Mobilisation pour une doctorante à l’université Paris VII

Mobilisation pour une doctorante à l’université Paris VII

Le personnel de l’université de Paris Diderot se mobilise pour une doctorante en sociologique, qui s’est vue interrompre son contrat en octobre. La raison ? La mention à son casier judiciaire d’un jet de café sur des militants d’extrême droite quand elle était étudiante. Une pétition pour la défendre a déjà recueilli plus de 450 signatures d’universitaires. Celle-ci dénonce un « excès de zèle administratif confinant à l’absurde » et « une contribution à la répression croissante contre l’engagement étudiant dans nos universités ».

« Rappelons qu’une mention judiciaire n’implique pas automatiquement l’interdiction de devenir agent public – c’est au contraire une exception qui doit être justifiée. La possibilité, pour une administration publique, de se renseigner sur le casier judiciaire de ses personnels vise à identifier des faits passés “incompatibles avec la fonction” exercée, nous explique la pétition. « En l’occurrence, précise-t-il, l’inscription au casier porte sur des faits minimes – le jet d’un gobelet de café froid sur des militants d’extrême droite bousculant une syndicaliste, des faits qui se sont déroulés il y a plusieurs années dans une autre université dans un climat de provocations racistes, antisémites, sexistes et xénophobes. » La pétition a été signée par plusieurs membres extérieurs à Paris Diderot comme Ludivine Bantigny, Geoffroy de Lagasnerie, Samuel Hayat, Eric Fassin ou encore Bernard Friot.

Légende : Paris VII, anciens Grands Moulins de Paris

Crédits : Mbzt / Wikimedia Commons

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signez la pétition !

Devenez Socio

Derniers Tweets

Pin It on Pinterest

Share This

Partagez cet article

Avec vos amis !