Les réels avantages du café sur la santé

Le café figure parmi les boissons chaudes les plus consommées dans le monde. Mais quels sont ses réels avantages sur la santé ? Le point à travers cet article !

Le café a longtemps été considéré comme un danger pour la santé. De récentes études scientifiques indiquent toutefois que la consommation de café apporterait plusieurs avantages pour le santé et le bien-être. Quels sont-ils ? Réponses dans les prochaines lignes.

La caféine : une drogue connue dans les quatre coins du globe

Partout dans le monde, la caféine est considérée comme une drogue psychoactive. Pourtant, l’être humain prend du café depuis plusieurs décennies en dépit de la mauvaise réputation de cette boisson sur la santé. Selon Marc Gunter, qui travaille dans un centre spécialisé dans le recherche sur le cancer : « le café est traditionnellement réputé mauvais pour la santé. Des études conduites dans les années 90 prouvent que ce boisson accroit le risque de pathologies cardiovasculaires. Mais depuis, la donne a changé ».

Plus tard, les scientifiques ont livré davantage de précisions sur la consommation de café et ses impacts sur la santé. Parmi eux figure l’exposition au cancer en raison de la présence d’acrylamide présent dans le café. Ce produit serait cancérigène dans la mesure où il est bu à très haute température (au-delà de 65°C).

En 2017, des analyses ont été réalisées sur les habitudes de consommation de personnes européennes adeptes du café sur un délai de 16 ans. Il a ainsi été constaté que ces individus présentaient un risque moindre de mourir des suites de pathologies cardiaques, de cancer ou d’AVC. Des résultats qui furent plus tard confirmés par des scientifiques américains. Les vertus du café sur la santé pourraient aller encore plus loin. Selon M. Gunter, la consommation de café tend à induire une hygiène de vie plus saine (pas de cigarettes ni d’alcool).

Les relations de cause à effet

Etant donnée que ces expérimentations s’appuyaient sur des données de population, il est impossible d’établir une relation de cause à effet. Peter Rogers a mené une étude sur les impacts de la caféine sur l’humeur et la capacité de concentration des buveurs de café. C’est ainsi qu’il a découvert que les personnes prenant du café au quotidien sont de meilleure santé en comparaison avec ceux qui n’en boivent pas.

A ce propos, les auteurs de l’étude affirment : « Certains individus ont indiqué que la café pourrait jouer un rôle protecteur en s’appuyant sur des données de population ». Par ailleurs, les gros buveurs de café affichent le plus souvent une hypertension. Ce qui est néfaste pour la santé cardiovasculaire. Une supposition à laquelle Rogers est fermement opposée. Le problème c’est que ces études sont pour la plupart incomplètes car il manque d’essais cliniques réalisés sur le sujet.

Les effets de la consommation de café sur la glycémie

Des chercheurs anglais issus de l’université de Bath ont mené des études sur les impacts de la caféine sur la glycémie. Ils ont remarqué que les participants ayant pris du café avec de la boisson sucrée au petit-déjeuner affichaient un taux de glycémie plus élevé en comparaison avec ceux qui ne consommaient pas du café. Néanmoins, ni les résultats fournis par les laboratoires, ni ceux qui relèvent des expérimentations permettent de donner des informations exactes sur les conséquences du café sur le taux de glucose dans le sang.

Fausse-couche : les dangers du café chez la femme enceinte

Les médecins déconseillent généralement la consommation de café chez les femmes enceintes. Les études scientifiques indiquent cependant que prendre trois tasses de café par jour lorsqu’on est enceinte est sans danger pour la santé. Cette quantité est limitée à deux tasses par jour pour celles qui allaitent leurs bébés. Plus récemment, des études scientifiques ont indiqué qu’il est strictement interdit de prendre du café durant la grossesse pour limiter les risques de fausse couche ou le taux de mortalité à la naissance.

Emily Oster, qui a écrit un livre sur le café et la grossesse affirme que ces recommandations ne sont pas fiables. Comme elle le rapporte dans son ouvrage : « Ce qui doit le plus inquiéter c’est le fait que la consommation de café puisse être liée à une fausse couche, surtout durant le premier trimestre de grossesse. Toutefois, les données sur le sujet sont rares et donc non pertinentes ». L’auteure poursuit : « Les femmes enceintes qui consomment du café sont généralement plus âgés et sont plus enclins à fumer de la cigarette. Elles sont plus susceptibles de développer des fausses couches ».

Caféine et mauvaise humeur

Outre les conséquences de la caféine sur le cœur et les fausses couches, de potentiels impacts ont été signalés sur le système nerveux. En effet, en tant que drogue psychoactive, la caféine exerce une influence non négligeable sur l’activité cérébrale. Certains buveurs de café peuvent par exemple développer de l’anxiété après avoir bu du café dans la journée. Des résultats qui seraient d’origine génétique à en croire les scientifiques.

En ce qui concerne les buveurs réguliers, le niveau de concentration serait négativement impacté. Comme le souligne Peter Rogers : « boire du café n’apporte aucun effet positif sur la faculté à travailler de manière efficace en raison des effets d’accoutumance. Plus nous devenons accro à la caféine, plus notre corps s’adapte à vivre de cette manière ». Toujours selon la même source : « Le risque d’accoutumance est faible. Si vous demandez à un buveur d’arrêter de prendre du café, il ne se sentira simplement pas dans son assiette sans pour autant avoir envie de boire du café ».

Néanmoins, l’expert suggère aux adeptes de café de faire attention au manque. « Les individus qui prennent plusieurs tasses de café par jour sont accro à la caféine. S’ils sont privés de café, ils peuvent développer des maux de tête et des sensations de fatigue », souligne-t-il. Des signes qui apparaissent souvent entre trois à sept jours. Dans ce cas, seul le café contribue à apaiser les symptômes.

Faire le bon choix de café

Il existe aujourd’hui une multitude de variétés de café disponibles sur le maché. Selon Gunter, chaque type de café présente ses particularités et ses impacts sur la santé. « En Italie, on boit de l’espresso en faible quantité, en Europe du Nord, on boit en plus grande quantité et davantage de café instantané. Dans tous les cas, les résultats sont les mêmes. Autrement dit, c’est la consommation de café en soi qui prime et non le type de café bu », a-t-il conclu.