les endorphines sont également efficaces dans la lutte contre les douleurs musculaires post-entrainement. Ceci est dû à leurs propriétés analgésiques naturels contribuant à résister aux périodes d’exercice sur de longue durée.

Les effets des endorphines sur le corps humain

Les liens avec le système endocannabinoïde

Durant plusieurs décennies, des études ont été menées sur les réels impacts des endorphines sur l’organisme. Les résultats démontrent leurs effets positifs sur le corps humain. Néanmoins, des recherches supplémentaires ont permis d’apporter plus de lumière sur ce phénomène et son influence sur le système endocannabinoïde. Ces molécules exerceraient une influencent sur ce processus au même titre que le tétrahydrocannabinol ou THC que l’on retrouve en grande quantité dans le cannabis.

Durant la course, nous produisons des endocannabinoïdes qui vont se retrouver dans la circulation sanguine. Si vous atteignez l’euphorie du coureur et que vous vous sentez très détendu, ce serait grâce à l’action de ces molécules. Notons que les endorphines sont des produits neurochimiques résultant de la sécrétion naturelle par l’organisme.

Les endorphines sont élaborées par le système nerveux central par l’intermédiaire d’un organe vital qu’on appelle « hypophyse ». Au contact du cerveau, elles vont agir comme la morphine, connue pour libérer un sentiment de bonheur. C’est exactement ce qui arrive au cours des entrainements physiques intenses ou lorsque nous traversons des phases de stress et de pression. Il en va de même durant les rapports sexuels et lorsqu’on mange des nourritures qui nous font plaisir à l’instar du chocolat.

Des molécules de taille macroscopique

Il faut savoir que les endorphines sont des molécules de très grosse taille, en comparaison avec les autres matières chimiques secrétées par le corps humain. En raison de cette taille volumineuse, l’endorphine contribue à bloquer le passage au-delà de la barrière hémato-encéphalique. Cette-dernière protège notre cerveau des corps étrangers nuisibles. Autrement dit, les endorphines ne peuvent pas être à l’origine de l’euphorie du coureur.

Selon les scientifiques, cet état de béatitude résulterait des actions des endocannabinoïdes. Compte tenu de leur petite taille, ces molécules sont capables de pénétrer la barrière hémato-encéphalique et exercer une influence sur les récepteurs du système endocannabinoïde. Le procédé est le même que celui du THC (actif du cannabis) une fois au contact du système nerveux.

Les enjeux du « runner’s high »

Selon les résultats de plusieurs études scientifiques, un endocannabinoïde en particulier baptisé « anandamide » se retrouve en grandes quantités dans le sang des athlètes. Les recherches indiquent que cette molécule est à l’origine d’un phénomène appelé « runner’s high ». Ce-dernier provoque plusieurs réactions psychoactives sur le court terme. Parmi elles figurent l‘euphorie, l’absence de stress ou encore la sensation de sérénité.

Néanmoins, les études menées sur l’action des endocannabinoïdes sur le système nerveux à l’issue d’une course ne sont pas encore suffisantes. Parmi elles, des auteurs se sont penchés sur l’expérimentation des souris en 2015. Il demeure néanmoins impossible de connaître si les résultats obtenus sont les mêmes chez les êtres humains. Pour l’heure, les scientifiques poursuivent leurs analyses approfondies sur le sujet.

Quels sont les autres bienfaits de la course à pied ?

Comme nous l’avons évoqué plus haut, l’euphorie du coureur ne concerne pas tous les coureurs qui partent battre le pavé. Quoi qu’il en soit, les scientifiques ont découvert d’autres bienfaits probables de la course à pied sur ceux et celles qui pratiquent cette discipline de manière régulière. Parmi eux figurent :

  • La prévention de la dépression grâce à une meilleure gestion du stress
  • Des facultés de mémorisations plus poussées
  • Une concentration optimale permettant de bénéficier d’un rendement plus conséquent au travail
  • Une meilleure flexibilité et coordination des mouvements
  • Un système de défense naturelle renforcé
  • Une réponse positive à l’insuline

Suffisamment de raisons pour nous pousser à nous mettre à la course à pied dès maintenant !