Manifestations : Le Conseil d’Etat refuse de suspendre l’usage du LBD

Manifestations : Le Conseil d’Etat refuse de suspendre l’usage du LBD

Les demandes de suspension de l’usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de Gilets jaunes ont été rejeté ce vendredi 1er février, par le Conseil d’Etat. Celui-ci estime que le risque de violences rendrait « nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes ».

Alors que le niveau des violences policières ne cesse de progresser, la CGT et la Ligue des droits de l’homme (LDH) ont tenté mercredi lors d’une audience tenue en urgence de convaincre les juges administratifs d’interdire cette arme selon eux « dangereuse », à l’origine de nombreuses blessures graves et utilisée plus de 9.200 fois depuis le début du mouvement de contestation sociale.

Mais, la plus haute juridiction administrative affirme que « contrairement à ce que les demandeurs affirmaient, l’organisation des opérations de maintien de l’ordre mises en place lors des récentes manifestations ne révélait pas une intention des autorités de ne pas respecter les conditions d’usage, strictes » de ces armes dites de « force intermédiaire ».

Légende : Policier lors de la manifestation du 8 décembre 2018

Crédits : Zakaria ABDELKAFI / AFP

4 Comments

  1. Jean-Paul B.

    La porosité entre le Conseil d’État et le Gouvernement est telle que bien naïf celui qui croit que cette juridiction va, in fine, protéger le citoyen sur des questions essentielles pour le Pouvoir et ses bailleurs de fonds.
    En fait cette institution n’est qu’un paravent pour faire croire aux citoyens que la séparation des pouvoirs est réelle (la bonne blague!).
    Vous pensez bien que si elle avait le pouvoir ou la volonté d’entraver l’action du gouvernement, il y a longtemps qu’elle aurait disparu.
    N’oublions jamais que la prétendue « démocratie représentative » n’est qu’un leurre pour faire taire les citoyens et berner les gogos.

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  2. diegolerouge (@diegolerouge)

    googlez : le Conseil d’Etat sous l’occupation. Le conseil d’Etat n’est pas ce defenseur des libertes publiques que l’on encense dans les Cours de droit. C’est une officine gouvernementale qui se la joue entre vallsiste et macroniste… c’est dire le niveau et la nuance! Ne parlons pas du conseil constitutionnel qui donne aussi un susucre de temps en temps. Tout ca est a rayer de la carte! Et faire une vrai cour supreme independante qui reunira toutes les juridictions. Ce sont les propositions de ces cours de dernier ressort qui font des propositions de femeture d’acces au droit. Frais irrepetibles multiplies contre les agents publics aux faibles revenus, impossibilite de faire appel sans avocats, invention de la formalite sans consequence (pourquoi donc le legislateur a prevu des formalites?!) reduction des delais pretoriens (delai « raisonnable ») … On pourrait y passer un colloque.

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  3. Gérard FOUCHEROT

    La violence nourrit la violence. La violence des uns justifie celle des autres. C’est toujours le camp d’en face qui est violent. C’est une escalade sans fin, qui ne pourra s’arrêter que lorsque le Pouvoir comprendra (s’il en est capable !) qu’on n’empêche pas la violence par l’usage de la violence. Mais Macron, Philippe et Cie sont-ils capables d’en prendre conscience ? J’ai bien peur que non. Au contraire, ils laissent dériver la situation vers une forme de fascisme encore implicite mais qui, peut-être bientôt, ne se cachera plus.

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