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Prix Goncourt pour le dernier roman de Nicolas Mathieu

Prix Goncourt pour le dernier roman de Nicolas Mathieu

L’écrivain âgé de 40 ans a reçu le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone avec Leurs enfants après eux (Actes Sud). Ce livre publié en août dernier constitue à la fois une fresque politique et sociale, d’une France périphérique perdante de la mondialisation, et un roman d’apprentissage sur l’adolescence. Nicolas Mathieu devance Frère d’âme de David Diop (Seuil), Maîtres et esclaves de Paul Greveillac (Gallimard) et L’hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy (Flammarion). Il s’agit du cinquième roman d’Actes Sud qui reçoit ce prix, le troisième en quatre ans. Le premier ouvrage de Nicolas Mathieu, Aux animaux la guerre (Actes Sud, 2014), lui a valu un prix Erckmann-Chatrian. Le livre a ensuite été adapté en série pour France 3. Les enfants après eux, qui se serait écoulé à 14 000 exemplaires selon GFK, est encore en lice pour le prix Flore, qui sera remis le 8 novembre. L’académie Goncourt, présidée par Bernard Pivot, se compose de Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud et Eric-Emmanuel Schmitt.

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Quelques minutes après, Valérie Manteau a obtenu le prix Renaudot pour Le sillon (Babelio). La romancière âgée de 33 ans ne figurait pas dans la liste des finalistes du prix. Son livre aborde, à travers l’intimité et le quotidien d’une narratrice, un pays cher à l’auteur, où elle essaie de passer la plupart de son temps : la Turquie. En début de semaine, le 5 novembre, Philippe Lançon a reçu le prix Femina, pour son récit des attentats de Charlie Hebdo mais surtout récit poignant de la reconstruction d’un de ses rescapés, Le lambeau. Le lendemain, l’écrivain Pierre Guyotat a reçu mardi le prix Médicis pour Idiotie (Grasset), qui raconte le passage à l’âge adulte d’un des écrivains français les plus subversifs. Ces prix seront sûrement d’excellents arguments commerciaux. En effet, un Goncourt s’écoule en moyenne à plus de 400 000 exemplaires, le Renaudot à plus de 250 000, le Femina à 60 000 et le Médicis à 45 000 exemplaires.

Légende : Nicolas Mathieu le 22 août 2018

Crédits : Capture d’écran / YouTube / Actes Sud

 

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