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Les salariés de Goodyear aux prud’hommes d’Amiens

Les salariés de Goodyear aux prud’hommes d’Amiens

Quatre ans après la fermeture de l’usine, en janvier 2014, 832 ex-salariés contestent leur licenciement économique et veulent « faire condamner cette multinationale ». Ils étaient tous présents ce 4 octobre pour l’audience aux prud’hommes d’Amiens. Un nombre de plaignants exceptionnel, qui a obligé à délocaliser le procès à Mégacité, une salle de congrès qui jouxte le Zénith de la ville. Ce combat a été en partie popularisé par le journaliste et député insoumis François Ruffin. Il a démarré en 2007, lorsque la direction a proposé la création d’un complexe industriel unique dans les usines de pneus d’Amiens-Nord et d’Amiens-Sud, devant se traduire par la suppression de 550 postes (sur 2 700) et une réorganisation du travail en 4 × 8, imposant aux ouvriers d’être présents une vingtaine de week-ends par an sans réelle augmentation de salaire. Alors que les salariés du site d’Amiens-Sud ont accepté, ceux d’Amiens-Nord ont refusé. C’est à ce moment que commence un bras de fer de ces derniers avec la direction, qui lance alors une série de plans de suppressions d’emplois dont les salariés obtiennent systématiquement l’annulation en justice. Dans le même temps qu’ils se font connaître par des actions médiatiques, au Mondial de l’automobile ou lors de manifestations. Ils deviennent alors l’un des symboles de la lutte contre la désindustrialisation en France, jusqu’à la fermeture totale du site en 2014.

Les salariés souhaitent notamment démontrer que le véritable employeur des ex-salariés n’était pas la direction française de Goodyear mais bien sa maison-mère, Goodyear Dunlop Tires Operation, installée au Luxembourg.

Légende : Pneus Goodyear

Crédits : Site de Goodyear

1 Comment

  1. Jean-Paul B.

    Bonjour,
    dans votre article il manque le rôle essentiel de la CGT dans ce conflit social.
    Sans minimiser la présence de François Ruffin en qualité de soutien aux salariés,comme tant d’autres militants politiques moins connus nationalement,il me paraît intempestif de citer son rôle en qualité de député « insoumis » qu’il n’était pas encore en 2014.
    Sa candidature à la députation en juin 2017 était une candidature d’union (LFI-PCF-EELV-Ensemble) dont,à ma connaissance, l’intéressé se revendique toujours.
    Je vous remercie d’être exhaustif quand vous nous parlez d’un sujet,car beaucoup de vos lecteurs n’ont qu’une connaissance incomplète de ce conflit et votre rôle me semble-t-il est de les informer complètement.

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