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Alimentation : Une ONG démontre la trop forte présence de perturbateurs endocriniens

Alimentation : Une ONG démontre la trop forte présence de perturbateurs endocriniens

L’association de défense de l’environnement, Générations futures, dévoile ce mardi 4 septembre un rapport consacré  à « l’une des voies d’exposition les plus importantes pour les non-utilisateurs de pesticides : l’alimentation ». Elle pointe ainsi la consommation de perturbateurs endocriniens, ces substances, d’origine naturelle ou artificielle, qui peuvent induire des effets néfastes sur l’organisme même à de très bas niveaux, chez les Européens. Le résultat est critique :  sur les 109 843 résidus de pesticides relevés, 69 433 résidus de pesticides PE ont été quantifiés. « Ce total représente plus de six sur dix ! La contamination alimentaire par les pesticides est donc très largement une voie de contamination par les perturbateurs endocriniens ! », dénonce Générations futures.

Il s’agit du dixième volet de son enquête sur l’« Exposition aux pesticides perturbateurs endocriniens » (Exppert), lancée par Générations futures. Cette série d’analyses lancée il y a cinq ans, démontre l’omniprésence de perturbateurs endocriniens dans notre environnement. Ils sont notamment soupçonnés de favoriser l’obésité, le diabète, ou encore la puberté précoce. Pour rappel, l’Union européenne a adopté en décembre des critères de définition des perturbateurs endocriniens, avec des années de retard, mais sans convaincre les ONG. Celles-ci pointent du doigt des critères jugés trop restrictifs. Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou des mélanges chimiques capables d’interférer avec le système hormonal. Ces substances peuvent être présentes dans des détergents, des plastiques, des cosmétiques, des textiles, des peintures mais aussi certains pesticides.

Générations futures déplore qu’aujourd’hui « le niveau de preuve demandé pour considérer un pesticide comme PE soit extrêmement élevé » . Elle demande que des « actions prioritaires » soient mises en place, pour conduire à la disparition à terme des perturbateurs endocriniens de notre agriculture et de notre alimentation. Pour elle, cette question doit figurer dans la Stratégie nationale sur les PE (SNPE 2), élaborée actuellement par le gouvernement, et la future loi Agriculture et alimentation, qui doit être de nouveau discutée au Parlement fin septembre.

La méthodologie de Générations futures a néanmoins subi quelques critiques.

Légende : Assiette au restaurant

Crédits : Pxhere / Domaine public

 

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