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De jeunes écrivains plaident pour un renouveau de la littérature française

De jeunes écrivains plaident pour un renouveau de la littérature française

Alors que les prix Goncourt, Renaudot, Femina ou Medicis s’apprêtent à rendre leurs verdicts, un collectif de jeunes écrivains plaident dans Le Monde pour un renouveau de la littérature française. Co-écrit par Aurélien Delsaux (Madame DiogèneSangliers), Sophie ­Divry (La Condition pavillonnaire, Trois fois la fin du monde, etc.) et Denis Michelis (La chance que tu as, Le bon fils), le manifeste est co-signé par une dizaine de romanciers prometteurs dont Marion Messina (Faux départ) ou encore Thomas Flahaut (Ostwald).

Lire aussi : Aurélien Delsaux : « La soif d’embourgeoisement inculquée par le capitalisme est une cause de nombre de nos maux »

Pour les auteurs, « deux formes de romans archi-rebattues empêchent les nouveaux écrivains à la fois de se lancer dans l’invention de nouvelles formes d’écriture et d’exprimer la sensibilité contemporaine » : l’autofiction et les « romans en costumes ». Pour résister « aux modes éditoriales », les écrivains demandent : « que les festivals essaient d’inventer d’autres formes de débats littéraires qu’autour de “thématiques” qui réduisent le livre à un sujet » ; « que les jurés littéraires ne le restent pas plus de deux ou trois ans de suite. Que les jurys soient paritaires » ; « qu’ils ne méprisent pas les livres des petites maisons d’édition » ; « qu’ils ne soient plus rémunérés par des grandes maisons d’édition. » 

« Nous ne formons pas une école, car il n’y a pas de panacée en littérature. Nous ne sommes pas tous d’accord. Mais quelque chose nous réunit : nous avons envie que le roman ne soit pas juste une marchandise, ni même un moyen-pour-faire-lire-les-gens, mais une affaire brûlante et nécessaire : un art contemporain », concluent Aurélien Delsaux, Sophie ­Divry et Denis Michelis.

Légende : Livres

Crédits : congerdesign / Pixabay / CC0 Creative Commons

3 Comments

  1. Jean-Paul B.

    Voilà bien résumé par Denis Collin du site La Sociale,ce que nous sommes nombreux à ressentir et à essayer en vain de « faire remonter » aux instances dirigeantes de la nébuleuse (électoraliste?) LFI.
    J-P B. (lecteur du Média et ex-électeur de JLM et de LFI jusqu’à juillet 2017)

    Voici son texte:

    « Entre désespoir et fatalisme, je vois les diverses factions de la France Insoumise qui s’étripent sur Facebook.
    La défense patriotique du 11 novembre qu’a entreprise avec raison Djordje Kuzmanovic lui vaut des bordées d’injures et des demandes d’exclusion !
    Ailleurs ce sont les laïques et républicains qui se font exclure des groupes d’action par des amis des indigénistes et des autres post-coloniaux.
    LFI n’est pas un parti mais un mouvement « gazeux » (JLM dixit) mais les limites de la chose sont atteintes et même dépassées.
    Dans une élection présidentielle, hyper médiatisée, dans ces orgies de la société du spectacle, on peut réussir un mélange instable d’éléments aussi hétéroclites. Mais au retour à la vie ordinaire, la discussion démocratique et la lutte des idées retrouve toute sa place. Et tout ce qui était inconciliable apparaît au grand jour.
    On ne peut être à la fois pour un républicanisme, laïque, égalitariste et universaliste et « en même temps » ami des « indigènes », porte-parole de ceux qui crachent sur la laïcité et dénoncent la république comme « structurellement raciste ».
    On ne peut pas dire : vive la patrie, défendre la souveraineté et les frontières et avoir le soutien des « no border » en tous genres.
    On ne peut pas défendre l’Italie contre l’UE et crier d’un autre côté que l’Italie est fasciste et Salvini le pire ennemi des peuples.
    On ne peut pas défendre l’école, la langue et sacrifier à cette abomination qu’est la prétendue « écriture inclusive » qui le témoignage le plus évident de la bêtise crasse qui a saisi toute une partie de la gauche.
    Entre le féminisme égalitariste des républicains et le « féminisme 2.0 » des fous furieux intoxiqués aux « gender studies », il faut choisir.
    Comme il faut choisir entre la défense de l’agriculture paysanne et des petits éleveurs et les vegan sponsorisés par Cargill et Bill Gates.
    Bref, le moment présidentiel est terminé. Soit LFI est capable de se transformer en un parti large, populaire et démocratique à tous les étages, de bas en haut, et renouant avec le meilleur de la tradition républicaine et socialiste, soit LFI disparaîtra comme ont disparu les nombreuses tentatives antérieures de ceux qui croyaient qu’on peut sauter par-dessus sa propre tête. »

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      • Jean-Paul B.

        Aucun je le reconnais mais comme Le Média n’aborde pas ce sujet,c’est ma façon de vous inviter à examiner sereinement et objectivement cette question qui,j’en ai la conviction, pourrait intéresser nombre de vos lecteurs réguliers (dont je suis).
        Merci.

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