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Le bras de fer Italie/UE s’engage aussi sur le plan financier

Le bras de fer Italie/UE s’engage aussi sur le plan financier

Après que l’Italie se soit écharpé avec l’Union européenne sur la question des migrants, c’est désormais sur le terrain économique et budgétaire que le rapport de force va s’engager. Alors que le gouvernement italien avait tablé sur un déficit à 1,6 % du PIB sur les trois prochaines années, il sera finalement à 2,4 %. Si ce même gouvernement s’écharpait lui-même au sujet de la politique migratoire, le budget 2019 fait consensus au sein de la coalition.

Cette « largesse » budgétaire est motivée par le souhait d’appliquer certaines promesses de campagne. La première concerne le « revenu de citoyenneté » de 780€ pour les plus démunis, une refonte du système des retraites pour le rendre plus généreux et une réforme fiscale. Malgré une dette publique au-delà des 2 000 milliards d’euros, Luigi Di Maio, le ministre du Développement économique, promet d’investir massivement de façon à faire « croître l’économie italienne ». Reste à savoir comment sera décliné ce plan d’investissement.

Ces annonces pourraient être plus politiques qu’on ne le croit. La Lega veut capitaliser sur les récentes enquêtes d’opinions l’ayant placée en tête tandis que le M5S, qui chute dans ces mêmes sondages d’opinions, risquerait gros en renonçant à ses promesses de campagne.

Du côté de la Commission européenne, Moscovici a déjà critiqué le budget italien, le qualifiant « d’hors des clous ». Il n’exclut pas non plus d’éventuelles sanctions. L’opposition, notamment Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi estime aussi d’un mauvais œil cette politique budgétaire.

Légende : Luigi Di Maio, ministre du Développement économique

Crédits : Mattia Luigi Nappi/Wikimedia Commons

1 Comment

  1. Jean-Paul B.

    Bonjour,
    pourriez-vous être plus précis sur les mesures économiques du gouvernement italien qui vont se traduire par une avancée sociale pour beaucoup de gens modestes comme par exemple:
    – l’abaissement de l’âge légal de départ en retraite,
    – la modification du calcul du montant des retraites plus favorable aux retraités,
    – la suppression de l’augmentation de la TVA programmée par le gouvernement précédent présidé par l’eurobéat Paolo Gentiloni?
    Le bons sens nous dicte d’observer attentivement les réactions de la Commission Européenne.
    Quand elle critique vertement le budget d’un État, c’est un indice nous permettant de penser qu’il est plutôt mauvais pour la finance donc plutôt favorable à un grand nombre de citoyens.
    Jugeons objectivement sur pièces et non plus sur des a priori « idéologiques » qui nous conduisent à aider à se maintenir au pouvoir l’Oligarchie qui invoque cyniquement de prétendues « valeurs » pour mieux berner le Peuple.

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