Jair Bolsonaro connaît ses premières difficultés en tant que président du Brésil

Jair Bolsonaro connaît ses premières difficultés en tant que président du Brésil

Jair Bolsonaro n’a pas encore fini de constituer son gouvernement que celui-ci fait déjà couler beaucoup d’encre, ici et là. Après la nomination contestée (et contestable ?) de Sergio Moro, connu pour avoir instruit le procès de Lula, intervient désormais celle de Tereza Cristina da Costa au ministère de l’Agriculture. Cette dernière est une représentante du lobby de l’agro-business, un des secteurs majeurs de l’économie brésilienne. Alors que ledit ministère devait fusionner avec celui de l’environnement – ce à quoi Bolsonaro a finalement renoncé – la nouvelle ministre en est allée de sa petite déclaration, un brin provocante, expliquant que « le futur ministre de l’Environnement ne sera pas un radical » et « qu’il en finira avec l’industrie des amandes ».

Le président d’extrême-droite a également nommé un économiste de l’école de Chicago, Joaquim Levy, à la présidence de la Banque nationale du développement économique et social. L’école de Chicago commence à être solidement représentée au sein de la gouvernance de Jair Bolsonaro. En effet, ce dernier avait déjà nommé Paulo Guedes à l’économie, lui aussi économiste de la fameuse école de l’ultra-libéralisme.

Jair Bolsonaro n’a jamais caché vouloir s’octroyer l’appui de puissants lobbies, notamment au sein du monde agricole, des évangélistes et des pro-armes. Malgré cela, l’exercice du pouvoir s’annonce en effet plus ardu que prévu. Alors que Paulo Guedes voudrait réduire le déficit budgétaire, les sénateurs ne sont de leurs côtés par pressés de voter la réforme des retraites promises par Bolsonaro. De plus, ils ont voté l’augmentation du salaire des juges et des hauts fonctionnaires. Paulo Guedes a par ailleurs échoué sur la question des niches fiscales qu’il voudrait supprimer. Le Congrès a préféré voter l’exemption de taxes pour l’industrie automobile. Un rapport de force entre le gouvernement et le Parlement pourrait bien être en train de voir le jour.

Légende : Jair Bolsonaro

Crédits : Janine Moraes/Wikimedia Commons

1 Comment

  1. Jean-Paul B.

    « qu’il en finira avec l’industrie des amandes ». Késako?

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