Les syndicats de police appellent à la mobilisation

Les syndicats de police appellent à la mobilisation

Après cinq rudes semaines de gestion des Gilets jaunes, la police commencerait-elle à rompre les rangs ? Les trois syndicats de police les plus importants, Unité SGP, Alliance et l’Unsa ont conjointement décidé d’une action intersyndicale ce mardi matin. Deux revendications semblent réunir les trois organisations : l’augmentation des effectifs des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et la question du paiement d’un stock de 23 millions d’heures supplémentaires. Cette dette équivaudrait à environ 275 millions d’euros de salaires non payés.

Il faut dire qu’avec le mouvement des Gilets jaunes, conjugué au plan Vigipirate relevé au niveau « urgence attentat » après l’attentat de Strasbourg, les forces de l’ordre ont été particulièrement éprouvées, et ces derniers réclament ce qui leur est nécessairement dû. « Maintenant que le mouvement des Gilets jaunes d’étiole, il faut penser à ceux qui ont permis à la République de tenir debout », explique Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP. « On a tenu notre base jusqu’à présent mais aujourd’hui c’est terminé », conclut-il. Tandis que du côté d’Alliance réclame un « Plan Marshall », l’Unsa demande à être reçu par le président de la République.

Au niveau des actions, les mots d’ordre diffèrent : SGP appelle à un « acte un », référence aux samedis des Gilets jaunes, pendant qu’Alliance suggère un service minimum et qu’Unsa entend organiser une « journée noire pour la police ». « J’attends [la rencontre avec le ministre de l’Intérieur] avec de l’espoir mais sans grande illusion. Il faut que le gouvernement fasse attention à ne pas gérer aussi mal le conflit social de la police nationale que celui des gilets jaunes« , prévient Yves Lefebvre. La prime de Noël ne suffira manifestement pas à calmer les ardeurs de la police. D’après Philippe Capon de l’Unsa, cette « prime est mal venue et clivante, c’est un système que l’on dénonce depuis des années ».

Le gouvernement, sans doute trop intelligent pour les syndicats de police, affirme par la voix de Christophe Castaner : « Je ne sais pas encore comment régler cette question des heures supplémentaires », et botte en touche, donc. Affaire à suivre.

Légende : Christophe Castaner

Crédits : Clément Vaillant / Flickr

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