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A deux mois du référendum, le débat se veut apaisé en Nouvelle-Calédonie

A deux mois du référendum, le débat se veut apaisé en Nouvelle-Calédonie

Dans deux mois aura lieu un référendum crucial pour la Nouvelle-Calédonie. Celui-ci portera sur l’indépendance. Et d’ores et déjà, les différents partis politiques redoutent l’embrasement. Il faut dire que, pour certains, le spectre de la guerre civile qui a eu lieu dans les années 1980 et qui a fait 70 morts est encore très présent dans les esprits.

Les indépendantistes du FLNKS, qui se réclament des accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) le disent eux-mêmes dans les colonnes de Challenges : « Tout ce que l’on fait, c’est pour que la paix continue ». Bien que les sondages donnent le « non » largement gagnant, on refuse l’escalade et on reste mesuré dans le ton. Quoiqu’il advienne, on réclame une « solution politique nouvelle ». Du côté des partisans du « non », on refuse également de « diaboliser » les indépendantistes : « On ne veut écraser personne », déclare Philippe Blaise. Il ajoute : « Ils (les indépendantistes) sont très impliqués dans la vie des affaires publiques et ne sont plus des partis révolutionnaires. »

Même le parti travailliste, situé à gauche du FLNKS, rassure en se contentant de s’opposer au corps électoral jugé « trop ouvert » aux non-Kanaks. Louis Kotra Uregei assure que ses militants « joueront aux boules ou iront à la pêche ». L’idée étant simplement de boycotter le référendum.

Attention à ce que ce calme apparent n’augure pas de vilaines tempêtes, car les venues de Laurent Wauquiez et Eric Ciotti sont annoncées d’ici la fin de la semaine.

Légende : femmes Kanaks

Crédits : Bananaflo/Wikimedia Commons

 

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